Match inaugural des Patriotes hockey contre les Ravens de Carleton.

Un A+ pour le spectacle!

Trois-Rivières — Il y avait des centaines de spectateurs au Colisée mercredi, dont plusieurs étudiants de l’UQTR. S’il s’agissait d’un premier match pour eux aux Patriotes, parions qu’ils auront le goût d’y retourner, tant le spectacle a été relevé face à l’Université Carleton, malgré une défaite de 5-4 encaissée en tirs de barrage, en ouverture de saison au Colisée.

Ils concèdent quelques années en termes d’expérience aux hockeyeurs des Ravens, sauf que les Trifluviens ne l’ont pas laissée transparaître, au grand plaisir d’une foule bruyante, enthousiaste et... intimidante!

Oui, c’est vrai, les Patriotes tiraient de l’arrière 3-0 dès le milieu de l’engagement initial, mais ils ont savamment remonté la pente pour accrocher un point au classement. Un gros point qui leur insufflera de la confiance.

«On vient d’offrir toute une opposition à ce qui sera peut-être la meilleure équipe de la Ligue de l’Ontario», analysait l’entraîneur Marc-Étienne Hubert, en saluant sa quinzaine de recrues pour l’effort soutenu.

Les gardiens volent la vedette

Après 60 minutes, les deux équipes étaient au coude à coude. Du côté des Patriotes, les buts appartenaient à Simon Lafrance, Christophe Boivin, Bruno-Carl Denis et Loïk Léveillé. À sa première sortie officielle avec l’UQTR, Vincent Chapleau récoltait pour sa part deux assistances.

Cette saison, le hockey universitaire prévoit une prolongation de sept minutes à trois contre trois. On croyait bien qu’un joueur s’imposerait dans ces circonstances, ce sont plutôt les gardiens Sébastien Auger (UQTR, 33 arrêts à la fin du match) et Justin Nichols (Carleton, 35 tirs bloqués) qui ont brillé.

Auger a privé la vedette des Ravens Alexandre Boivin d’un but grâce à un superbe arrêt de la mitaine, tandis que Nichols a réussi un vol contre Jordan Martel, sur une glissade.

Le marqueur naturel qu’est Martel a sans doute ruminé la défaite un certain temps: en plus de toucher le poteau en prolongation, il n’a pas été en mesure de déjouer Nichols en fusillade. Cet arrêt a mis fin au débat.

La guerre des poteaux

Durant la quatrième période, les patineurs locaux ont cumulé trois poteaux, contre un pour Carleton.

Ah oui, il y a aussi eu des escarmouches (même durant la poignée de main), des pénalités et un peu de comédie. Ces deux équipes ne s’aiment pas et elles l’assument!

«En sept ans, je n’ai jamais entendu notre foule crier après le gardien adverse avant ce soir», disait Hubert, admettant que ses hommes avaient commencé le match lentement.

«Nous n’avions pas assez de munitions contre eux avant, mais avec notre équipe actuelle, c’est différent. Ça faisait deux ans que nous n’avions pas joué un match de cette qualité, ici à Trois-Rivières. J’aime notre identité, c’est celle qu’on souhaite déployer. C’est une très grosse brique sur notre mur de progression.»

Dans l’autre chambre, l’ancien du Canadien et des Sénateurs, Shaun Van Allen, rendait hommage aux deux clubs. «Le hockey universitaire, c’est 28 matchs de séries avant de commencer les séries», souriait l’entraîneur des Ravens, impressionné par le retour des Patriotes, de 0-3 à 4-4.

«Notre gardien a été très bon. Trois-Rivières mise sur le meilleur joueur de la ligue en Christophe Boivin. Pour nous, c’est énorme de partir avec deux points.»

Carnet de notes

Les Patriotes visiteront les Paladins du Collège militaire royal du Canada vendredi soir, à Kingston. Ils ne seront de retour à Trois-Rivières que le vendredi 18 octobre, contre Brock.