Yvon Michel promet une grosse année à Mikaël Zewski s’ils parvient à battre le Mexicain Alejandro Davila, le 23 novembre à Québec.

Un combat local toujours dans la mire

Wôlinak — Advenant une victoire de Mikaël Zewski le 23 novembre au Centre Vidéotron, Yvon Michel étudiera de nouveau la possibilité de présenter un gala local impliquant le boxeur de la Mauricie.

Le Colisée de Trois-Rivières figure évidemment sur la liste du promoteur du Groupe GYM. «Quand Mikaël prouvera qu’il est un solide aspirant mondial et que nous pouvons amener un adversaire de qualité et un réseau de télévision ici, on regardera sérieusement cette avenue, comme on l’a fait par le passé», soutient Yvon Michel, à propos des négociations qui n’ont pas permis d’en venir à une entente avec les Aigles pour un gala en plein air. Michel était à Wôlinak, mercredi, pour une rencontre avec la presse régionale au gymnase de Zewski.

«Quand le Colisée ouvrira ses portes [à l’automne 2020], nous allons tenter d’organiser nos affaires en conséquence. Ça dépendra d’où est rendu Mikaël. Nous avons de gros projets pour lui.»

En premier lieu, Zewski (33-1, 22 K.-O.) doit se débarrasser du Mexicain Alejandro Davila (19-0-2, 7 K.-O.) dans deux semaines. Ce dernier sortira de son pays natal pour la première fois et se pointera à Québec avec un sentiment d’invincibilité, prévoit le vice-président de GYM, Bernard Barré.

«Davila, c’est un boxeur de caractère! En gagnant, Mikaël confirmerait son positionnement dans le top-15 à peu près partout dans les classements mondiaux chez les mi-moyens. Il aura tellement de titres mineurs que les autres n’auront pas le choix de lui donner sa chance.»

Les titres mineurs en jeu sont au nombre de trois: Zewski détient déjà la ceinture NABO des 147 livres et le 23 novembre, il visera aussi la ceinture NABA USA et le titre IBF intercontinental. Un joli trio, au dire d’Yvon Michel.

«Je ne me souviens pas d’avoir vu un boxeur du Québec se battre pour trois titres en même temps. Mikaël est un bon vendeur et, sans contredit, le meilleur boxeur de l’histoire de la Mauricie. C’est du moins celui qui s’est rendu le plus loin. Ça n’a pas été facile dernièrement, mais on croit en lui et chaque fois que je le vois en situation de combat, ça me réconforte avec le choix de nos investissements. L’année 2020 sera significative.»

Michel parle déjà d’un combat d’envergure en mars, toujours à Québec. «C’est un projet important dans lequel on aura beaucoup de championnats et Mikaël entre dans ce cadre. Mais pour ça, il faut gagner le 23!»

Encore une fois, Zewski a assuré que le changement d’adversaire - il devait initialement affronter l’Américain Brad Solomon - ne change pas ses plans, quoique sa préparation ait été révisée. «Ce sera plus spectaculaire! Je m’attends à une grosse bataille face à Davila, alors que je m’entraînais en fonction d’un duel tactique avec Solomon. On l’a su suffisamment d’avance pour s’adapter. De toute façon, où j’en suis dans ma carrière, chaque combat est à risque. Les adversaires qui arrivent ici veulent repartir avec trois ceintures. Pour Davila, c’est une opportunité de gagner beaucoup de notoriété dans son pays.»

Et pour le Trifluvien, c’est l’occasion de préparer l’avenir. «Éric Lucas, Eleider Alvarez, Oscar Rivas et Adonis Stevenson ont tous connu leurs plus grands succès après 30 ans. Je suis convaincu que Mikaël fera la même chose.»

Zewski, lui, se concentre sur la présent. Sauf que d’entendre le patron de GYM évoquer l’hypothèse d’un gala à Trois-Rivières le projette dans l’avenir. «Ce n’est pas un secret, j’ai toujours voulu boxer ici. J’espère que Yvon sera en mesure de mettre ça sur pied, de préférence contre un aspirant mondial.»

Marie-Pier Houle sera l’autre pugiliste en action au Centre Vidéotron le 23 novembre. Le gala mettra en vedette Marie-Ève Dicaire.