Frédéric Gabillon était très heureux de la qualité du bolide préparé par l’écurie de Louis-Philippe Dumoulin.

Un circuit dans l’esprit de Monaco

TROIS-RIVIÈRES — Le circuit routier du GP3R a souvent été qualifié de «Petit Monaco d’Amérique» par les pilotes. Et cette comparaison est véridique, selon Frédéric Gabillon. Le pilote de la série européenne de NASCAR a couru ce week-end au sein de l’équipe Dumoulin Compétition où il a décroché le 8e rang.

«Le circuit de Trois-Rivières est proche de Monaco. Dans l’état d’esprit, c’est un peu pareil. Ce sont des circuits routiers», lance en entrevue quelques heures avant de prendre le départ de la course du GP3R le pilote de la voiture #7 Spectra Premium. «Quand tu découvres une série et une voiture, ce n’est pas évident. […] C’est comme si je te disais que tu le fais à Monaco.»

Pilote de la série NASCAR Whelen Euro Elite1 en Europe depuis 2013, Frédéric Gabillon a remporté onze victoires et décroché 43 podiums en 68 courses. Il est un des pilotes les plus constants du NASCAR européen. Malgré des différences entre les voitures de la série Whelen et Pinty’s, l’adaptation au NASCAR canadien n’a pas été trop difficile, assure Gabillon. «On n’a pas la même auto. Les voitures sont plus lourdes de 450 livres, elles sont plus puissantes (500 chevaux) et elles sont un peu plus archaïques comme on pourrait dire», explique-t-il.

Les mécanos de Dumoulin Compétition ont dû apporter quelques modifications à la voiture pour permettre à Gabillon de la piloter. Uniquement pour le siège, près d’une journée a été nécessaire pour l’ajuster au gabarit du pilote français. Gabillon a pris le huitième rang en qualifications, tout juste derrière Louis-Philippe Dumoulin et Jean-François Dumoulin. Et le Français a terminé sa première course en 8e position. «J’ai roulé beaucoup avec L.P. Dumoulin. J’ai failli le dépasser, mais je me suis dit ‘’fait pas ça, il se bat pour le championnat’’», indique le pilote français après la course. «Je suis hyper content parce que Spectra Premium et Dumoulin Compétition m’ont donné une très bonne voiture.»

Sterring ou volant?
Même s’il parle français et que la langue d’opération du NASCAR Whelen Euro Elite 1 est l’anglais, certains termes propres à la mécanique d’ici peuvent être différents et entrainer quelques situations cocasses.

«En français c’est plus difficile, si on parle en anglais, c’est mieux», soutient en riant son coéquipier Jean-François Dumoulin.

«Au début oui, c’était difficile. Ils disent sterring pour volant, roller pour les disques, des choses comme ça. Les mécaniciens anglicisent des mots. […] Si je ne comprends pas, je vais voir J.F. pour qu’il me traduise. Et si je ne comprends toujours pas, je vais voir Jessica Ménard (responsable des communications de Dumoulin Compétitions)», ajoute Gabillon. «Les termes sont différents, mais au fond, on parle le même langage.»

Après le GP3R, les pilotes de la série NASCAR Pinty’s doivent prendre part aux cinq dernières courses de l’année. J.F. Dumoulin se concentre sur cette fin de calendrier qui s’annonce chaudement disputée. Par la suite, le pilote trifluvien ira courir en Europe le 20 octobre prochain. Il prendra part à l’épreuve de Zolder en Belgique dans le cadre de la série NASCAR Whelen.

«J’ai hâte que d’accueillir J.F. Dumoulin. J’espère que nous allons pouvoir lui donner une aussi bonne voiture», soutient Gabillon.