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Sylvain St-Laurent

La troisième opportunité ratée

CHRONIQUE / Quand on pense aux années de gloire des Sénateurs, on retient généralement deux belles opportunités, ratées, de gagner la coupe Stanley.

Il y a les séries du printemps 2003, évidemment. L’équipe, encore toute jeune, avait atteint le septième match de la Finale de l’Association Est. Elle avait la chance de jouer ce match à Kanata, dans un Centre Corel rempli à capacité. Tout le monde s’entendait pour dire que le gagnant de ce match partirait favori, en grande finale, contre les Mighty Ducks - à l’époque, ils étaient encore Mighty - d’Anaheim.

Sylvain St-Laurent

Quand personne ne peut se tromper...

CHRONIQUE / Je ne vais pas vous parler de l’annulation du repêchage de la LNH, au Centre Bell, en tant que tel.

Ce repêchage aura bel et bien lieu, un jour ou l’autre. Il faudra simplement choisir un format qui ne mettra pas en danger tous ces jeunes joueurs qui sont nés en 2001 ainsi qu’en 2002.

Je ne perdrai pas non plus de temps à vous parler de cette proposition, saugrenue, qui circule. Un club de la LNH aurait proposé d’organiser un tournoi, impliquant les équipes de fond de classement, au lieu d’une loterie.

Ça n’arrivera pas.

Ce matin, j’ai envie de revenir sur un petit exercice de l’équipe du site officiel de la LNH. La fin de semaine dernière, les responsables du contenu éditorial se sont amusés à refaire le repêchage amateur de 2005.

Les résultats sont intéressants. Ils nous donnent surtout à réfléchir, dans le contexte actuel.

Sans surprise, 15 ans plus tard, on juge que Sidney Crosby était le meilleur joueur disponible.

Les Penguins de Pittsburgh ont donc pris la bonne décision de le sélectionner au tout premier rang.

Après, tout ce gâte.

Les experts de LNH.com jugent qu’Anze Kopitar aurait mérité d’être choisi au deuxième rang. Suivent ensuite trois gardiens: Tuukka Rask, Carey Price et Jonathan Quick.

Paul Stastny, Kristopher Letang, James Neal et Marc-Édouard Vlasic complètent le top-8.

Dans la «vraie» vie, en 2005, seul Price a été repêché aussi tôt.

En 2005, après Crosby, les équipes de la LNH ont sélectionné Bobby Ryan, Jack Johnson, Benoît Pouliot, Gilbert Brûlé, Jack Skille, Devin Setoguchi et Brian Lee.

Il y a comme un petit décalage.

Sylvain St-Laurent

Dans un parc près de chez vous...

CHRONIQUE / Dans un avenir pas trop lointain, un spectacle assez peu commun pourrait se produire, dans certains parcs municipaux de Gatineau.

Phillippe Aumont, un lanceur qui cogne à la porte des ligues majeures, pourrait aller s’exercer en lançant quelques balles rapides à 90 miles à l’heure.

Sénateurs

Les Sénateurs dans la clientèle à risque

CHRONIQUE / En tout début de semaine, j’écrivais sur la façon dont la Ligue nationale se préparait à combattre la pandémie du coronavirus. Je dois reconnaître que l’idée m’a rapidement traversé l’esprit. Je me suis dit qu’on trouverait probablement le « Patient zéro » à Ottawa.

Pourquoi ? Parce que. Il n’y a rien de logique derrière cette idée. C’est juste que je suis aux premières loges, depuis environ deux ans. J’ai vu, tous les malheurs s’acharner sur les gens qui œuvrent au sein de l’organisation des Sénateurs. J’ai couvert les scandales à répétition.

Sylvain St-Laurent

Photo de famille

CHRONIQUE / La photo qui accompagne cette chronique est assez saisissante.

On peut y voir l’équipe de hockey masculine de l’Université d’Ottawa. Elle a été prise sur la patinoire du Scotiabank Centre de Halifax, dans l’heure qui a suivi l’annulation du Championnat canadien.

Sylvain St-Laurent

Des séries pour 24 équipes ?

RUBRIQUE LNH / On sait bien peu de choses, au fond. À tous ceux qui demandent, Gary Bettman répond que «tous les scénarios sont à l’étude à l’heure actuelle».

