Jesperi Kotkaniemi a démontré un potentiel intéressant, il reste maintenant au Canadien à bien le développer.

Un enthousiasme à développer

CHRONIQUE / Même si les séries éliminatoires apparaissent comme un lointain mirage, un enthousiasme contagieux a survolé le camp d’entraînement du Canadien.

Cet élan de positivisme, qui permet de rêver à des jours meilleurs, semble bien légitime. Après tout, les jeunes Jesperi Kotkaniemi, Nick Suzuki, Nikita Scherbak (oui, ne l’écartons pas trop tôt de l’équation), Victor Mete et Noah Juulsen permettent de croire en un éventuel Tricolore compétitif. Épaulé par les Carey Price, Shea Weber, Jonathan Drouin et Brendan Gallagher, ce groupe possède un potentiel fort intéressant.

Le hic, c’est justement le terme «potentiel». Le Canadien a eu bien du mal à matérialiser le potentiel de ses meilleurs espoirs, récemment. D’Alex Galchenyuk à Michael McCarron, en passant par Nathan Beaulieu ou encore Jarred Tinordi, leur talent projeté n’est jamais arrivé à destination, ralentissant inévitablement la progression de la concession.

Au cours l’été, le département du développement des joueurs a été remodelé, notamment avec l’entrée en scène de Joël Bouchard à la tête du Rocket de Laval. Les partisans doivent maintenant espérer que ce nouvel homme de confiance saura réussir là où Sylvain Lefebvre et sa bande ont échoué au cours des dernières années.

Un autre aspect sera aussi primordial pour s’assurer de permettre au talent d’éclore au sein des Glorieux. La direction devra être prête à passer l’éponge sur les éventuelles erreurs de ses jeunes protégés, quitte à perdre des matchs dans l’espoir d’un meilleur rendement à long terme. Par le passé, le personnel d’entraîneurs s’est souvent borné à limiter le temps de glace de ses jeunes surdoués, prétextant leur manque d’expérience. Sinon, lorsqu’on leur offrait des minutes de qualité, ils étaient aussitôt cloués au banc à la moindre erreur.

Voilà donc la délicate mission de développement qui attend le Canadien et ses partisans à court terme. Ça ne sera peut-être pas toujours élégant, mais c’est devenu un mal nécessaire.

Tout ça, dans l’espoir de jours meilleurs.