Laurence Deschênes est comédienne, nageuse synchronisée et étudiante. Malgré son horaire chargé, elle trouve le moyen d’exceller dans les trois champs.

Synchroniser piscine... et petit écran

Trois-Rivières — Pour plus d’un million de Québécois qui l’ont vu grandir au petit écran dans la série O’, Laurence Deschênes est connue sous le nom d’Anne O’Hara. À l’Académie les Estacades, elle est d’abord une étudiante-athlète qui s’apprête à représenter la Mauricie en nage synchronisée, aux Jeux du Québec.

À 16 ans, Laurence coordonne avec brio un horaire plutôt chargé. Le Nouvelliste l’a rencontrée, à quelques heures de son départ pour Québec.

«Il faut simplement savoir mettre les priorités à la bonne place. Parfois, les gens pensent que je n’ai pas de vie. Je vous assure que c’est faux», s’exclame l’adolescente en riant. «J’écoute des émissions, j’ai des amis et un chum. Mais au travers de ça, c’est vrai que je dois apprendre mes textes, pratiquer mon sport et étudier. J’ai de bons professeurs à l’Académie, ça facilite le tout.»

Celle qui interprète Anne dans la série culte de TVA a évolué avec son personnage depuis les débuts à l’hiver 2012. «On m’en parle souvent. Les téléspectateurs disent que j’ai grandi dans cette série et je ne peux pas les contredire! C’est la moitié de ma vie. Louis-David Morasse, avec qui je joue, est mon père depuis huit ans dans O’. Mon jeu a pris de la maturité, j’ai été bien coachée. O’, c’est la série qui a confirmé que je voulais travailler dans ce domaine. En plus, je partage des traits de personnalité avec Anne.»

Laurence Deschênes est comédienne, nageuse synchronisée et étudiante. Malgré son horaire chargé, elle trouve le moyen d’exceller dans les trois champs.

Elle commencera d’ailleurs à fréquenter le Collège Ahuntsic l’automne prochain, en cinéma. «Je désire toucher à tout, ouvrir mes horizons dans ce domaine. Quand tu entres dans le monde du cinéma, c’est impossible d’en sortir», sourit la Trifluvienne qui, pour le moment, se concentre sur ses objectifs à la piscine.

Entrée dans le nouveau programme Sport-études de nage synchronisée aux Estacades en septembre, elle a renoué avec son amour de la discipline. Aux Jeux, à compter de samedi, elle visera une participation à la finale dans l’épreuve solo chez les moins de 17 ans.

«J’ai raté la finale de peu à Alma en 2017, je compte bien me reprendre», souligne celle qui avait pris une pause d’un an en secondaire 4. «J’ai essayé le volleyball. J’ai aimé ça, sauf que je n’étais pas au niveau des autres. J’ai eu du plaisir par contre. Mais en apprenant que le Sport-études de synchro allait renaître, après une absence de 15 ans, j’ai sauté sur l’occasion. Je savais également que c’était ma dernière chance d’aller aux Jeux. D’un autre côté, je suis consciente que j’ai raté un an, contrairement à d’autres filles dans l’épreuve solo. Un podium sera difficile à atteindre, mais la finale, j’y crois!»

Son entraîneure, Ingrid Tessier, l’a connue à la même époque où les Québécois découvraient Anne O’Hara. Elle ne tarit pas les éloges à son endroit.

«Laurence est une bonne comédienne, c’est également une belle interprète à la piscine en nage synchronisée. Pour gérer son horaire, ça prend de la débrouillardise. Elle rate souvent de l’école pour les tournages. Pourtant, ça ne paraît pas dans ses notes, même qu’elle excelle dans ses cours. Et dans tout ça, elle trouve le moyen d’enseigner la nage à des groupes d’enfants de 4 ans!»

Bien sûr, plusieurs la reconnaissent lorsqu’elle participe à des compétitions. «Elle n’est pas prétentieuse du tout. Elle ne cherche pas cette visibilité. En ce moment, c’est une période importante pour les auditions chez les comédiens. Malgré tout, elle est en mesure de bien se préparer pour les grosses compétitions sportives comme les Jeux du Québec. Elle m’impressionne!»