Devant ceux qui insistent, le commissaire de la Ligue nationale parle de son «groupe de travail interne». Des gens qui travaillent dans le monde du hockey depuis plusieurs années sont appelés à se réunir, deux fois par jour, depuis bientôt une semaine. Leur mandat consiste à étudier toutes les options, en prévision d’un éventuel retour à la compétition.

Sylvain St-Laurent

La LNH devra intervenir

CHRONIQUE / Vous me pardonnerez d’arriver un peu tardivement dans ce débat. Je pensais tout bêtement que je pouvais m’accorder quelques jours de congé en famille, à l’occasion de la relâche scolaire. La date limite des transactions dans la LNH était derrière nous. J’étais convaincu que tout serait calme dans l’actualité sportive...

Ça m’apprendra.

Sylvain St-Laurent

Pas la première épidémie

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Les Sharks de San Jose ont jonglé avec la possibilité d’annuler un ou deux matches qui étaient à l’affiche, ce week-end.

Ils ont finalement décidé de ne pas modifier leur calendrier... pour l’instant.

Les dirigeants de la LNH ont jonglé pendant quelques jours avec l’idée de restreindre l’accès aux vestiaires.

La directive formelle a finalement été transmise lundi soir.

À compter de mardi, tous les contacts entre les joueurs et les représentants des médias pourraient éventuellement se faire dans le cadre de conférences de presse formelles.

Il s’agit d’une première mesure concrète visant à limiter la propagation du coronavirus dans les différents amphithéâtres de la ligue.

Cela nous laisse croire qu’on commence à prendre la menace au sérieux, dans le petit monde du hockey des ligues majeures.

Personne ne sait encore trop comment réagir. Il n’y a pas beaucoup de précédents.

En 2014, le virus des oreillons s’est propagé dans quelques vestiaires, sans conséquence graves.

Sinon, il faut remonter au siècle dernier pour trouver la trace de la dernière épidémie qui a secoué le monde du hockey.

La coupe Stanley n’a pas été décernée, au terme de la saison 1918-19. On a mis un terme à la finale, après cinq matches, parce que la grippe espagnole faisait des ravages au sein des deux formations qui étaient impliquées.

À l’époque, deux ligues rivales se disputaient la coupe argentée offerte par le gouverneur général Lord Stanley of Preston.

En 1919, le Canadien de Montréal avait remporté le championnat de la Ligue nationale. En finale, ils avaient éliminé les Sénateurs d’Ottawa en cinq rencontres.

Ils avaient ensuite traversé le continent, en train. À titre de champions de la Pacific Coast Hockey Association (PCHA), les Metropolitans de Seattle avaient mérité le droit d’organiser la finale.

La finale a pris son envol, tel que prévu, le 19 mars. Après cinq parties, les deux équipes étaient nez à nez. Les Mets avaient remporté les matches numéro un et trois. Les Glorieux avaient gagné les matches numéro deux et cinq. Les deux formations avaient fait match nul dans la partie numéro quatre.

Avant le match numéro six, les dirigeants des deux formations n’ont pas eu le choix de tout annuler. Le virus avait fait son chemin dans le vestiaire des deux équipes. Le Canadien n’avait plus assez de joueurs en santé, capables de continuer.

« Selon l’histoire qui nous a été transmise, la grippe a été ramenée d’Europe en grande partie par les soldats qui rentraient à la maison, après avoir combattu durant la Première Guerre mondiale », raconte l’historien sportif Eric Zweig.

Au fil de sa carrière, M. Zweig a écrit deux ouvrages qui traitent des effets de la grippe espagnole sur le monde du hockey.

« La grippe a fait le plus gros de ses ravages durant les mois de septembre, octobre et novembre. À cette époque, la saison de hockey débutait en décembre. Les joueurs de la LNH avaient donc évité le pire. »

L’éclosion soudaine sur la côte ouest a pris un peu tout le monde par surprise.

« C’est un peu un cas de malchance, soutient M. Zweig. En mars, à Seattle, la grippe n’avait pas fait une seule victime. »

L’attaquant franco-ontarien Édouard « Newsy » Lalonde, de Cornwall, a fait partie des joueurs du Canadien qui ont été hospitalisés. M. Lalonde a réussi à guérir, contrairement à son coéquipier Joe Hall, qui est décédé au début du mois d’avril.

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LA SASKATCHEWAN EST PRÊTE

Une autre mesure est envisagée, en cette fin de saison, de façon à contrer la propagation du coronavirus.

