T.J. Stanton étudiait trois offres dans la Ligue Frontier, dont celle des Aigles.

T.J. Stanton dit oui aux Aigles

Trois-Rivières — La rencontre de mercredi avec la direction du club aura convaincu T.J. Stanton de continuer sa carrière de gérant dans le baseball professionnel à Trois-Rivières.

L’homme de 38 ans a passé les derniers jours à étudier les options qui s’offraient à lui. Deux autres équipes de la Ligue Frontier se montraient intéressées à ses services, mais les Aigles auront présenté, au final, le plan le plus avantageux pour lui.

Dans les circonstances, cette fois-ci, une entente d’un an s’avère satisfaisante. Pourtant, dans l’édition de mercredi du Nouvelliste, Stanton avait reconnu que le fait de voir son contrat être reconduit pour une seule saison, au terme de la campagne 2018, l’avait froissé. Il s’attendait à un pacte d’au moins deux ans, considérant le bond de géant effectué par l’équipe au classement.

Stanton est d’ailleurs le premier gérant de l’histoire de la franchise à se tailler une place en séries éliminatoires deux années de suite (2018 et 2019).

Déjà en bons termes avec le directeur général René Martin, le Floridien devenu un résident du Québec à temps plein admet avoir apprécié ses échanges avec les deux autres personnes impliquées dans son dossier: le président par intérim Paul Poisson ainsi que le commandité de l’équipe, Jean Tremblay du Groupe Vertdure.

«Je me sens confortable et j’ai pleinement confiance en eux. Ç’a joué gros dans ma décision de rester avec les Aigles. Je ne dis pas que j’avais des problèmes avec l’ancienne direction, mais la relation n’est pas la même.»

Selon Tremblay, Stanton a prouvé qu’il tenait en haute estime l’organisation en s’occupant du repêchage spécial des Champions d’Ottawa, même s’il n’avait pas de contrat. «Il était normal qu’il explore les différentes options. T.J. Stanton est tatoué Aigles. C’est un joueur d’équipe qui place la cause en avant de ses besoins personnels», a-t-il mentionné dans un communiqué.

Fin négociateur

Au final, Stanton aura été un fin négociateur et on peut dire qu’il avait le gros bout du bâton. Son flair de recruteur a été testé et approuvé depuis deux ans, ce qui constitue une plus-value dans un petit marché comme Trois-Rivières.

Aussi, il ramènera avec lui son fidèle adjoint, Kole Zimmerman. «Lui et moi, c’est comme un mariage», sourit Stanton, ajoutant qu’il a été impressionné par la vague d’amour dont ont bénéficié les Aigles il y a quelques semaines, alors que la survie du club était menacée.

«L’appui des partenaires et des partisans pour le futur de la concession m’a motivé, c’est certain! C’est un scénario idéal et on travaille pour avoir encore une très bonne équipe.»

Une ligue à apprivoiser

Les semaines à venir s’annoncent cruciales du point de vue du recrutement, alors que les cinq équipes de la Can-Am ayant fusionné avec la Ligue Frontier se retrouvent dans un nouvel environnement... avec de nouveaux règlements.

Désormais, les clubs auront droit à quatre joueurs au statut vétéran, c’est-à-dire des joueurs de 28 ans et plus. La Frontier demandera aussi à ce que dix recrues soient insérées dans chacune des formations. Les autres statuts sont Expérience-1 (les recrues de la dernière saison) ainsi que Expérience-2 (tous les joueurs de 27 ans et moins avec plus d’une année de vécu dans le baseball professionnel).

Chaque équipe devra se limiter à 10 joueurs vétérans et Expérience-2. Tout un casse-tête à prévoir, alors que les Aigles ne se retrouveraient qu’avec 10 places disponibles sur un total de 19 joueurs potentiellement considérés, en tenant compte de la cuvée 2019.

«La bonne nouvelle, c’est que plusieurs joueurs sont encore intéressés à venir à Trois-Rivières, s’ils n’obtiennent pas un essai ou un contrat dans les rangs affiliés. Il reste que ce sera très difficile comme recrutement, surtout que seulement deux équipes sur sept dans notre division feront les séries.»

Voilà un défi stimulant, et colossal, pour Stanton et Zimmerman.

Soulagement

Dans les bureaux des Aigles, le DG René Martin reconnaît avoir poussé un soupir de soulagement. «On a eu peur de le perdre: plus l’échéance du 1er novembre arrivait, plus on s’inquiétait. Nous, c’est clair qu’on voulait T.J. et il le savait.»

La participation de Jean Tremblay dans les négociations aura aidé à faire pencher la balance, croit Martin. «Il a eu un rôle important à jouer.»

Matthew Rusch

Dès le moment où Stanton a laissé planer un doute sur son avenir, le nom de l’entraîneur des Cascades de Shawinigan, Matthew Rusch, a été mentionné comme potentiel successeur.

Rusch mise sur un fort capital de sympathie dans la communauté du baseball régional et a vu son numéro 22 être retiré par les Aigles au mois d’août. «Matthew est un Aigle pour la vie et on sait qu’il aimerait coacher dans le pro un jour, mais nous n’avons eu aucune rencontre officielle avec lui.»

Bien que les noms aient circulé, René Martin a également confirmé qu’il n’avait eu aucun entretien avec Jonathan Malo, Sébastien Boucher ou Pierre-Luc Laforest.