Max Pacioretty, pourtant disponible pour répondre aux journalistes depuis qu’il a été nommé capitaine, a coupé court à certaines questions, notamment celles concernant les rumeurs d’échange à son égard.

Tension, attention dans l’entourage du CH

PHILADELPHIE — Les astres sont alignés pour que le climat soit tendu dans l’entourage du Canadien. L’équipe gît au 29e rang du classement général, ce qui atteint forcément les joueurs qui se préoccupent des succès collectifs. Et il y a la date limite des transactions, lundi prochain. Pour des vétérans, c’est l’incertitude de savoir si la famille devra déménager, quelle sera la prochaine destination, si prochaine destination il y a.

Au cœur de ces questions, il y a bien sûr Max Pacioretty, dont l’alléchant contrat le rend intéressant pour les équipes qui veulent se rendre loin au printemps.

Depuis sa nomination comme capitaine, le numéro 67 a toujours été disponible et patient pour répondre aux questions. Il l’a de nouveau été lundi, mais a coupé court à quelques questions. Les rumeurs de transaction à son sujet l’atteignent-elles ? «Non.» 

Mais les influents informateurs de la LNH, notamment Elliotte Friedman, qui mentionnent fréquemment son nom dans leurs chroniques ou sur Twitter? «Je ne suis pas sur les réseaux sociaux.»

As-tu parlé à Marc Bergevin à ce sujet? « Non, pas récemment.»

Pacioretty en arrache cette saison, et particulièrement depuis le début du mois, avec aucun but et seulement huit tirs au but en huit matchs. Ils sont nombreux à se demander si ce n’est pas là le jeu d’un joueur qui en a assez de la lourdeur de Montréal, de la défaite, de ses responsabilités de capitaine. C’est pourquoi il a été interrogé sur son désir de rester dans la métropole. L’ailier gauche a fait un long soupir. «J’aime Montréal, ce n’est pas un secret. Je suis le capitaine de la plus grande franchise au monde. Je ne sais pas ce qui arrivera, c’est hors de mon contrôle. Donc je préférerais ne pas en parler d’ici à la date limite, que quelque chose se produise ou pas. Le sujet est déjà amplement discuté, je ne veux pas ajouter de l’huile sur le feu.»

Gérer l’incertitude

Quant à Claude Julien, comment gère-t-il des cas de la sorte, des joueurs qui vivront les six prochains jours dans l’incertitude?

«Les 31 équipes ont des joueurs dans cette situation, a répondu l’entraîneur, visiblement peu ému. Peu importe ce que je dis aux joueurs, ça importe peu, car je ne prends pas les décisions. Au bout du compte, ça fait partie de notre réalité. Nous, les entraîneurs, on atteint des points où on ne sait pas si on va diriger le match suivant. Personne ne vient me réconforter.

«On sait pourquoi on fait ce travail et avec quoi ça vient. Des joueurs sont échangés. C’est peut-être plus stressant en ce moment, mais on doit réagir comme des professionnels. De mon côté, je dois essayer de coacher comme à l’habitude et leur faire sentir que c’est une journée comme une autre.»

C’est donc dans ce contexte que le Canadien attaquera les trois matchs à disputer d’ici la date limite des transactions. Au point où l’équipe en est, ce ne sont pas des victoires qui changeront quoi que ce soit à ses chances de participer aux séries. On devine toutefois que l’atmosphère serait un brin plus légère.

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DEUX ANS POUR DESLAURIERS

Nicolas Deslauriers a signé une entente de deux ans avec le Tricolore.

Situation assez particulière chez le Canadien, lundi. À l’heure du dîner, au terme de l’entraînement, Nicolas Deslauriers répondait aux journalistes qui le questionnaient sur sa réaction après avoir été laissé de côté lors des deux derniers matchs. Une heure plus tard, l’équipe annonçait une entente avec le fougueux ailier! Voici comment se traduit, en chiffres, la nouvelle du jour.