La LNH pourrait déplacer certains matches, si jamais on interdit les grands rassemblements populaires dans certaines villes où ses amphithéâtres sont situés.

On se mettrait alors à la recherche de villes neutres, au Canada comme aux États-Unis.

La ville de Saskatoon a déjà levé la main.

Responsable de la programmation au SaskTel Centre, un amphithéâtre de 15 000 sièges, Scott Ford a fait savoir qu’un tel projet était réalisable.

Il pourrait trouver quelques soirées qui ne sont pas réservées par les Blades, club de la Ligue de hockey junior majeur de l’ouest.

Les responsables de la santé publique de la province n’ont toujours pas diagnostiqué de coronavirus.

L’autre métropole de la Saskatchewan, Régina, a été le théâtre d’un match de la LNH, plus tôt, cette saison. Une foule de 33 000 spectateurs ont vu les Flames de Calgary défaire les Jets de Winnipeg, 2-1, dans le cadre de la Classique Héritage, au Mosaic Stadium.

Sylvain St-Laurent

Bobby et son bouton

CHRONIQUE / Vendredi dernier, Bobby Ryan a pris le temps de bien expliquer les raisons qui l’ont poussé à s’absenter pendant trois longs mois, au beau milieu d’une saison. Il y a un tout petit bout de sa conversation avec les journalistes dont nous n’avons pas vraiment parlé.

Ce petit bout de conversation m’est resté dans la tête pendant toute la semaine.

Sylvain St-Laurent

Le médaillé de la Basse-Ville

CHRONIQUE / Dan Boyle n’est pas certain d’avoir vu, de ses yeux, le but en or de Sidney Crosby.

L’action se passait à l’autre bout de la patinoire, loin du banc d’Équipe Canada. Il était peut-être en train de boire une gorgée d’eau quand le 87 a glissé la rondelle entre les jambières de Ryan Miller.

Sylvain St-Laurent

De la brique et du mortier

CHRONIQUE / Je ne sais pas si Jean-Gabriel Pageau a réalisé que sa déclaration avait un double sens.

Un journaliste de New York lui a demandé si la construction d’un aréna tout neuf pour les Islanders l’avait motivé à signer un contrat de six ans.

Sylvain St-Laurent

Un dernier plaidoyer pour Pageau

CHRONIQUE / Jean-Gabriel Pageau traînait dans le vestiaire des Sénateurs, mardi matin. Il répondait aux questions d’un collègue de Radio-Canada, sur le leadership de son ancien coéquipier Chris Phillips.

Après un moment, à force de l’écouter, j’ai eu le goût de me mêler à la conversation.

Sports

L’ère du gardien numéro 1B

CHRONIQUE / Dans le hockey, les nouvelles tendances arrivent généralement en faisant du bruit. Elles bousculent les idées reçues et provoquent de vifs débats.

Parfois, même si c’est plus rare, les révolutions se font lentement et naturellement.

Sylvain St-Laurent

Connor Brown est un gars d’Ottawa

CHRONIQUE / Dans mon salon, samedi soir, j’avais l’impression de voir Connor Brown assez régulièrement.

J’avais l’impression qu’il jouait un fort match. À la télévision, parfois, ça peut être trompeur.

La feuille de match a éventuellement confirmé mon hypothèse. Brown a été l’attaquant le plus utilisé par D.J. Smith, dans la défaite contre les Maple Leafs de Toronto.

Dimanche, depuis la galerie de la presse, j’ai vu la même chose. Pour ce deuxième match en autant de soirs, Brown était tout aussi efficace. Tout aussi engagé.

Brown a encore franchi le plateau des 20 minutes de jeu, contre les Stars.

Sa performance contre les Leafs me semble quand même plus importante.

Le Centre Canadian Tire était blanc et bleu, samedi. Les Sénateurs ont – enfin – réussi à faire salle comble pour un match, cette saison. Ils peuvent remercier les milliers de fanatiques qui sont venus de partout, en Ontario, pour encourager le club visiteur.

C’est là qu’il est intéressant de se placer dans les patins de Brown.

Le gaillard est originaire de Toronto. Il a eu le bonheur d’être repêché par le club de sa ville natale, en 2012. Il a passé les sept années suivantes dans le giron des Leafs.

L’été dernier, « son » équipe l’a largué.

