Jordan Balmir s’est imposé par k.o. au sixième assaut de son combat contre le Polonais Daniel Przewieslik samedi.

Trois en trois!

Trois-Rivières — Les entraîneurs du club Performance peuvent être fiers de leurs poulains. Transportés par la victoire de Simon Kean vendredi à Montréal, François Pratte et Jordan Balmir ont tour à tour remporté leur combat, samedi à Drummondville, devant plus de 1000 spectateurs.

C’est donc dire que les trois boxeurs professionnels du Performance conservent leur fiche immaculée. «Une grosse fin de semaine, mais une belle fin de semaine», analysait Jimmy Boisvert, qui n’avait pas grand-chose à reprocher à Pratte et Balmir pour leur sortie au Centrexpo Cogeco.

Favori de la foule, Jordan Balmir (6-0, 4 K.-O.) n’a pas déçu ses fans lors de la finale du gala présenté par Rixa Promotions. Confronté au Polonais Daniel Przewieslik (2-4-1), l’athlète de 24 ans a fait fi de la pression associée à un combat local en s’emparant de la victoire par K.-O. technique au sixième et dernier round.

«Je ne pouvais demander mieux, a livré Balmir. J’avais du gaz, mais je ne me suis pas trop emballé non plus comme je le faisais dans mes autres combats. J’ai été plus patient et à la fin, mes entraîneurs étaient heureux. Moi, quand mes coachs sont contents, je le suis aussi!»

Przewieslik a visité le tapis trois fois, Balmir l’atteignant à la tête et deux autres fois au corps. L’arbitre a mis fin au combat dans la première minute du dernier round en constatant l’état du Polonais, visiblement un peu mêlé.

«Son meilleur et son plus gros combat jusqu’à maintenant, ajoutait Boisvert. Jordan est un gars intense donc il faut s’assurer de bien canaliser son énergie. On a été en mesure de changer la tactique à mesure que le combat progressait.»

François Pratte

Quelle rouille?

Plus tôt dans la soirée, le Trifluvien François Pratte (5-0) a salué son retour dans le ring après dix mois loin des projecteurs en vertu d’une victoire par décision unanime sur le Mexicain de 20 ans Gerardo Sanchez (1-2), au bout d’un duel de quatre rounds.

«J’étais un peu rouillé au début, je ne trouvais pas mes repères», expliquait Pratte, dimanche au Nouvelliste.

Pourtant, cela n’a pas paru dans l’arène! En fait, Pratte a expédié Sanchez au sol à la fin du premier assaut. Il n’a jamais vraiment été intimidé par son adversaire par la suite.

Encore une fois, on peut dire qu’il a livré un bon spectacle, souligne son entraîneur Boisvert. «Sanchez était coriace, difficile à solutionner. Pourtant, François l’a envoyé au tapis deux fois. Il n’est pas le plus gros cogneur, mais je pense qu’avec un combat de six rounds, il aurait été capable de l’arrêter. Il a certainement fait une bonne impression.»

Assez pour enfin recevoir l’appel d’un promoteur? C’est à souhaiter. Denis Hince, l’un de ses entraîneurs au club Performance, l’a d’ailleurs manifesté sur la page Facebook de Pratte dans les heures suivant sa victoire.

Bien sûr, Pratte continue d’espérer. Il ne dirait pas non à un retour dès le 2 décembre, à la Tohu. Une soirée au cours de laquelle Balmir se produira, entre autres.

«Je retourne dans le gym en début de semaine, question d’être prêt si le téléphone sonne. Ce qui est sûr, c’est que je n’attendrai pas un autre 10 dix mois. J’ai vendu pour 3000 $ de billets pour le gala de Drummondville et les gens semblaient heureux de mon combat. J’ai déjà hâte de recommencer!»

Soulignons que chez les amateurs, Fabrice Cormier, Jordan Gélinas et Kévin Chauvette se sont tous imposés samedi au Centrexpo Cogeco. On parle donc d’un six en six, et non d’un trois en trois, pour les entraîneurs du club Performance.