Marc-Étienne Hubert (au centre) devra laisser sa place derrière le banc des Patriotes vendredi soir.

Un Colisée surpeuplé pour les Patriotes

Trois-Rivières — Ça fait des lunes que le Colisée de Trois-Rivières n’a pas été rempli à pleine capacité. Vendredi soir, grâce à la Fondation Le Prix du Gros, les quelque 3000 sièges du vétuste aréna seront occupés en grande partie par des clubs de hockey mineur qui assisteront au match entre les Patriotes de l’UQTR et le Varsity Blues de Toronto.

Voilà une excellente occasion pour la formation trifluvienne, qui évolue normalement devant quelques centaines de personnes, de faire découvrir son produit à une toute nouvelle clientèle. 

«À ma première année comme joueur au printemps de l’an 2000, j’ai joué devant 2000 personnes en séries face à McGill. C’est incroyable à quel point nous étions crinqués pour ce match. Je pense qu’on aurait battu le Canadien ce soir-là», sourit le pilote Marc-Étienne Hubert. 

«On nous dit qu’il y aura encore plus de monde vendredi. Ça va être toute une expérience pour les joueurs. Je n’ai pas de misère à croire qu’ils auront tous un peu plus d’énergie à offrir.»

Du moins, pour ceux qui seront en uniforme. Car les derniers matchs de l’équipe ont été robustes à souhait. Résultat, les Patriotes seront privés de six joueurs (Mathieu Lemay, Gabriel Slight, Raphaël Maheux, Timothé Simard, Allan Caron et Nicholas Latulippe) suspendus, face aux Varsity Blues. 

Ajoutez à l’équation les trois blessés enfermés à la clinique, et vous avez une équipe qui devra se débrouiller sans la moitié de ses effectifs! «Certains devront jouer de plus grands rôles qu’à l’habitude. C’est une belle opportunité pour eux», convient Hubert, évidemment pas emballé par cette vague de suspensions. 

«Mais ce sont des mises en échec qui en sont la cause, pas une foire ou des gestes posés pour blesser. Évidemment, il y a quand même un examen de conscience à faire. La ligne est mince en robustesse et indiscipline, quand il s’agit de mise en échec. Ça reste notre boulot de la trouver et de la respecter», reconnaît Hubert, qui va lui aussi rater bien malgré lui le rendez-vous de vendredi soir. 

C’est que la réglementation du circuit ontarien prévoit une suspension automatique pour un pilote quand son équipe a collection huit inconduites de partie. C’est donc l’adjoint d’Hubert, Mathieu Gravel, qui dirigera l’équipe en compagnie d’Alexandre Mélançon.

Toronto n’est pas une puissance

La bonne nouvelle, c’est que les Patriotes n’affrontent pas une puissance du circuit universitaire ontarien. Toronto n’a enregistré que neuf points en 12 matchs depuis le début de la saison et elle a perdu huit de ses 10 derniers duels. Un seul club a une pire fiche dans la section Ouest. À l’inverse, malgré un début de saison en dents de scie, les Patriotes se bagarrent pour la tête de la division Est. «Ça ne veut pas dire qu’un match facile nous attend. Toronto a fait un bon recrutement durant l’été, cette équipe progresse. Compte tenu des circonstances, nous aurons à gérer de l’adversité, c’est sûr et certain.»