Au moment où les Leafs arrivent à maturité, les dirigeants lui ont fait comprendre qu’il ne faisait plus partie des plans. Et tout porte à croire que cette décision n’avait rien à voir avec son talent. C’était une question de sous. Alors que l’espace se fait rare, sous le plafond salarial, il fallait se résoudre à laisser partir quelques joueurs de qualité.

Sylvain St-Laurent

Faire face à la musique, ça compte

CHRONIQUE / Je n’aimais pas trop ce que je lisais dans mon journal, depuis quelques jours.

Anthony Duclair a été cloué au banc dans la troisième période d’un match à domicile, la semaine dernière. Il ne s’est pas présenté dans le vestiaire, par la suite, pour affronter le troupeau de journalistes.

Sylvain St-Laurent

Vincent Dunn, l’entraîneur

CHRONIQUE / Je dois l’avouer. Je n’ai pas reconnu Vincent Dunn immédiatement.

J’étais à l’aréna Beaudry, un soir, en semaine. Je me tournais un peu les pouces en attendant le début de la séance d’entraînement de ma hockeyeuse préférée sur la planète. Une autre équipe féminine atome était sur la glace. Je trouvais que leur entraîneur était drôlement bien équipé.

Sylvain St-Laurent

Zach Dean, le prochain

CHRONIQUE / Il paraît que le party était pogné, sur la rue Carillon, en fin de semaine dernière. J’ai raté ça, mais je peux facilement l’imaginer. J’en ai déjà vu, des gros matches, au centre Guertin, avec 3500 personnes.

Ça devait être drôlement agréable pour les employés et les bénévoles qui ont survécu aux derniers mois en rêvant de jours meilleurs.

Sylvain St-Laurent

N’est pas vendeur qui veut

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Joe Thornton joue du très bon hockey, ces temps-ci. C’est l’entraîneur-chef intérimaire des Sharks de San Jose, Bob Boughner, qui le dit.

« Je l’ai à l’œil depuis plusieurs années. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu jouer aussi bien », a-t-il déclaré, mardi dernier, au terme d’un match dans lequel Jumbo Joe a récolté deux mentions d’aide, contre les Flames de Calgary.

Sylvain St-Laurent

Deux années sans jouer [VIDÉO]

CHRONIQUE / On aurait simplement pu lui annoncer qu’il participerait au prochain match. Comme ça, sans plus. Sans faire de grandes cérémonies.

Après deux années d’absence, durant lesquelles il a combattu – et vaincu – une maladie potentiellement mortelle, Jean-Robin Mantha aurait été content.

Sylvain St-Laurent

Ottawa, dépotoir de la LNH ?

CHRONIQUE / Nos amis de L’Athlétique ont souvent de bonnes idées. Les journalistes de ce média émergent viennent par exemple de sonder une vingtaine d’agents de joueurs. Ils leur ont posé une série de questions à choix multiples.

On leur a ensuite offert la possibilité de s’expliquer, sous le couvert de l’anonymat.

Le résultat de leur travail a été diffusé mardi matin. Une question, en particulier, a retenu notre attention.

On a demandé à tous les agents d’identifier les deux villes qui sont les plus susceptibles de se retrouver sur la liste de non-échange de leurs clients.

Winnipeg arrive au sommet de la liste. Elle a été nommée 12 fois.

En deuxième position, tout juste derrière, on retrouve Ottawa. La belle capitale fédérale a obtenu 11 votes.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Déjà, ça ferait mal. On connaît depuis longtemps la triste réputation de Winnipeg. Ça fait des décennies que ça dure.

Ottawa n’a pas toujours eu si mauvaise presse. Il faut croire que les scandales, les gaffes et les faux-pas des trois dernières années ont laissé des traces.

Les déclarations anonymes de certains agents sont hallucinantes.

J’ai retenu celle-là : « Les problèmes d’Ottawa, c’est un peu tout ce que vous entendez. C’est le propriétaire. C’est le fait que les Sénateurs n’ont jamais rien gagné. C’est comme le dépotoir canadien de la LNH ».

Il y en a d’autres. Elles vont pas mal toutes dans le même sens.

Dans le contexte actuel, à moins de trois semaines de la date limite des transactions, cette histoire devrait certainement faire réfléchir bien des gens, dans le bureau de direction des Sénateurs.

