Tommy Lemieux croit que l’AMA Supermoto a volé le spectacle en fin de semaine au GP3R.

Tommy Lemieux toujours parmi les meilleurs

TROIS-RIVIÈRES — Tommy Lemieux est un type plutôt musclé pour un championnat comme celui de l’AMA Supermoto. À 190 livres, il est l’un des pilotes parmi les plus «pesants» du Championnat américain. Ça ne l’empêche pas de se hisser dans le groupe des meneurs chez les professionnels, que ce soit au Canada ou aux États-Unis.

Encore cette année, le Shawiniganais de 37 ans a eu la chance de rouler devant ses proches pour l’équipe dirigée par Joe Hagley. C’était aussi le cas en 2016 et en 2018.

Hagley est le propriétaire de l’écurie dans laquelle se trouve Gage McAllister, pilote de supermoto le plus titré en Amérique. Lemieux est donc son coéquipier et on peut dire qu’il lui livre une bonne bataille en piste. Une bagarre qui se veut toujours saine et amicale.

McAllister se dirige vers la conquête d’un sixième championnat en carrière. Après Trois-Rivières, les pilotes du Championnat américain se rendront à Sturgis au Dakota du Sud, puis à Tucson en Arizona au mois d’octobre.

«On l’appelle l’Extraterrestre», sourit Lemieux, en parlant de son coéquipier de 24 ans.

«Il a du talent, une très bonne machine et il pèse 145 livres. Ici à Trois-Rivières, sur la longue ligne droite, il est très difficile à rattraper. En plus, c’est un bon gars, on s’entend bien.»


« Ça demeure une piste très populaire auprès des pilotes. Elle est large, il y a plusieurs opportunités. Et que dire de l’ambiance en ville! Je pense que je parle pour tous les gens impliqués, on espère revenir l’an prochain »
Joe Hagley

McAllister s’est imposé samedi soir, sans surprise, tandis que Lemieux a terminé troisième. Les motocyclistes ont ensuite eu la chance, dimanche, de boucler les activités de ce premier week-end lors de la toute dernière épreuve, en début de soirée. Lemieux a franchi la ligne d’arrivée en quatrième place.

Bon spectacle

Plus d’une cinquantaine de pilotes ont répondu à l’invitation du GP3R pour l’AMA Supermoto, édition 2019. Il s’agit d’une bonne représentation, surtout si on compare ce nombre à d’autres séries. «Je prêche peut-être pour ma paroisse, mais on vole le spectacle», dit Lemieux, avec un sourire en coin.

«Ce n’est pas la piste la plus technique du championnat, je dirais même qu’elle est assez simple», relate le propriétaire de l’équipe de Lemieux et McCallister, Joe Hagley.

«Par contre, ça demeure une piste très populaire auprès des pilotes. Elle est large, il y a plusieurs opportunités. Et que dire de l’ambiance en ville! Je pense que je parle pour tous les gens impliqués, on espère revenir l’an prochain.»

Le directeur général du Grand Prix, Dominic Fugère, a bon espoir de signer une nouvelle entente avec le promoteur de l’AMA Supermoto Alex Mock. «Tant mieux si c’est le cas, lance Tommy Lemieux, qui vante les installations. Par contre, on voit que la partie de terre est différente cette année. J’aurais aimé avoir de plus gros sauts. C’était plus technique avant. Maintenant, c’est un gros plateau sur lequel il faut ralentir beaucoup plus qu’avant. À la défense du GP3R, je les comprends d’agir ainsi, car il y a plusieurs pilotes dans la classe amateur. On ne veut pas les voir partir en ambulance.»

Pour revenir à ses talents en piste, Lemieux impressionne les amateurs, mais aussi les membres de son équipe. «Tommy est agressif et confiant, ça paraît qu’il a fait du motocross plus jeune, car il est habile dans la portion en terre. Il a toujours su qu’il était bon et dorénavant, les pilotes américains le savent, tout le monde le connaît», conclut Joe Hagley.

David Bertrand, un autre coureur de la région, était également inscrit dans la classe des pros. Il a fini 15e samedi, puis 13e dimanche.

Chez les amateurs en classe National, Gabriel Boisvert, le neveu de Jean-François Dumoulin, a terminé sur la troisième marche du podium samedi, avant de finir quatrième dimanche.