Raphaël Gladu

Top 10 de 2019, deuxième partie

5. Raphaël Gladu, de carte de promotion à joueur indispensable

Et dire qu’en début de saison, personne n’osait s’avancer à savoir s’il aurait un poste à temps plein ou non!

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Raphaël Gladu est entré dans la Ligue Can-Am par la grande porte. Au départ, les Aigles de Trois-Rivières le voyaient d’abord comme une belle carte de promotion... et ils avaient raison. Repêché par les Mets de New York, le Trifluvien devait prouver sa valeur dans un circuit où on compte plusieurs bons vétérans. Pourrait-il garder sa place dans l’alignement? La réponse est venue rapidement.

Gladu a terminé la campagne avec une moyenne au bâton au-dessus de ,300, 21 doubles et 8 circuits. Tout ça en 69 matchs au lieu de 96 puisqu’en juin, il est retourné dans l’organisation des Mets, qui l’avaient à l’oeil en vertu de ses premières semaines impressionnantes dans la Can-Am.

Insatisfait de son utilisation, Gladu est rentré au bercail en juillet et il fut l’une des têtes d’affiche d’un club qui a terminé au deuxième rang du circuit, avant de perdre en demi-finale face aux Jackals du New Jersey. Il sera de retour en 2020 avec les Aigles, dans une nouvelle ligue, la Frontière, mais avec le même objectif: offrir un championnat à sa ville.

4. Patriotes soccer: le Petit Poucet a vu grand

Quel incroyable parcours que celui des Patriotes soccer cet automne!

Forts du statut de champions de la saison régulière, les hommes de l’entraîneur Shany Black sont arrivés au Championnat canadien, à Montréal, avec la ferme intention de jouer aux trouble-fêtes contre les ténors du reste du pays. À commencer par les hôtes des Carabins, qui venaient de les vaincre en finale provinciale au stade Gilles-Doucet du Séminaire Saint-Joseph.

Appuyés par le gardien Félix Clapin-Girard, imperturbable pendant plus de 300 minutes de jeu aux nationaux, les Patriotes ont signé trois victoires et autant de blanchissages, en route vers le titre. Le groupe a atteint son apogée en battant les Carabins 2-0, devant des centaines de partisans montréalais médusés. Dans les gradins, un groupe d’inconditionnels de l’UQTR était présent pour encourager les troupes.

En plus de Clapin-Girard, Guillaume Comtois-Noël, Guillaume Pianelli-Balisoni ainsi que le Trifluvien Gabriel Balbinotti ont mérité leur place sur l’équipe d’étoiles du soccer universitaire canadien. Cette cuvée des Patriotes se forge une place dans l’histoire du programme en obtenant le premier titre canadien. C’était aussi la première fois depuis les hockeyeurs de 2003 que les Patriotes savouraient un championnat national dans un sport d’équipe.

Tammara Thibeault

3. Tammara Thibeault lance un message

À un an des Olympiques, Tammara Thibeault a lancé un message clair en 2019. La Shawiniganaise sera à surveiller lors des Jeux de 2020. La pugiliste a conquis deux médailles de bronze lors de prestigieux tournois internationaux. Aux Jeux panaméricains, son parcours a fait tourner les têtes. Au Championnat du monde, elle a été encore plus convaincante, s’inclinant par décision partagée face à la fille classée numéro un au monde. L’année 2019 aura aussi été marquée pour elle par un combat dans son patelin, en juin. Invitée par les Cataractes et Eye of the Tiger Management à meubler la sous-carte du gala mettant en vedette Simon Kean et Dillon Carman, Thibeault a offert un bel échantillon de son grand talent.

Avant cet été, le cycliste Hugo Houle avait une feuille de route déjà bien garnie: des titres canadiens, des participations au Giro d’Italie et à la Vuelta en Espagne, les Jeux olympiques et des championnats mondiaux. Pourtant, tout le monde lui posait la même question: à quand le Tour de France?

L’athlète de Sainte-Perpétue a réalisé son rêve de jeunesse en 2019, sous les couleurs de la formation kazakhe Astana. Après trois semaines de course et plus de 3300 km, Houle est arrivé sur les Champs Élysées le 19 juillet. Il a bouclé la plus prestigieuse compétition de cyclisme au monde en 91e position, sur 176 coureurs au départ le 27 juin à Nice.

Hugo Houle

2. Le Tour de Hugo

Houle avait essentiellement un rôle d’équipier pour Astana. Or il a fort bien accompli son mandat, même si l’abandon de Jakob Fuglsang, victime d’une chute à la 16e étape alors qu’il occupait le neuvième rang au cumulatif, a contrecarré les plans d’Astana.

À 29 ans, Hugo Houle peut encore prétendre à quelques bonnes saisons sur la scène internationale de son sport, lui qui a été particulièrement efficace dans les montagnes.

Laurence Vincent Lapointe

1. Laurence Vincent Lapointe testée positive

La reine du canoë-kayak est en eaux troubles en cette fin d’année. Le 19 août, on apprenait que l’athlète de 29 ans, 13 fois championne du monde de canoë féminin, échouait un test antidopage au ligandrol. Quelques jours plus tard, elle se présentait devant les médias et assurait n’y être pour rien.

Depuis ces deux conférences de presse à Montréal et Trois-Rivières, Vincent Lapointe n’a plus fait d’apparition publique. Le 9 décembre, elle s’est rendue à Lausanne, en Suisse, pour sa comparution devant la Fédération internationale de canoë (ICF). Aux côtés de son avocat, Me Adam Klevinas, elle a dû faire la preuve qu’elle avait pris toutes les précautions nécessaires à l’égard des règles antidopage et qu’elle n’avait pas agi de manière intentionnelle.

Sa suspension a entraîné une onde de choc dans le monde du sport en Mauricie, mais aussi partout au Canada. Il faut dire que Vincent Lapointe représente l’un des plus beaux espoirs de médailles d’or du pays en vue des Jeux olympiques d’été de Tokyo, en 2020. Si elle est blanchie par l’ICF dans les jours ou les semaines à venir, la canoéiste a d’excellentes chances de remporter les titres olympiques au C-2 500 m ainsi qu’en C-1 200 m.

Avant ce test positif, Laurence Vincent Lapointe n’avait jamais échoué à un test antidopage.