Alexis Lafrenière a inscrit un but spectaculaire face aux Cataractes dimanche lors de la visite de l’Océanic de Rimouski à Shawinigan.

Trop fort, l’Océanic

SHAWINIGAN — La commande était trop lourde.

Pour un troisième match en moins de 48 heures, les Cataractes avaient rendez-vous avec l’Océanic de Rimouski lundi après-midi. Après avoir vendu chèrement leur peau face au Phoenix de Sherbrooke samedi et aux Voltigeurs de Drummondville dimanche, ils n’ont pas fait le poids face à Monsieur Alexis Lafrenière et ses potes, qui ont empoché un gain de 8-1.

Ce septième revers de suite des Shawiniganais a pris forme en début de deuxième période. Dominés au premier vingt, les Cataractes n’accusaient quand même qu’un retard d’un but. Mais une séquence à quatre contre quatre a été meurtrière: l’Océanic a marqué trois buts en moins de 100 secondes, évacuant tout suspense de l’édifice.

C’est Lafrenière qui a parti le bal en interceptant une passe de  Roddie Sandilands en territoire ennemi. Seul devant Lucas Fitzpatrick, il l’a couché avec une feinte gauche-droite, puis il a terminé le travail en se passant le bâton entre les jambes puis en logeant la rondelle dans la partie supérieure! Comptez sur les bulletins de nouvelles sportives pour diffuser abondamment l’extrait au cours des prochaines heures…

Des revirements coûteux

Les quatre premiers buts du match ont d’ailleurs été accordés après des revirements dans les zones névralgiques. Quand tu forces le jeu face à une équipe aussi redoutable, il y a un prix à payer!

Après avoir pris l’avance 4-0, l’Océanic a navigué vers la victoire avec une facilité déconcertante. Les meilleurs éléments des visiteurs ont engraissé leur fiche personnelle grâce à une récolte de 40 tirs. En deux matchs à domicile en fin de semaine, les Shawiniganais ont accordé pas moins de 92 tirs!

Le but des Cataractes a été l’œuvre de Jérémy Manseau, dans une cause qui était déjà entendue. «C’est une contre-performance, une vraie. Les deux premiers matchs du week-end ont été pas mal mieux à mes yeux. Mais celui-là a été très difficile», convenait Daniel Renaud, qui avait un message pour ses vétérans. «Il va falloir qu’ils lèvent leur jeu d’un cran. Tu ne peux pas demander aux joueurs de 16 et 17 ans de transporter l’équipe. Ils vont le faire éventuellement, il n’y a aucun doute dans mon esprit. Mais ils ne sont pas prêts et jusque-là, nos plus vieux doivent en donner plus», martelait le pilote.

Renaud assure tout de même qu’il n’est pas inquiet. Il voit une progression. Même si elle tarde à se manifester au tableau. «Quand on découpe les matchs, on voit la progression. Chez nos jeunes, elle est encore plus prononcée. On s’en va dans la bonne direction, je suis convaincu, même si ce match ne le démontre pas.»

Dans l’autre vestiaire, Serge Beausoleil était radieux. 

«Ce fut une bonne performance. Il fallait respecter les Cataractes, leur début de saison n’est pas facile mais c’est une jeune équipe qui peut exploser à tout moment. On a pris ce match au sérieux», souriait Beausoleil, qui avait un des bons sièges de l’aréna pour assister au but rempli de moutarde de son surdoué Lafrenière en deuxième. «Je n’ai rien contre ce genre de feinte… quand elle fonctionne! Il l’a fait à pleine vitesse. C’était impressionnant.»