Laurence Vincent-Lapointe

Top 10 de 2018 (deuxième partie)

1. Invincible Laurence

Déjà reine incontestable du canoë féminin à l’échelle mondiale, Laurence Vincent-Lapointe a une fois de plus confirmé son statut en 2018 avec une année d’invincibilité. Intraitable lors des essais olympiques, où elle a amélioré ses marques mondiales, la Trifluvienne a lancé sa saison en force lors de la Coupe du Monde de Szeged, en Hongrie, en se couvrant d’or lors de ses deux épreuves de prédilection, le C1 200 m et le C2 500 m avec sa partenaire Katie Vincent. En prime, la porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières a amélioré son record du monde deux fois sur 200 m au cours de la journée, arrêtant le chronomètre à 44,504 secondes lors de la finale.

Puis, au Portugal à la fin du mois d’août, la canoéiste de 26 ans a ajouté le point d’exclamation à une saison parfaite, en ajoutant trois titres de championne du monde à sa collection qui en totalise maintenant 13! En plus du C1 200 m et du C2 500 m, Vincent-Lapointe a ajouté la couronne au 5000 m en C1.

À la lumière de ces performances, la Trifluvienne semble littéralement en mission en vue des Jeux olympiques de Tokyo 2020, qui accueilleront pour la première fois de l’histoire des épreuves de canoë féminin.

Taylor Brennan

2. Le roi Taylor 1er

Personne chez les Aigles n’a eu autant d’impact cet été que Taylor Brennan. En fait, le puissant cogneur aux multiples tatouages a été si dominant que les dirigeants de la Ligue Can-Am l’ont désigné joueur par excellence du circuit pour la saison. Brennan a claqué 32 circuits, 9 de plus que son plus proche poursuivant. Il a aussi terminé bon premier pour les points produits (82). C’était la première fois depuis les débuts de la concession en 2013 que l’équipe de Trois-Rivières misait sur le meilleur joueur de la ligue.

Les succès de Brennan ne sont pas passés inaperçus auprès des partisans, qui ont enfin été témoins d’une excitante course aux séries. Derrière le numéro 3, d’autres joueurs ont su se signaler, à commencer par l’excellent arrêt-court Sam Dexter, l’un des joueurs les plus efficaces en défensive à être passé par le Stade Stéréo Plus en six ans.

Les Aigles ont pu se qualifier pour les éliminatoires lors de la dernière série de la saison. Malgré un effort louable face aux puissants Miners de Sussex, les hommes de T.J. Stanton se sont avoués vaincus au terme du cinquième et ultime match, présenté loin de la maison.

On retiendra aussi de cette campagne le passage éclair de Vladimir Guerrero au Québec, à la fin du mois de juin. Guerrero aura été l’invité d’honneur des Oiseaux, au grand bonheur des milliers d’amateurs qui lui auront serré la main, à Québec puis à Trois-Rivières.

Simon Kean

3. Les montagnes russes de Kean

Shawinigan a volé la vedette aux grandes villes sur la planète boxe au Québec en 2018. Deux galas y ont été présentés conjointement par les Cataractes et Eye of the Tiger Management, et plus de 8000 billets ont été vendus. En février, Simon Kean a d’abord terrassé Alexis Santos, un coriace Américain qui n’était pas seulement venu pour encaisser un chèque de paie. Santos ne s’est pas fait prier pour vendre le combat et dans le ring, il a donné ce qu’il avait dans le ventre avant de se faire arrêter au huitième round.

Cette soirée a tant plus au grand patron d’Eye of the Tiger Management, Camille Estephan, qu’il a choisi Shawinigan en mai pour le duel tant attendu entre Simon Kean et Adam Braidwood. Les deux poids lourds les plus populaires au Canada ont rempli le Centre Gervais Auto et une fois la cloche sonnée, le Trifluvien n’a laissé aucun doute sur sa supériorité en écrasant Braidwood.

Avec une fiche de 15-0 et une renommée de plus en plus solide, Kean s’est mis à rêver tout haut d’un championnat du monde. Dillon Carman l’a toutefois ramené sur terre en octobre en lui passant le K.-O., à la surprise générale au Centre Vidéotron. Avec quelques semaines de repos, Kean vient de reprendre l’entraînement. Il sait que cette défaite l’a fait reculer dans son plan de carrière. Il est déterminé à prouver que cette défaite n’est qu’une erreur de parcours, et il a bien l’intention de prendre sa revanche sur Carman dans les premiers mois de 2019.

Louis-Philippe Dumoulin

4. Un championnat NASCAR 100 % Mauricie

Difficile de demander mieux pour Louis-Philippe Dumoulin, qui a savouré un deuxième championnat en carrière en NASCAR Pinty’s, la reine des séries de courses automobiles au Canada. Contrairement à 2014, le pilote de Trois-Rivières a réussi l’exploit en tant que copropriétaire de son équipe NASCAR. Il partage donc son titre avec son armée de mécanos, qui travaillent dans les garages de l’écurie à Yamachiche. Il partage aussi ce titre avec son frère Jean-François, lui-même pilote dans la série.

L.-P. a signé trois victoires en 13 courses au printemps et à l’été. Il a notamment brillé sur les ovales et a terminé deuxième au Grand Prix de Trois-Rivières, derrière Alex Tagliani, vainqueur pour une deuxième année consécutive dans les rues de la capitale régionale.

La lutte entre Dumoulin et Tagliani aura alimenté les dernières semaines du championnat. Plusieurs ont cru, dans le dernier droit, que Tagliani mettrait enfin la main sur le titre canadien de NASCAR. Grâce à une victoire fiable et une conduite quasi sans reproche, Dumoulin a eu le dernier mot. Son grand frère a également connu de bons moments, décrochant entre autres un podium à Toronto en plus de vivre l’expérience NASCAR en Europe, plus précisément en Belgique, le temps d’une semaine.

Du côté de Marc-Antoine Camirand, le pilote de Saint-Léonard-d’Aston s’est dit mi-figue, mi-raisin. Les ennuis mécaniques ont malheureusement bousillé ses plans. Il a toutefois été dans le coup jusqu’au mois d’août, ce qui laisse présager un avenir intéressant s’il confirme le retour de ses partenaires.

Alex Bellemare

5. Bellemare et compagnie à PyeongChang

À 24 ans, le skieur Alex Bellemare a participé à ses premiers Jeux olympiques, l’hiver dernier à PyeongChang, en Corée du Sud. Le Bonifacien n’a toutefois pas été en mesure de se faire valoir bien longtemps alors qu’il a été écarté au terme de la ronde préliminaire. Après ses deux premières descentes, son résultat de 22e position n’était pas suffisant pour le placer parmi les 12 finalistes.

Si Bellemare était l’unique athlète de la région aux Jeux olympiques, le Shawiniganais Patrick Dallaire a pour sa part fait parler de lui pour son parcours féérique avec l’équipe d’Allemagne en hockey masculin. L’entraîneur des gardiens de but a été aux premières loges pour assister à la conquête de la médaille d’argent de l’Allemagne.

De son côté, le Bécancourois Yves Bourque était du départ des Jeux paralympiques lors des épreuves de paraski. Bourque a obtenu des résultats en deçà de ses attentes en terminant 31e au 7,5 km, 25e au 15 km et 29e au sprint de 1,1 km.

Âgé de 52 ans à PyeongChang, il n’a toutefois pas écarté la possibilité de participer aux Jeux paralympiques de Pékin en 2022.