À son dernier match avec les Capitales, Scott Richmond a connu une sortie difficile. En 4.2 manches, il a donné neuf points mérités sur 11 coups sûrs. Seule consolation, il a retiré six frappeurs au bâton ce qui lui a permis de dépasser les 1500 (1501) en carrière chez les pros.

Tristes adieux de Scott Richmond

La dernière sortie de Scott Richmond avec les Capitales a été triste comme la pluie, mercredi soir, avant de voir le lanceur partir pour le Ligue atlantique. Pluie qui a raccourci à sept manches la défaite de 10-3 subie aux mains des Aigles de Trois-Rivières, à Québec.

Mince consolation, l’artilleur qui aura 40 ans samedi a récolté son 1500e retrait au bâton en carrière professionnelle, en troisième manche. Avec six frappeurs passés dans la mitaine devant 1122 braves spectateurs jamais vraiment au sec au Stade Canac, son compteur est rendu à 1501.

Richmond a surtout accordé quatre circuits aux Aigles, des claques de Anthony Hermelyn, Taylor Brennan (2 pp), Raphaël Gladu (3 pp) et Levon Washington. Richmond aura donné neuf points sur 11 coups sûrs en seulement 4,2 manches de travail.

Ce qui ne l’empêche pas de faire sa valise jeudi pour Long Island, où les Ducks l’attendent en vue du dernier mois de leur saison et les séries éliminatoires. Ce sera sa troisième participation éliminatoire seulement en carrière, après avoir gagné le championnat à Taïwan en 2016. Long Island mène sa division au classement. Richmond avait failli être échangé à Winnipeg, la semaine dernière.

«Ce n’est pas sur ce genre de match que j’aurais aimé finir. Je me targue d’être un lanceur de prises et quand mes tirs ne sont pas efficaces, les bons frappeurs comme ceux de Trois-Rivières les frappent», a regretté Richmond, après la défaite.

Des amateurs attentifs

«Je suis heureux de me joindre à une équipe qui gagne, mais j’ai beaucoup aimé mon expérience à Québec. Les amateurs ne sont pas ici que pour la bière et portent attention au jeu. Ils applaudissent quand c’est le temps et comme Canadien [il vient de Vancouver], j’étais fier de voir ça. Et j’ai compris que ça peut devenir très plaisant ici quand tu gagnes, ce qui n’a malheureusement pas été souvent notre cas cet été.»

Richmond (5-5, 4,24) sera nommé lanceur de l’année chez les Capitales, jeudi, à l’occasion du dernier match local. Il n’y sera pas pour recevoir son prix. Sa défaite de mercredi était sa première à ses sept derniers départs, soit depuis le 5 juillet, et sa première contre les Aigles.

«Il faut se fier à toute sa saison plus qu’à cette partie-ci», a indiqué le gérant des Capitales Patrick Scalabrini, estimant qu’«après trois ou quatre premières semaines plus difficiles, Richmond a été l’un des meilleurs partants de la ligue jusqu’à aujourd’hui» et «un grand leader».

Scalabrini l’envoie à Long Island pour lui faire une faveur et devait de toute manière un joueur aux Ducks en retour de Matt Marsh.

Les Capitales ont conclu ce cinquième revers d’affilée en n’inscrivant aucun point en septième malgré les buts remplis et aucun retrait.

Glaude sur la touche

Les Aigles auraient aimé que l’arbitre Marc Genest mette un terme à la rencontre plus tôt. Le terrain synthétique était devenu très glissant et une blessure se serait avérée très coûteuse à la veille des séries, d’où les Capitales, eux, sont éliminés.

Parlant de blessure, le gérant T.J. Stanton préfère reposer l’avant-champ québécois David Glaude, blessé au pied la veille. «Ce n’est pas sérieux et si on était en séries, il jouerait. Mais là, on aimerait qu’il ne rejoue qu’au dernier match de la saison, lundi», a dit Stanton.

En plus de l’attaque qui a produit deux manches de quatre points, les quatrième et cinquième, Trois-Rivières a vu son artilleur de départ Domenic Mazza (5-2, 2,61) dominer durant cinq manches sous la pluie avec juste un point mérité sur les trois accordés.