Le Blizzard se range derrière Michaël Dupuis concernant l'incident de vendredi soir.

Un geste qui aurait pu être évité, selon Serge Roch

Le Blizzard se range derrière Michaël Dupuis, qui pourrait faire face à des accusations criminelles pour l'agression dont a été victime Marc-Antoine Boucher. «Le Blizzard, c'est une famille. On se tient. Personne dans l'équipe ne va te dire du mal de Michaël, on va le supporter là-dedans et voir la suite des événements. On ne veut pas trop commenter mais je peux te dire que les incidents à la fin du premier match auraient pu être évités», plaide le pilote du Blizzard, Serge Roch.
«Il y a eu escalade de violence au cours de ce match parce que les arbitres n'ont pas eu le contrôle. (Olivier) Croteau a fait une agression semblable sur (Yanic) Pelletier. Il a eu une punition mineure alors qu'il lui a donné plusieurs coups de poing, un non-sens. Si la décision prise à ce moment-là avait été équitable, peut-être que le match aurait été bien différent. Mais là, ça s'est envenimé et il s'est passé ce qui s'est passé en fin de match», ajoute Roch, qui a vu Alexandre Bouchard-Leclerc et Joël Roch être eux aussi suspendus à la suite de ces incidents.»
Roch va plus loin. Il plaide aussi que jamais un de ses joueurs n'aurait pu être victime d'une attaque aussi soutenue, rejetant donc une partie du blâme sur le Bellemare.
«Si c'était l'un de nos gars qui s'était retrouvé dans le trouble en fin de match, c'est clair qu'on aurait vidé le banc, que ses chums lui seraient venus en aide. Inverse les rôles et je peux t'assurer que l'agresseur n'aurait jamais eu le temps de porter autant de coups si c'était un de nos joueurs qui était vulnérable. Une équipe de hockey, une vraie, ça se tient», lance Roch, qui se dit très surpris que la Sûreté du Québec décide de se mêler du dossier. «Peut-être parce que le père de la victime est un gars connu...», laisse-t-il tomber.
Le deuxième match de la série, remporté par le Blizzard à Saint-Gabriel samedi, a été beaucoup plus tranquille. Pas un seul combat n'a éclaté.
L'entraîneur-chef du Bellemare, Alexandre Mélançon, croit que les joueurs des deux clubs ont été dérangés par la fin du premier match. Roch propose une autre hypothèse.
«Le Bellemare voulait brasser en début de match, le coach l'autre bord a envoyé ses hommes forts à la première mise en jeu. Le hic, c'est que les miens étaient suspendus. Il y a aussi toutes ces caméras de télévision qui filmaient le match, on n'est pas habitué à ça. Tout le monde s'en est donc tenu au hockey, et ce fut un excellent match en passant. J'avais prédit une longue série et je ne m'étais pas trompé. Ce sera une très longue série...»