Gilles Lamarche assure que la saison a bien débuté à la Station plein air Val-Mauricie.

Un bon départ à Val-Mauricie

SHAWINIGAN — Après quelques turbulences au cours de l’année dont l’incendie de son chalet d’accueil, la Station plein air Val-Mauricie, à Shawinigan, connaît un bon début de saison grâce à la collaboration de Dame Nature. Pour la première fois depuis quelques années, elle a même pu ouvrir ses portes durant le congé des Fêtes.

«On est chanceux, on a de la neige! On a ouvert les 3, 4, 5 et 6 janvier. Les jeunes qui n’avaient pas d’école durant le temps des Fêtes ont pu profiter de la glissade sur tubes. Ils sont venus en grand nombre. On a eu au moins 1000 personnes lors de ces quatre jours. On est très heureux. On n’était pas ouvert d’habitude entre Noël et le jour de l’An, parce qu’il n’y avait pas beaucoup de neige ces dernières années. On ouvrait vers la mi-janvier», explique Gilles Lamarche, président du conseil d’administration du Parc de l’Île Melville.

Le ski va débuter samedi. Les patrouilleurs étaient en formation au cours de la fin de semaine dernière, ce qui explique pourquoi seulement la glissade sur tubes était disponible. Il faut préciser que l’appui de Dame Nature est essentiel puisque la station ne bénéficie pas d’un système d’enneigement artificiel.

Toutefois, il n’y aura pas de cours de ski cet hiver. En effet, l’équipement disponible pour la location a brûlé en même temps que le chalet en mai dernier. Le bâtiment a été remplacé par des roulottes de chantier. Des micro-ondes sont à la disposition des clients.

Des installations temporaires qui ne semblent pas rebuter la clientèle à la lumière de l’achalandage des derniers jours, mais aussi des réservations qui demeurent constantes du côté des groupes scolaires. «Les écoles étaient inquiètes à la suite de l’incendie. Mais quand elles ont su qu’on avait installé des roulottes temporaires, elles ont maintenu leurs réservations. Actuellement, il y a des écoles qui nous appellent. Elles confirment leurs réservations. Je dirais que l’achalandage est comme celui des années passées», note M. Lamarche.

L’absence du pavillon d’accueil ne devrait donc pas avoir d’incidence sur l’achalandage. «Ce n’est pas le chalet qui attirait les gens. C’est plus la possibilité de faire du ski ou de glisser sur tubes. Je pense que les gens sont contents qu’on puisse leur donner accès à ces activités. Ça aurait été malheureux qu’on ferme complètement pour la saison», mentionne le président du ca.

Un nouveau chalet devrait être construit au printemps.

En plus de l’incendie, le conseil d’administration a dû jongler avec le départ de sa directrice générale, Marie-Louise Tardif, qui a été élue sous la bannière caquiste dans la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice.

Cette dernière a dû renoncer à assurer la transition avec l’éventuelle nouvelle direction générale après que le Parti libéral a demandé à la commissaire à l’éthique et à la déontologie de se pencher sur son double emploi. De plus, celui qui avait été engagé à titre de directeur des opérations a démissionné.

En attendant de pallier ce vide à la direction générale, M. Lamarche veille au bon déroulement des opérations épaulé par les employés. Des démarches ont été entreprises pour trouver un nouveau directeur général. «Actuellement, on est en processus de recrutement. On a engagé une firme de chasseurs de têtes pour nous aider.» M. Lamarche souhaite que la perle rare soit trouvée au cours du mois de janvier ou de février au plus tard.