La formation féminine du Québec a conquis la foule lors des Championnats canadiens de curling junior.

Top 10 de 2018 (première partie)

Les futures vedettes du curling à Shawinigan

Ce fut un tournoi relevé, où les amateurs ont pu apprécier le jeu des meilleurs curleurs du futur, peut-être même de ceux qui représenteront le Canada aux Jeux olympiques des décennies 2020 et 2030. L’Aréna de Grand-Mère et son voisin, le Centre de curling de Shawinigan, ont été les sites, au tout début de l’année, des Championnats canadiens de curling junior. Aucun doute que l’événement aura été l’un des plus importants à se dérouler sur la scène sportive régionale.

Les chaînes de télévision TSN et RDS ont d’ailleurs diffusé en direct les demi-finales ainsi que les finales masculine et féminine. Du côté des filles, les joueuses du Québec ont gagné le cœur du public shawiniganais en atteignant la finale, à la surprise générale. Nos représentantes ont malheureusement perdu le dernier match du tournoi, 5-3 devant les Néo-Écossaises. Elles auront au moins assuré au comité organisateur la présence de centaines de spectateurs pour les deux derniers jours de la compétition.

Shawinigan a de nouveau prouvé qu’elle savait faire les choses en grand dans l’organisation d’événements sportifs d’envergure, et ce six ans après avoir reçu la Coupe Memorial et les Jeux du Québec. Nul doute que le chef d’orchestre des championnats juniors, Alain Boucher, a encore des projets en tête...

Deux jeunots parmi l’élite mondiale

Alexandre Martin et Pavlos Antoniades, deux jeunes loups originaires de Trois-Rivières, ont fait écarquiller bien des yeux sur la scène mondiale du sport amateur dans leur discipline respective en perçant chacun le top 10 international.

Alexandre Martin

Martin, du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, a causé une énorme surprise au Championnat mondial junior présenté à en Bulgarie alors qu’il a terminé cinquième de l’épreuve du K1 200 mètres. Dans l’épreuve la plus relevée de cette discipline, Martin a obtenu un résultat assez rare pour un kayakiste canadien à l’échelle internationale, selon son entraîneur Mathieu Pelletier. Un résultat digne de ceux obtenus dans le passé par Adam van Koeverden.

Pavlos Antoniades

De son côté, Antoniades a poursuivi son ascension vers les plus hauts sommets du monde du triathlon. À sa troisième année chez les juniors, le Trifluvien a rallié l’arrivée du Championnat du monde junior en huitième position. Malgré une pénalité de 10 secondes, le protégé de Pascal Dufresne est parvenu à améliorer de sept rangs sa performance de l’année précédente. Antoniades aura l’occasion d’améliorer son sort en 2019 avec une dernière année chez les juniors.

Une ceinture pour Zewski

2018 marque le retour de Zewski parmi l’élite mondiale. L’année a commencé par une bagarre de rue face au Jose Macias, un type qui lui a donné plus de fil à retordre que prévu. Zewski a montré un cœur de lion au cours de ce duel au Casino de Montréal et il a quitté le ring avec un visage tuméfié et une 30e victoire en 31 sorties chez les pros.

Mikaël Zewski

Le Trifluvien a ensuite mis la main sur un deuxième titre mineur en carrière, la ceinture WBC internationale des 147 livres, en s’imposant devant l’Argentin Diego Gonzalo Luque. Cette victoire décisive lui a aussi permis de grimper jusqu’au 13e échelon du top 15 mondial. Puis, en fin d’année, Zewski a complété le travail en déclassant Aaron Herrera, un vétéran qui s’était déjà frotté à quelques-uns des meilleurs boxeurs de sa division. Cette performance devrait logiquement lui permettre de percer le top 10 mondial sur le prochain bulletin de la WBC.

S’il a été sans faille sur le ring, Zewski attendait quand même un peu plus de 2018. Il y a eu des discussions pour lui permettre de réaliser son rêve de se battre dans son patelin, mais GYM n’a pas trouvé de partenaire et il a décidé de remettre ce projet à 2019. Zewski espérait, de plus, obtenir le privilège de se mesurer à des boxeurs plus coriaces, question d’étoffer son tableau de chasse. Encore là, ça devrait se matérialiser dans les prochaines fois. En plus de ces trois victoires, on peut dire que le Trifluvien a aiguisé sa patience en 2018…

Les Cataractes misent sur Bourque

Les festivités entourant le 50e anniversaire de la LHJMQ ont pris leur envol en juin à Shawinigan, où niche sa seule concession qui a traversé le temps. Les Cataractes ont à nouveau montré leur capacité à tenir de grands événements, cette fois avec la présentation du repêchage des joueurs midget.

Mavrik Bourque

Les Cataractes en ont profité pour faire le plein d’espoirs, qui devraient animer le prochain cycle de quatre ans. Avec le troisième choix au total, ils ont enrôlé la vedette des Estacades Mavrik Bourque, qui est en avance sur Anthony Beauvillier au même âge. Après Bourque, ce fut au tour des Charles Beaudoin, Xavier Bourgault, Antoine Coulombe et William Veillette de recevoir un gilet de l’équipe hôtesse au cours des deux premières rondes.

À part Veillette, ils sont tous déjà installés dans le vestiaire à 16 ans et progressent sous la direction de Daniel Renaud. Ce dernier ne récolte peut-être pas autant de victoires qu’il ne le voudrait avec sa jeune formation, mais il ne faut pas perdre de vue que l’équipe ne compte que cinq vétérans de 19 ans et plus dans l’alignement.

Marcel Jobin ne ralentit pas!

Du haut de ses 76 ans, l’olympien Marcel Jobin n’a pas l’intention de cesser de laisser son empreinte sur les scènes canadienne et mondiale de marche olympique. Le «fou en pyjama» de Saint-Boniface, qui a souligné au cours des derniers mois ses 60 ans de carrière en athlétisme, a profité de l’année 2018 pour notamment établir cinq nouveaux records canadiens dans sa catégorie d’âge, dont la meilleure performance mondiale de la saison sur 10 km. Loin d’être rassasié, Jobin a ensuite enchaîné avec deux médailles de bronze, aux 5 km et 20 km, lors des Championnats du monde d’athlétisme des maîtres présentés à Malaga en Espagne. L’ensemble de ces prestations a d’ailleurs valu au septuagénaire le titre d’athlète vétéran par excellence lors du gala de fin d’année de la Fédération québécoise d’athlétisme.

Marcel Jobin