Le gardien Samuel Montembeault, le défenseur Guillaume Beaudoin et l'attaquant de puissance Morgan Adams-Moisan visent tous la coupe du Président face aux Sea Dogs. La finale commence vendredi à Saint-John.

Trois anciens Estacades en quête de gloire

Trois anciens joueurs des Estacades de Trois-Rivières ont mérité le privilège de se battre pour la coupe du Président à partir de vendredi, alors que la grande finale de la LHJMQ se mettra en branle à Saint-John.
Le portier étoile Samuel Montembeault, le capitaine Guillaume Beaudoin et l'attaquant de puissance Morgan Adams-Moisan ont eu un impact direct sur la marche de l'Armada de Blainville-Boisbriand vers cette ultime étape avant de savourer un championnat.
Évidemment, ils ne veulent pas se contenter de jouer les figurants face aux puissants Sea Dogs de Saint-John, favoris pour décrocher le laissez-passer donnant accès au tournoi de la coupe Memorial.
«On a un bon bout de fait, mais le plus gros reste à accomplir. Il reste une très grosse série à traverser», lance Beaudoin, un jeune homme originaire de la région de Bécancour, tout comme Montembeault.
«Ce sont nos dernières séries dans le junior à Guillaume et moi, nous sommes all-in. C'est très excitant, nous avons un excellent défi sur les bras. Le plan, c'est de le relever et de tenir la coupe à bout de bras!»
À 19 ans, le Latuquois Adams-Moisan a encore un peu de temps devant lui mais il ne veut pas bousiller cette chance lui non plus. «Ça fait trois ans que j'attends un moment comme celui-là. Enfin, il est arrivé! Les Sea Dogs forment une excellente équipe, mais c'est aussi le dernier obstacle sur notre route avant la coupe. On va tout donner», promet-il.
C'est la seule recette possible pour tenter de renverser une équipe aussi puissante. «On les respecte beaucoup, c'est sûr. Ils ont 11 joueurs repêchés dans la LNH, ce n'est pas banal. C'est une équipe très offensive, qui a montré du caractère en demi-finale pour revenir de l'arrière dans le sixième match face aux Saguenéens. Il faudra livrer des performances de 60 minutes», prévient Beaudoin. 
«On affronte la deuxième meilleure offensive de la ligue. Jusqu'à date, on a battu la première (Islanders) et la troisième (Titan), alors on sait à quoi s'attendre. Il faut respecter notre identité, qui est de travailler plus fort que l'équipe en face de nous», rappelle Montembeault. 
Si certains sont surpris de voir l'Armada débarquer en finale, à l'interne, les choses sont différentes. Depuis le jour un de la saison, l'objectif de l'équipe est de se battre pour la coupe du Président. En demi-finale, les protégés de Joël Bouchard ont prouvé que leurs aspirations étaient légitimes en écartant les Islanders en cinq petits matchs. Ils avaient pourtant échappé le premier duel... 
«Il y a eu un déclic au deuxième match. Nous tirions de l'arrière par deux buts, on a quand même continué de croire au plan de match et ce fut payant. Morgan (Adams-Moisan) a réussi un très gros but pour nous à ce moment-là, il a fait débloquer notre offensive», sourit Beaudoin.
Le gros Latuquois aura vraisemblablement la chance de se faire valoir à nouveau en finale, puisque les Sea Dogs misent notamment sur Bokondji Imama, possiblement le joueur le plus craint de la ligue. Imama n'est pas qu'un redresseur de torts, il a aussi montré ses habiletés de marqueur à sa dernière campagne junior. Mais s'il s'excite, Adams-Moisan est certainement le mieux outillé pour le calmer. 
«Peu importe contre qui on joue, mon rôle ne change pas. Je veux finir mes mises en échec, apporter de l'énergie. Vrai qu'Imama est l'un des joueurs les plus durs de la ligue, sinon le plus dur. Il faut se lever la tête quand il est sur la glace, il frappe fort! On verra bien ce qui va se passer. Comme équipe, on est prêts à tout faire pour se rendre jusqu'au bout.»
Il reste encore quelques heures avant la première mise en jeu, ce qui donne du temps aux deux équipes pour peaufiner leur préparation. 
«On a eu deux jours de congé en revenant de Charlottetown, ils ont fait du bien. On a encore du temps pour guérir des bobos, faire du vidéo, tenir quelques pratiques. Tout le monde a hâte que ça commence mais cette période de préparation avant la finale est la bienvenue. Quand la rondelle va tomber, nous serons prêts», conclut Beaudoin.