2 — C’est une entente de deux ans que Deslauriers a signée. L’ailier visait un pacte de trois ans, mais il s’est finalement résolu à accepter une saison de moins. «En tant que Québécois, c’est spécial de jouer pour le Canadien», a mentionné Deslauriers, rencontré de nouveau en après-midi à l’hôtel où loge le CH. «Je l’ai dit, je suis fier de porter ce chandail. Quand j’étais à Laval, j’étais fier de faire partie de l’organisation, mais ce n’était pas là que je voulais jouer. Je souhaitais me retrouver avec le Canadien. J’ai tout donné pour que ça devienne vraiment dur de m’enlever ce chandail. J’ai deux autres saisons pour montrer que j’adore jouer ici.» Deslauriers fêtera ses 27 ans jeudi, ce qui signifie qu’il aura 29 ans au terme de l’entente.

950 000 — Deslauriers aura un impact annuel de 950 000 $ sur le plafond salarial. C’est un montant supérieur à celui de ses comparses du quatrième trio, qui touchent tous entre 650 000 $ et 725 000 $. Par contre, Deslauriers est l’unique véritable joueur permanent de la LNH parmi le groupe, puisqu’il jouera mardi soir (s’il est ramené dans la formation) son 248e match dans le circuit. De plus, sa polyvalence a grandement servi la cause de Claude Julien, qui s’est tourné vers le numéro 20 quand est venu le temps d’insuffler un peu d’énergie à Jonathan Drouin et Alex Galchenyuk le mois dernier. 

160 — C’est le nombre de mises en échec distribuées cette saison par celui que l’on surnomme «D-Lo». Ça le place au huitième rang dans la LNH parmi les attaquants. Il n’a cependant disputé que 36 matchs, si bien qu’il vient au premier rang de la LNH pour la moyenne de mises en échec par match (4,4). Dans la colonne qui fait foi de tout, c’est positif : 14 buts marqués, 6 accordés quand Deslauriers est sur la patinoire à forces égales. Sa fiche personnelle : 7 buts, 3 passes, 10 points en 36 matchs. Pas mal pour un joueur acquis contre Zach Redmond, qui a passé pratiquement toute la saison dans le club-école des Sabres jusqu’ici.

3 — C’est le nombre de matchs où il a été laissé de côté cette saison : une fois en Floride en décembre, et lors des deux dernières rencontres. Comme tout attaquant de quatrième trio, il doit donc sauter un tour de temps à autre. Si on se fie à ce qu’on a observé lundi à l’entraînement, il semble toutefois qu’on le reverra mardi, puisqu’il patinait au sein de la quatrième unité avec Logan Shaw et Daniel Carr. Et puis ce serait un brin étrange s’il était dans les gradins au lendemain de la signature de son contrat, non?  La Presse

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DANAULT PRÈS D'UN RETOUR

Phillip Danault devrait revenir au jeu ce soir. Ni lui ni Claude Julien n’ont voulu le confirmer puisqu’ils attendent le feu vert final. Mais Danault patinait au centre, avec comme ailiers Alex Galchenyuk et Charles Hudon, dans ce qui ressemblait drôlement à un troisième trio. 

«Si je ne joue pas, ce ne sera pas à cause de ma tête», a expliqué Danault, estimant que c’était maintenant une question de forme physique. 

Son retour dans l’échiquier a fait en sorte que Julien a réuni Pacioretty, Jonathan Drouin et Artturi Lehkonen au sein d’un même trio, lundi. 

Un autre blessé, Andrew Shaw, s’est exercé au sein du «cinquième» trio, avec Byron Froese et Jacob De La Rose. Danault et Shaw sont absents depuis le 13 janvier. Julien a aussi indiqué que Carey Price sera le gardien partant face aux Flyers. 

Le Canadien a également cédé l’attaquant Nikita Scherbak au Rocket de Laval, de la Ligue américaine. Récemment rappelé du club-école, Scherbak a inscrit son premier but de la saison, samedi, dans la défaite de 6-3 subie aux mains des Golden Knights de Vegas. 

En neuf rencontres avec le Tricolore cette saison, Scherbak a récolté trois points. Avec le Rocket, le patineur de Moscou de 22 ans a obtenu 30 points en 24 rencontres.  La Presse et La Presse canadienne