Co-fondateur des Diablos, Georges Lemire déborde de fierté en constatant l’évolution du programme au cours des 50 dernières années.

Toujours aussi fier, 50 ans plus tard

TROIS-RIVIÈRES — Cinquante ans après avoir convaincu ses collègues Marcel Duval et Robert Dugré de nommer les équipes sportives du Cégep de Trois-Rivières les Diablos, Georges Lemire peine à croire que ce nom résonne encore aux quatre coins de la province.

À l’époque la suggestion du terme Diablos n’avait pas reçu un accueil trop chaleureux, se souvient Lemire qui était alors directeur du service aux étudiants. «En après-midi, nous avions arrêté notre choix sur les Diables rouges. Puis, en soirée, une fois rendu chez moi, je regardais un match de baseball entre les Astros et les Expos et c’est à ce moment que le nom des Diablos m’est apparu en tête. Quand je l’ai proposé aux autres, ils étaient loin d’être convaincus. Mais après une petite discussion, ils ont accepté», se souvient le bâtisseur aujourd’hui âgé de 87 ans.

Au départ, les Diablos misaient sur des équipes de football, basketball et volleyball. La formation de football n’avait d’ailleurs pas mis de temps à laisser sa marque, en remportant le championnat provincial dès sa première saison, sous les ordres de Walter Babin. «Ça n’a pas été long d’instaurer un sentiment de fierté envers le nom Diablos. Très rapidement, les élèves, les membres du personnel et la direction se sont rapidement approprié le nom et les couleurs de l’équipe», se rappelle Lemire.

Aujourd’hui, on retrouve désormais 20 équipes des Diablos réparties dans 11 disciplines sportives (badminton, basketball, cheerleading, cross-country, flag-football, football, golf, natation, soccer, tennis et volleyball). En 50 ans d’histoire, d’autres sports ont aussi fait partie du programme des Diablos avant de disparaître. On note l’athlétisme, l’escrime, l’haltérophilie, le handball, le judo, la lutte olympique, le ski et le water-polo.

Au-delà des bannières de championnat hissées au fil des saisons, Georges Lemire se dit particulièrement ému de la façon dont les anciens porte-couleurs des Diablos parlent de leur alma mater au niveau collégial. «Entendre le nom Diablos, ça résonne toujours de façon aussi magnifique à mes oreilles. Mais ce qui me rend le plus heureux dans tout ça, c’est de constater à quel point les gens sont fiers de dire qu’ils ont fait partie de la famille des Diablos», souligne-t-il.

Des souvenirs plein la tête

Comme bien des gens, ses souvenirs les plus marquants sont rattachés à l’équipe de football. Parmi ceux-ci, il retient deux matchs disputés à guichets fermés au Stade Stéréo Plus. «La première fois, on avait rempli les estrades, car on avait amené une fanfare avec des majorettes à notre match. On avait fait beaucoup de promotion et les gens avaient embarqué. Puis, l’autre fois, c’était pour un match de séries éliminatoires. Il fallait le faire, réussir à attirer 4500 personnes pour un match de football collégial!»

À travers ces souvenirs, une victoire en finale du circuit provincial est d’ailleurs cimentée à jamais dans sa mémoire. Alors dirigés par Frank Gauthier, les Diablos étaient confrontés aux Islanders du Collège John-Abbott. «Il restait une minute à jouer au match et on perdait par deux points. On a réussi à remonter le terrain pour aller marquer le touché gagnant. C’est définitivement mon plus beau moment des Diablos à vie.»