John Tortorella a perdu les pédales samedi soir quand son vis-à-vis Bob Hartley lui a concocté un quintette de départ de gros bras pour amorcer le match à Vancouver.

Tortorella est allé trop loin

On connaissait John Tortorella, l'entraîneur irascible des Canucks de Vancouver qui rabroue ses joueurs en public et qui ridiculise les journalistes qui posent trop de questions. Juste pour ça, son capital de sympathie n'était déjà pas très élevé. Imaginez maintenant avec les événements de samedi soir dernier contre les Flames de Calgary!
Pour ceux qui ne sont pas au courant, Tortorella a pété les plombs quand Bob Harthley a envoyé ses gros bras pour la mise en jeu initiale. Le pilote des Canucks a répliqué avec les siens, déléguant même le défenseur Kevin Bieksa à la mise en jeu. Ce qui devait arriver est évidemment arrivé.
Tortorella s'est fait aller le mâche-patate en masse et quand la première période a pris fin, il a tenté de se rendre jusqu'au vestiaire des Flames. Heureusement pour lui, oserais-je ajouter, il a été intercepté avant d'atteindre sa destination!
Lundi, la Ligue nationale de hockey l'a suspendu pour deux semaines avec interdiction d'avoir la moindre interaction avec son équipe avant, pendant et après les matchs. Il ratera six rencontres. Il s'agit d'un minimum, si vous voulez mon avis. Tortorella a embarrassé son organisation, d'abord, puis la LNH, ensuite, en agissant comme un véritable abruti. On était pas loin de la soirée de lutte, avouons-le.
Bob Hartley, dans une certaine mesure, n'a guère été plus brillant en composant son quintette de départ. L'entraîneur des Flames savait très bien que son vis-à-vis n'enverrait pas ses meilleurs joueurs sur la patinoire pour amorcer la rencontre. Surtout que les Canucks traversent une horrible séquence présentement. La LNH a décidé de lui imposer une amende de 25 000 $.
Ce qu'il faut retenir de ce qui s'est passé à Vancouver samedi? Rien de bon. Le hockey a beau être un sport d'émotion, rien ne justifie de péter les plombs!
Merci Anthony
Dans un autre registre, c'est aujourd'hui qu'Anthony Calvillo va faire le point sur ses projets futurs.
À moins d'un revirement de situation inattendu, le recordman de la Ligue canadienne de football va annoncer sa retraite. Sa commotion cérébrale de la dernière saison a forcé sa réflexion et s'il espère profiter des prochaines années pour participer au développement de ses filles en toute sérénité, la meilleure décision à prendre est celle d'accrocher ses crampons maintenant.
L'organisation des Alouettes doit se croiser les doigts pour que Calvillo annonce sa retraite. Il est temps pour la relève, principalement Troy Smith, de prendre de l'expérience en situation de match pour permettre de relancer l'équipe qui a atteint un creux de vague ces deux dernières années.
Anthony Calvillo a été un grand quart-arrière et ses records parlent pour lui. À 42 ans, il a toutefois fait son temps et doit maintenant songer à ce qu'il a le goût d'accomplir à l'extérieur du terrain.
Pour son bien... et celui de son équipe.
Un Super Bowl de l'Ouest... qui sera disputé dans l'est
Le Super Bowl XLVIII opposera donc les Broncos de Denver aux Seahawks de Seattle. Le plus drôle, c'est que les deux équipes de l'Ouest américain vont s'affronter... au New Jersey au stade des Giants de New York!
Contre toute attente, Denver a réussi à contrer le jeu au sol des Patriots qui avait causé la perte des Colts d'Indianapolis la semaine dernière. Comme les receveurs de passe à la disposition de Tom Brady ne sont pas du calibre de Calvin Johnson, les chances de succès des Patriots étaient grandement hypothéquées.
Manning, de son côté, a été efficace en contrôlant le temps de jeu lors de deux longues séquences offensives. Ce n'est que le juste retour du balancier étant donné que Bill Belichick lui avait servi la même médecine lors de leurs derniers affrontements. Après tout, la meilleure façon de ne pas se faire battre par le quart des Broncos, c'est de limiter au maximum ses présences sur le terrain.
L'attaque des Seahawks, elle, en a fait juste assez pour permettre à la défensive de contrôler la fin de la rencontre. Si Richard Sherman passe dans le vide au lieu de dévier le ballon dans les mains de son coéquipier Kam Chancellor, on parle aujourd'hui de la deuxième présence consécutive des 49ers au Super Bowl et de l'occasion en or de Colin Kaepernick d'exorciser ses démon.
Sauf que Sherman et ses coéquipiers sont au coeur même de l'identité de l'équipe de Pete Carroll, qu'ils en sont même l'essence. C'est la défensive qui a permis à Seattle de compiler la meilleure fiche dans la conférence nationale, c'était tout à fait logique qu'elle propulse l'équipe au Super Bowl.
À quoi faut-il s'attendre le 2 février?
À un duel entre la meilleure offensive et la meilleure défensive du circuit Goodell, rien de moins. J'ai un faible pour les Broncos parce que j'aimerais bien que Peyton Manning récolte enfin le mérite qui lui revient et qu'on arrête enfin de mettre en doute ses capacités à mener son équipe jusqu'à la victoire ultime. Il a déjà fait un pas dans cette direction en éclipsant Brady dimanche...
Juste pour toi, Steve...
Si vous êtes passés par la page des statistiques de la Ligue nationale de hockey avant d'arriver à cette chronique, vous le savez déjà. Sinon, je vous apprends que Martin St-Louis a été choisi première étoile de la dernière semaine dans la Ligue nationale de hockey.
Le petit attaquant du Lightning de Tampa Bay y est allé d'une production offensive impressionnante, notamment en inscrivant quatre buts face aux Sharks de San Jose samedi soir. Voilà de quoi est fait ce hockeyeur québécois de grand talent. On lui claque la porte d'Équipe Canada au visage, il répond en haussant son jeu d'un autre cran, lui qui déjà traînait son équipe sur ses épaules depuis la perte de Steven Stamkos.
Si son directeur général, Steve Yzerman, qui est aussi le directeur général de l'équipe canadienne, ne se sentait pas encore coupable, je ne peux croire que c'est toujours le cas aujourd'hui!
Il faudra vraiment penser à organiser un boycott de Hockey Canada si jamais Yzerman doit faire appel à un remplaçant avant les Jeux et qu'il écarte de nouveau son meilleur joueur. St-Louis n'en est pas à une injustice près, mais il y a quand même des limites à ce qu'un gars peut endurer...
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Toujours au rayon du hockey, je lève mon chapeau au concepteur de la publicité de Tim Hortons mettant en vedette Sidney Crosby . Quel beau flash que celui de montrer que le pays tout entier est derrière son équipe! Deux éléments de cette pub ont plus particulièrement retenu mon attention. D'abord, ce petit bonhomme qui attend le signal de l'entraîneur pour sauter sur la glace alors que tous les autres enjambent la bande à qui mieux mieux. Puis, le sourire de Crosby.
Du bonbon!