Quand ce sont les Penguins de Pittsburgh qui débarquent en ville, tes meilleurs joueurs ont intérêt à être excellents pour rivaliser avec les Crosby, Malkin, Kessel, Letang et autres Hornqvist.

Trop de talent

CHRONIQUE / Peu importe le sport, les entraîneurs vénèrent le dicton selon lequel tes meilleurs joueurs doivent être tes meilleurs pour réussir à gagner un match. Vous savez quoi? Ils ont bien raison.

Et quand ce sont les Penguins de Pittsburgh qui débarquent en ville, tes meilleurs joueurs ont intérêt à être excellents pour rivaliser avec les Crosby, Malkin, Kessel, Letang et autres Hornqvist. Avec Price, Weber et Pacioretty sur le carreau, ça augurait mal pour la bande à Claude Julien.

Remarquez, le Tricolore n’a pas offert un vilain effort. Les vedettes des Penguins n’ont pas dominé l’affrontement d’un bout à l’autre. Le Canadien s’était même permis de prendre les devants 2-0. Ça frôlait l’euphorie! Ou presque...

Cependant, plus le match avançait, plus on voyait que Jordie Benn et le reste de la défensive améliorée de Marc Bergevin en avaient plein les bottes avec la vitesse des doubles champions en titre. Par moments, Kessel semblait voler sur la patinoire tellement il prenait plaisir à déborder la défensive du Canadien.

Avec autant de talent à la disposition de Mike Sullivan, ça ne semblait qu’une question de temps avant que la crème remonte à la surface. Peu importe l’effort déployé, les valeureux favoris montréalais semblaient condamnés à quitter la patinoire avec une défaite de plus au compteur.

C’est précisément ce qui est arrivé. À force d’insister – il a totalisé 10 tirs au filet! – Hornqvist a tranché le débat avec son deuxième but du match.

Le plus grand problème du Tricolore se retrouve justement au niveau du talent d’élite. Bien peu de joueurs dans l’uniforme Bleu-blanc-rouge peuvent faire la différence soir après soir. Il y a bien un certain Carey Price, mais derrière, bien les Pacioretty, Drouin et compagnie ne peuvent se targuer d’avoir un tel impact.

Voilà donc pourquoi, à moins d’un coup de barre drastique sur l’échiquier, le Canadien est condamné à demeurer une bonne petite équipe, sans plus. Le genre d’organisation qui doit faire rêver à une participation aux séries plutôt qu’à un sacre du précieux trophée de Lord Stanley.