Marcel Jobin prendra part à la 24e et avant-dernière édition du demi-marathon portant son nom.
Marcel Jobin prendra part à la 24e et avant-dernière édition du demi-marathon portant son nom.

Un Demi-marathon Marcel-Jobin, contre vents et marées

SAINT-BONIFACE — Persévérance: qualité de quelqu’un qui persévère dans ce qu’il a entrepris, selon le Larousse. Le Demi-marathon Marcel-Jobin se fond bien à cette définition. Après avoir repoussé la tenue de ses activités initialement prévues en juin au 26 septembre prochain, l’organisation n’a pas baissé les bras et demeure l’un des seuls événements de course toujours à l’horaire cet été au Québec, dans ce qui se voudra la 24e et avant-dernière édition de ce défi.

«C’est notre 24e parution et on y tenait parce que l’année prochaine sera notre 25e et dernière. Les commanditaires et partenaires sont déjà avisés. C’est beaucoup d’ouvrage avec mon entraînement. Depuis juillet dernier, je m’entraîne plus sérieusement comme je le faisais pour les Olympiques. Ce sont environ 70 kilomètres par semaine que je parcours», a admis le «fou en pyjama», qui participera bien sûr à son demi-marathon.

«On a persévéré, à l’image de la carrière de Marcel Jobin. Bien évidemment, on suit l’évolution de la pandémie. Notre but est d’assurer la sécurité des coureurs, des marcheurs et de nos bénévoles», a expliqué le président et directeur général de l’Académie Marcel-Jobin qui organise le demi-marathon, Michel Parent.

Ce qui démarque cette compétition des autres et qui permet sa tenue est principalement le nombre de participants qu’elle accueillera à l’automne.

«Si c’était un événement de plus grande envergure, dans le style des 1000 coureurs, ça ne serait pas possible. Par les années antérieures, on attirait entre 350 et 400 coureurs et marcheurs. Cette année, on se limite à 250 pour faciliter la logistique», a-t-il renchéri.

Dimanche, le Marathon des couleurs a annoncé l’annulation de son édition 2020, prévue pour l’automne.

S’adapter à la COVID-19

Le comité organisateur a pris la décision de retirer deux épreuves, le 1 et le 10 km. Ces deux assauts auraient pu augmenter le risque de propagation du virus en raison de la proximité des coureurs et de l’achalandage que ces courses suscitent auprès des spectateurs de par leur éloquence, ainsi la haute instance n’a pas voulu prendre de risque.

«On va procéder différemment pour les départs. Au lieu de partir en peloton, il s’agira d’épreuves contre la montre avec des intervalles de 15 secondes entre les participants, pour assurer une certaine distanciation. Il y aura un tapis électronique au départ et à l’arrivée, pour calculer le temps des coureurs et des marcheurs», toujours selon Michel Parent.

Un autre facteur qui explique cette mise en branle est le support des différents partenaires et commanditaires du Demi-marathon Marcel-Jobin.

«Plusieurs ont dû annuler leurs événements, puisque les commanditaires et partenaires ne pouvaient plus être de la partie, heureusement pour nous, ce ne fut pas le cas.»

Protocole à respecter

Les concurrents devront suivre une multitude de consignes afin de prendre part aux activités. Premièrement, ils devront se frotter au centre de contrôle où sera prise la température de chaque personne et où l’obligation du port du masque régnera. La désinfection des mains et la distanciation sociale seront également de mise. Plus encore, il y aura des pictogrammes imprimés sur les chandails des coureurs et marcheurs, rappelant l’importance de rester éloigné.

«Lors des dépassements, il y a assez de place pour procéder tout en gardant un bon espace. Nous suggérons trois mètres à la gauche ou la droite de l’opposant. On ne tolérera pas les gens qui courent côte à côte. Lorsqu’ils auront terminé leur parcours, nous les encourageons à se diriger directement vers le stationnement. Les opérations seront exécutées à l’extérieur sous des chapiteaux plutôt qu’au secrétariat, comme c’était habituellement le cas.»

Michel Parent estime qu’il ne devrait pas y avoir plus de 125 athlètes simultanément sur les lieux. Le calendrier propose un horaire permettant la rotation des participants.

Des prix 2.0 et l’égalité des sexes

Terminée, la remise de médailles, afin d’éviter les manipulations et les rapprochements.

«On a opté pour des bourses en argent offertes pour chaque épreuve. Il s’agira des mêmes montants, autant pour les hommes que pour les femmes, puisqu’on ne veut pas faire de discrimination. Il n’est pas rare de voir des prix plus élevés pour les hommes que pour les femmes. Ça existe encore malheureusement. Tout sera fait virtuellement», a-t-il soutenu.

Actuellement, 70 % des inscriptions sont complétées et elles se termineront le 1er septembre. Les gestionnaires de l’activité sont optimistes de voir les 250 places disponibles comblées d’ici une dizaine de jours.

«La seule chose qui pourrait arriver et qui provoquerait l’annulation est un nouveau confinement de la population par la santé publique. Si c’est le cas, on va suivre les indications, c’est certain. S’il y a annulation, tous seront remboursés ou ils auront l’option de repousser à l’année prochaine», a conclu Michel Parent.