Le Trifluvien Eric Myles a accepté de relever un nouveau défi au sein du Comité olympique canadien.

Un défi olympique pour Éric Myles

À la recherche du candidat parfait pour accentuer la synergie entre toutes les disciplines à l'intérieur du système sportif canadien, le Comité olympique canadien a décidé de faire la cour à Éric Myles, qui a fini par succomber! Le Trifluvien quitte donc Québec en forme afin de relever un nouveau défi au sein d'une structure qu'il connaît bien, puisqu'il était un athlète élite dans son ancienne vie, avant de devenir un gestionnaire chevronné.
«C'est une firme internationale de chasseurs de têtes qui m'a approché pour ce nouveau poste. Au fil des discussions, j'ai compris pourquoi j'avais été approché et pourquoi c'était un défi qui m'intéressait: c'est un poste taillé sur mesure pour moi!», sourit Myles, qui a tout de même pris le temps de mûrir sa décision. «Ce fut un gros automne pour moi!»
C'est la possibilité de mettre l'épaule à la roue au sein d'un système qui a le vent dans les voiles qui a convaincu Myles de plonger dans cette nouvelle aventure.
«Il ne s'agit pas d'arriver là et tout chambarder. Il y a différentes initiatives qui sont en place depuis quelques années et qui fonctionnent très bien. Mon travail va ressembler à ce que je faisais à Québec en forme: ce n'est pas moi qui va coacher les athlètes, ni diriger les fédérations. Mais il y a moyen de dégager des orientations, de s'assurer que tout est mis en oeuvre pour aider nos athlètes à maximiser leur potentiel. Dick Pound a laissé tout un héritage avec l'agence anti-dopage; Marcel Aubut veut, quant à lui, amener notre système sportif à un autre niveau et c'est là-dessus que je vais travailler.»
Myles va oeuvrer surtout à partir de Montréal, mais ses nouvelles fonctions vont l'amener à se promener d'un océan à l'autre, en plus de participer à différentes aventures sur la scène internationale. Ses enfants vont demeurer en Mauricie, de même que sa blonde. Il entre en fonction le 10 février, à temps pour vivre l'expérience olympique de Sotchi. «Je m'en vais en Russie en mode apprentissage. Ce sera toute une expérience», prévoit-il.
Seule ombre au tableau, ce nouveau chapitre de sa carrière professionnelle l'oblige à quitter Québec en forme, qu'il traitait aux petits oignons depuis déjà plus d'une décennie. «C'est un projet qui est parti de 30 pages de papier! Quel chemin nous avons parcouru en 12 ans. On rejoint maintenant 1,5 million d'enfants, il y a 100 personnes qui y travaillent, avec 5000 partenaires. Nous avons réussi à créer un mouvement au Québec, qui est palpable. Nous ne sommes pas seuls là-dedans, d'autres ont aussi fait beaucoup. Je pense par exemple à Pierre Lavoie. Ce qui est clair, c'est que la culture sportive a changé au Québec depuis le début des années 2000. Regarde seulement le nombre de gens qui se sont mis à la course à pied. C'est une belle source de fierté d'avoir contribué activement à ce changement», confie Myles.
«Je quitte alors que c'est loin d'être croche. Ma vision, c'est que la roue doit continuer de bien tourner quand un gestionnaire quitte. C'est ce qui s'est produit à Sport-études avec Luce Mongrain et Dany Martin, puis au Complexe sportif Alphonse-Desjardins avec Jean-François Picard. Je suis convaincu que le scénario va se répéter avec Québec en forme. La réflexion est entamée depuis quelques temps et il y a déjà des propositions sur la table pour que la transition se fasse de la bonne façon.»
Eric Myles relèvera de la chef du sport, Caroline Assalian.  «Nous sommes fiers et heureux d'accueillir Eric à ce poste nouvellement créé au Comité olympique canadien, alors que nous travaillons à une meilleure harmonisation du système sportif canadien», a-t-elle déclaré par voie de communiqué. «Sa vaste expérience dans le sport provincial et l'établissement de partenariats seront un atout précieux pour l'équipe du COC et le système sportif en général.»