À Dallas, lundi, les Sénateurs ont été complètement dominés par les Stars et se sont inclinés 2-1 grâce à une bonne performance de leur gardien Anders Nilsson.

Ils devaient être plus compétitifs

CHRONIQUE / Quelqu’un a récemment essayé de me convaincre que les Sénateurs de 2019 sont encore pires que les Sénateurs de 1992.

Ses arguments, amusants, ont déclenché une conversation intéressante. Il est toujours amusant de s’amuser à refaire l’histoire.

Malgré tous ses efforts, mon ami n’a pas réussi à me convaincre.

Les Sénateurs de 1992 formaient une jolie courtepointe de laissés pour compte. Il serait facile d’oublier à quel point cette formation était démunie. Cette simple statistique devrait résister au temps : Rick Bowness et ses joueurs ont subi 38 revers consécutifs, sur la route.

Il serait facile d’oublier qu’il s’agit d’un record de futilité, dans la LNH.

Les Sénateurs de 2019 sont meilleurs que ça.

L’équipe est rentrée à la maison, après avoir complété son premier voyage de la saison. Elle atteindra le plateau des 10 matches joués, d’ici la fin de la semaine.

Dix matches, c’est assez pour commencer à se forger une opinion.

Après 10 matches, on commence à savoir quel type d’équipe on a devant les yeux.

On peut même commencer à s’en parler tout de suite.

Les Sénateurs de 2019 sont meilleurs que les Sénateurs de 1992. Mais les Sénateurs de 2019 m’ont quand même un peu déçu, jusqu’ici.

Ce n’est pas une question de victoires et de défaites. Je ne parle pas de l’efficacité du jeu de puissance, ni de la contribution offensive de Colin White.

Je n’avais rien chiffré, avant le début de la saison. J’étais juste curieux de voir cette jeune formation se lancer dans ce nouveau cycle de reconstruction.

Je savais bien que les Sénateurs continueraient d’occuper le bas du classement, mais je m’attendais à ce qu’ils soient un peu plus compétitifs que ça.

Les gens qui ont passé une petite partie de leur veillée électorale à faire du zapping, dans leurs salons, ont assisté à un spectacle désolant. À Dallas, lundi, les Sénateurs ont été complètement dominés par les Stars.

Ce n’était pas la première fois.

Ils ont subi le même sort, jeudi dernier, à Las Vegas.

Le score a été serré, dans ces deux soirées, pour une seule raison. Anders Nilsson a fait face à un barrage de 97 lancers. Il en a stoppé 93.

Les performances du Suédois ont un petit quelque chose de rassurant. En même temps, on nous avait dit que le temps où les gardiens de but devaient faire tout le travail était révolu à Ottawa.

D.J. Smith nous avait vendu un nouveau système de jeu plus efficace, dans lequel les centres seraient plus actifs en territoire défensif.

Dans les derniers mois, la direction a fait l’acquisition d’attaquants d’expérience qui devaient être capables de cadrer dans ce système.

La brigade défensive devait être plus hermétique, aussi. Smith a fait venir de Toronto deux vétérans qu’il avait dirigés chez les Maple Leafs. Les résultats se font toujours attendre.

Après le match à Dallas, Smith a parlé de l’effort de certains joueurs, qui laisse à désirer. Il a encore laissé planer le spectre des « changements » qui pourraient survenir dans sa formation.

Quand il a été embauché, le printemps dernier, Smith était considéré comme un entraîneur qui était proche de ses joueurs.

Un entraîneur proche de ses joueurs ne devrait-il pas être capable de les motiver ?

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Quelques observateurs ont été surpris quand Jean-Christophe Beaudin a été l’attaquant rappelé de Belleville, en début de semaine. Sur les ondes de TSN 1200, mercredi, l’entraîneur-chef des Senators, Troy Mann, a offert un début de réponse.

« Jean-Christophe ne manque pas de vitesse. D.J. voulait peut-être, simplement, améliorer la vitesse de son quatrième trio. »