« Il y a eu beaucoup de chutes et j’ai réussi à me faufiler à travers tout ça », a commenté Hugo Houle après les 156 kilomètres de l’épreuve.
« Il y a eu beaucoup de chutes et j’ai réussi à me faufiler à travers tout ça », a commenté Hugo Houle après les 156 kilomètres de l’épreuve.

Tour de France: Hugo Houle évite les pièges et bataille au sprint

Sportcom
Déjà que Hugo Houle ne devait pas prendre le départ du Tour de France il y a une semaine à cause d’un test positif à la COVID-19, il s’est retrouvé dans le sprint final de la première étape ! Samedi, Houle a joué du coude contre les meilleurs sprinters sur la Promenade des Anglais à Nice pour conclure au 15e rang dans le même temps que le gagnant, le Norvégien Alexander Kristoff (UAE Team Emirates).

Rappelons que l’athlète de la formation Astana a eu la confirmation que son test à la COVID-19 était un faux positif, ce qui lui a ouvert la porte à une deuxième participation de suite à la plus prestigieuse des courses cyclistes.

«Il y a eu beaucoup de chutes et j’ai réussi à me faufiler à travers tout ça», a commenté Houle après les 156 kilomètres de l’épreuve.

«Après la grosse chute [à 3 kilomètres de l’arrivée], je me suis retourné et j’ai vu qu’il ne restait presque plus personne, alors j’ai fait le sprint. En étant devant, il n’y avait pas vraiment de risques et une grosse sélection avait déjà était faite. Je suis resté raisonnable dans ma prise de risques et j’étais un peu nerveux, car les sprinters sont un peu plus fous que moi», a poursuivi Houle en ajoutant que son pneu avant était à plat immédiatement après la course en raison d’une crevaison lente.

«C’est une belle journée pour moi et ç’a été très, très tendu avec beaucoup de chutes à cause de la pluie.»

Une belle journée sur le plan individuel pour Houle, mais plus compliquée sur le plan collectif. Les Astana ont décidé de rouler à bloc dans les descentes sinueuses et devenues glissantes à cause de la pluie, ce qui leur a été reproché par plusieurs. Le leader de l’équipe, Miguel Angel Lopez, en a d’ailleurs payé le prix alors qu’il a violemment percuté un panneau de signalisation à la sortie d’un virage après avoir perdu le contrôle de son vélo.

«J’ai rarement vu tout le monde se tenir ensemble, sauf mon équipe, qui a attaqué dans une descente et ils sont tous tombés. Mais bon, je ne commenterai pas là-dessus. J’ai aimé voir la solidarité dans le peloton et honnêtement, je n’ai jamais vu ça. Tout le monde était d’accord pour qu’on fasse attention dans les descentes étant donné qu’il y avait beaucoup d’huile sur la chaussée.»

Houle a mentionné regretter l’attaque de ses coéquipiers. «Tout le monde dans le peloton me criait après, mais je pense qu’il y a eu un petit malentendu et ça leur a coûté cher [à mes coéquipiers.]»

Le peloton s’élancera et arrivera à nouveau à Nice dimanche. Trois cols attendent les coureurs dans l’arrière-pays sur le parcours qui comptera 186 kilomètres.

Deignan poursuit sa lancée

Dans un sprint final à cinq coureuses, incluant deux anciennes championnes du monde et celle en titre, la Britannique Elizabeth Deignan s’est imposée à l’épreuve féminine La Course disputée à Nice, plus tôt en matinée. Mardi dernier, la championne du monde 2015 avait également remporté le Grand Prix de Plouay, en Bretagne, autre épreuve comptant pour le circuit féminin du Word Tour.

Marie-Soleil Blais (Cogeas-Mettler Pro Cycling), seule Québécoise en lice, n’a pas complété le parcours de 96 kilomètres après avoir été sortie par les commissaires de course. L’athlète de 31 ans a eu à faire face à de nombreux défis logistiques au cours des dernières semaines et elle avoue être arrivée à Nice à bout de souffle.

«Je n’étais pas vraiment nerveuse, mais plus épuisée. Je suis déçue, car je pensais que j’aurais fait mieux. C’était un parcours pour moi», a-t-elle expliqué, visiblement peinée de la tournure des événements.

Il y a une dizaine de jours, Blais avait dû faire des pieds et des mains pour récupérer son vélo retenu à la douane espagnole tout juste avant le Tour d’Émilie, en Italie. À cela s’ajoute un transfert compliqué ces derniers jours vers Nice, ce qui lui fait penser que dans ces circonstances normales, elle aurait été en mesure de compléter l’épreuve.

Leah Kirchmann (Sunweb) a été la meilleure représentante canadienne alors qu’elle a fini au 23e rang.