Laurie Descôteaux de Notre-Dame-du-Mont-Carmel est devenue la première joueuse des rangs mineurs en plusieurs années à réussir un circuit extérieur, lundi à Trois-Rivières, lors d'un match de balle lente.

Un exploit signé Laurie Descôteaux

À la balle lente, réussir un circuit intérieur dans les rangs mineurs représente un important fait d'armes dont les joueurs peuvent se vanter pendant longtemps.
Sortir la balle des limites du terrain, on voit ça un peu moins souvent. C'est pourtant l'exploit qu'a accompli Laurie Descôteaux, lundi au parc Rochefort de Cap-de-la-Madeleine.
La jeune femme de 18 ans originaire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel a expédié une balle de l'autre côté de la clôture du terrain situé sur la rue Sainte-Marie.
Selon les gens sur place, cette dite balle aurait terminé sa course folle à 230 ou 240 pieds du marbre. Elle a notamment passé par-dessus la clôture du champ extérieur mesurant une douzaine de pieds.
«Un circuit dans les rangs mineurs à la balle lente, on n'a pas vu ça depuis au moins cinq ans et ça, c'est assez conservateur. Le dernier remonte peut-être à une dizaine d'années», témoigne un des responsables de la Ligue de balle donnée mineure féminine du Centre-Mauricie et président des Rebelles de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Benoît Lévesque.
«Chez les filles, personne ne s'en souvient en tout cas.»
Laurie Descôteaux avait bien sûr le sourire fendu jusqu'aux oreilles pendant son tour d'honneur. Ses coéquipières des Rebelles - l'équipe est composée de joueuses de 15 à 20 ans - et ses entraîneurs ont partagé cet instant de bonheur avec elle.
«En plus, c'était un circuit au champ centre», fait remarquer la principale intéressée, encore sur son nuage au lendemain du plus gros coup sûr de sa carrière. «Tu ressens un grand sentiment de fierté. Je mets beaucoup de temps là-dedans et ça rapporte!»
La puissante cogneuse, qui a participé aux Jeux du Québec à Shawnigan en 2012, évolue pour quatre équipes différentes, entre autres avec des garçons.
Son objectif à moyen terme consiste à mériter sa place en vue des Championnats canadiens de balle lente (slo pitch). L'édition 2017 de la classique annuelle sera d'ailleurs présentée au Québec.
«Je joue cinq matchs par semaine, environ une centaine entre mai et août. Il y a aussi des tournois prévus jusqu'en septembre. Je veux continuer dans la balle lente aussi longtemps que j'aurai la passion», explique avec dynamisme la porte-couleurs des Rebelles, qui campe aussi le rôle d'entraîneure pour un club mineur.
Si vous fréquentez l'Enclos Strike Zone, il y a de fortes chances que vous croisiez Laurie Descôteaux. Pas pour rien que son élan est aussi convaincant!
«J'ai passé l'hiver avec eux. Dès l'ouverture du commerce, ils m'ont remarquée et je ne les ai jamais lâchés.»
Nul doute, le pari a été gagnant.