Carrie-Ann Auger a été nommée sur l’équipe d’étoiles des recrues du RSEQ, en basketball universitaire.

Un baptême réussi pour Auger

Trois-Rivières — Carrie-Ann Auger a l’habitude d’attirer les regards sur le terrain de basketball. Sa première saison avec le Rouge et Or de l’Université Laval n’a pas fait exception à la règle alors que la Trifluvienne a été nommée sur l’équipe d’étoiles des recrues du circuit universitaire québécois.

Pour l’ex-Diablos, il s’agit d’un bel honneur après une première année dans la Vieille Capitale marquée par l’adaptation à une nouvelle ville, un nouvel environnement scolaire et un nouveau calibre de jeu.

Habituée d’être utilisée à outrance dans les rangs collégiaux, Auger a dû gagner la confiance de son entraîneur Guillaume Giroux, une minute de jeu à la fois. Si la petite meneuse de jeu admet que les premières semaines n’ont pas été évidentes, elle se sent aujourd’hui parfaitement à l’aise dans son uniforme rouge et or.

«Je ne m’attendais pas à être sur l’équipe des recrues. C’était une grosse année d’adaptation. Je me suis tout de suite sentie bien accueillie dans l’équipe, mais pour ce qui est de mon jeu sur le terrain, j’ai vraiment commencé à me sentir capable d’aider l’équipe après la pause des Fêtes.»

Après avoir remporté le championnat de saison régulière, avec 12 victoires et 4 défaites, le Rouge et Or a obtenu son billet pour la finale provinciale, mercredi, en renversant les Citadins de l’Université du Québec à Montréal 66-56. Auger n’a d’ailleurs pas raté son baptême éliminatoire universitaire. Récoltant 3,7 points et jouant 13,9 minutes en moyenne par match pendant la saison, la recrue trifluvienne a obtenu 11 points, dont trois lancers de trois points, en 22 minutes de jeu!

«Je pense que j’ai bien fait ça! J’ai réussi mes paniers de trois points au bon moment, sourit l’athlète de 21 ans. L’entraîneur m’a fait confiance et les filles autour de moi m’ont aussi placée en confiance sur le terrain. J’essaie de profiter de chaque occasion que j’ai de contribuer sur le terrain.»

Chez le Rouge et Or, Auger évolue avec deux anciennes Diablos, Laurie Pelletier et Koralie Melançon. Cette dernière est d’ailleurs finaliste du RSEQ pour le prix Tracy-McLeod, un honneur national qui récompense la détermination, la persévérance et le courage.

Une longue disette
Les trois anciennes Diablos s’attaqueront maintenant à un défi beaucoup plus grand, samedi, alors qu’elles croiseront le fer avec les Martlets de l’Université McGill, en finale provinciale. Les Montréalaises règnent sur le réseau universitaire québécois depuis six ans en plus d’être les championnes canadiennes en titre.

Pour le Rouge et Or, répertorié sixième au pays et dont le dernier sacre du RSEQ remonte au printemps 2011, il est temps de mettre fin à la disette. «Ça va être une partie serrée. Tout le monde peut aller chercher le titre, tellement la ligue est difficile. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de gens disent que c’est la meilleure ligue au Canada. On n’a rien à perdre dans ce match. On a l’équipe pour gagner la finale», assure Auger.

Le Championnat canadien de basketball universitaire féminin se déroulera du 8 au 11 mars à Regina.