Simon Benoît a réussi les meilleurs tests physiques en 20 ans pour une recrue au camp des Ducks.

Trois joueurs qui pourraient changer la donne

CHRONIQUE / Le cap de la mi-novembre est derrière nous, donc la période des échanges dans la LHJMQ s’ouvrira dans moins d’un mois! Bien sûr, les directeurs généraux de la ligue ont amorcé les pourparlers depuis quelque temps déjà. Il y a peut-être même certains trocs déjà bouclés!

Le gros morceau de cette année sera vraisemblablement Noah Dobson, meilleur défenseur de la LHJMQ. En coulisses, tout indique que ce sont les Saguenéens de Chicoutimi et non le Titan d’Acadie-Bathurst qui contrôle sa destinée, en raison d’une transaction réalisée l’an dernier. Or, il semble que les Saguenéens préfèrent le monnayer plutôt que de l’amener chez eux, alors qu’ils traversent une campagne axée sur la jeunesse. Ça sent la transaction à trois à plein nez!

Chose certaine, le cas Dobson va faire couler beaucoup d’encre au cours des prochaines semaines. D’autres vétérans sont aussi dans la vitrine. Mais avant d’aborder ces dossiers, jetons un coup d’œil à trois joueurs qui évoluent à des échelons supérieurs et dont le retour dans la LHJMQ pourrait complètement changer la donne.

Simon Benoît, Cataractes

Arrivé à titre d’agent libre au camp des recrues des Ducks d’Anaheim, il a causé toute une surprise en méritant un contrat. Benoît n’a rien volé, il s’est entraîné comme un malade l’été dernier. Résultat, il a performé plus que toute autre recrue des Ducks aux tests physiques… au cours des 20 dernières années!

Avec ses 6’4’’ et de la place sur sa charpente pour ajouter un autre bon 15 livres de muscles, les Ducks y ont vu l’occasion d’ajouter de la belle profondeur à l’organisation.

Benoît est à la hauteur de leurs attentes jusqu’à maintenant. Il a droit à sa large part de minutes de jeu à San Diego. Mais bon, le hockey va s’accélérer dans les prochaines semaines, peut-être que son manque de millage va finir par le rattraper. Benoît a quand même commencé à jouer régulièrement dans le junior à 18 ans. Si c’est le cas, les Ducks ont prévenu les Cataractes que c’est la Ligue américaine ou la LHJMQ dans son cas. Or Benoît, si jamais il revient, sera offert aux clubs de têtes. Pariez qu’ils seront quelques-uns sur la ligne à tenter de séduire Martin Mondou.

Thomas Grégoire, Phoenix

L’un des bons arrières offensifs des dernières années dans la LHJMQ. Il a signé, en mai dernier, un contrat de trois ans avec les Barracudas de San Jose, club-école des Sharks dans la Ligue américaine. Pas un vilain site, on en conviendra tous, pour faire ses premiers pas chez les pros! Par contre, Grégoire voit bien peu d’action depuis le début de la saison. Il n’a que quatre petits matchs au compteur en deux mois. Pas exactement la charge de travail qui est liée à un développement optimal.

Bien sûr, à Sherbrooke, on espère son retour. À 30 minutes par match, il peut changer le visage de la défensive de Stéphane Julien à lui seul! Le Phoenix se débrouille bien depuis le déclenchement des hostilités, perché au troisième rang de l’association Ouest. Ajoutez Grégoire au gâteau, puis une ou deux additions à Noël via transaction, et qui sait jusqu’où le Phoenix pourrait se rendre.

Remarquez, le directeur-gérant Jocelyn Thibeault pourrait emprunter l’avenue inverse, et monnayer un quart-arrière aussi redoutable. Le Phoenix mise sur une belle brochette de jeunes joueurs, le retour pour un gars comme Grégoire pourrait assurément garnir encore plus ce noyau déjà prometteur.

Maxime Comtois, Voltigeurs

Il a connu un départ sur les chapeaux de roues avec les Ducks d’Anaheim. Comtois a été, certains soirs, le meilleur joueur de son équipe. Mais voilà, une blessure l’a stoppé à 10 matchs et c’est dans la Ligue américaine qu’il reprend actuellement la forme.

À 19 ans, il ne peut y rester bien longtemps, les Ducks devront bientôt le ramener à Anaheim ou encore le renvoyer à Drummondville. Son rendement laisse croire que sa place est avec les Ducks. Par contre, ces derniers ont récupéré quelques attaquants réguliers récemment sortis de l’infirmerie. La logique laisse croire que Comtois sera tôt ou tard de retour dans la LHJMQ, où il pourra jouer le rôle de meneur avec Équipe Canada junior et les Voltigeurs.

Chose certaine, son destin va affecter la période de transactions. Avec son retour, les Voltigeurs auront les mains pleines en attaque. S’il y a des achats de dernière minute, ils seront vraisemblablement concentrés en défensive. Par contre, si jamais il colle à Anaheim, les Voltigeurs vont récupérer le butin versé aux Tigres pour faire son acquisition, et ils pourraient être plus agressifs qu’anticipé sur le marché…