***

Quand l’agent anonyme dit que les Sénateurs n’ont « jamais rien gagné », il se trompe. On pourrait plutôt dire que les Sénateurs ont déjà tout gagné, à l’exception de la coupe Stanley.

Ils ont réussi à s’approcher du but ultime à quelques occasions.

En réalité, les dirigeants ont réussi à construire des équipes respectables à deux reprises. Chaque fois, ils ont utilisé la même recette. Ils ont misé sur la jeunesse. Ils ont réuni des jeunes joueurs et leur ont donné la chance de se développer sur la patinoire. Le reste s’est fait naturellement. Avec le temps qui a passé, ces joueurs ont découvert ce que les gens d’Ottawa-Gatineau savent fort bien. Il fait bon vivre dans la région frontalière.

Les joueurs ont fini par adopter la région. Ils ont fini par s’enraciner.

Vers la fin des années 1990, les Sénateurs sont devenus l’équipe de Daniel Alfredsson. Le plus grand capitaine a tôt fait de s’établir en permanence en ville. Ses coéquipiers ont été nombreux à l’imiter. Il y avait Chris Phillips, Chris Neil, Wade Redden, Patrick Lalime, Jason Spezza...

Les Sénateurs n’auraient pas participé aux séries, 11 années consécutives, sans le leadership exercé par ces joueurs.

Le même scénario s’est répété au milieu de la décennie 2010. Les Sénateurs n’ont pas connu autant de succès durant cette période. Ils ont quand même réussi à atteindre la Finale de l’Association Est avec Erik Karlsson, Kyle Turris, Mark Stone, Zack Smith, Marc Méthot et Chris Kelly.

Ces joueurs n’avaient pas tous un rôle de premier plan à jouer, durant les séries éliminatoires de 2017. Ils avaient cependant un gros point en commun. Ils vivaient à Ottawa à longueur d’année. Ils étaient fiers de représenter cette ville.

Tout ça nous ramène à la situation dans laquelle l’organisation des Sénateurs baigne depuis un certain temps. Cette drôle d’idée, selon laquelle leur ville serait soudainement devenue un « dépotoir » pour les joueurs de la LNH.

Malgré tout ce qui s’est passé dans les deux dernières années, Mark Borowiecki demeure profondément attaché au club de sa ville natale.

Jean-Gabriel Pageau aussi.

Le Gatinois finira par faire son deuil, si jamais on l’échange. Il saura se consoler, si jamais il se joint à une organisation mieux nantie, qui a la réputation de traiter ses joueurs aux petits oignons.

En attendant, il continue de se dépenser, sans compter, pour le club qui l’a repêché.

On l’a déjà dit, souvent. Ça ne coûte rien de se répéter.

La relance du club doit se faire avec ces deux joueurs.

Sylvain St-Laurent

«Aliu a fait ce qu’il fallait»

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Le récit de l’ancien joueur des ligues mineures Akim Aliu a provoqué une onde de choc dans le monde du hockey, cet automne. Qui aurait cru qu’un athlète de couleur des années 2000 pouvait entendre des épithètes racistes dans un vestiaire ?

Willie O’Ree, lui, n’a pas été surpris.

Sylvain St-Laurent

Pageau, Boro et Melo doivent tous rester

CHRONIQUE / Selon toute vraisemblance, les dirigeants des Sénateurs n’ont pas encore entrepris des négociations, de façon sérieuse, avec leurs futurs joueurs autonomes sans compensation.

Je vous l’ai déjà écrit à quelques occasions. Je trouve ça curieux. À la limite, ça me tracasse.

Sylvain St-Laurent

Hamel entre au temple

RUBRIQUE LNH / Denis Hamel n’avait jamais imaginé qu’il pourrait se retrouver, un jour, au Temple de la renommée.

Quand il a décidé d’accrocher ses patins, au terme de la saison 2011-12, le joueur originaire de Lachute pouvait être assez fier de son parcours. Il avait gagné sa vie sur des patinoires pendant 15 saisons. Il avait marqué une belle quantité de buts. Plus souvent qu’autrement, il avait été un des joueurs les plus importants de son équipe.

Sylvain St-Laurent

Les quatre dossiers de l’hiver

CHRONIQUE / Une semaine sans hockey, ça peut paraître long. Surtout quand on se trouve en plein coeur d’une saison déterminante pour l’avenir d’une organisation. Tout ça pour dire qu’on s’est ennuyés des Sénateurs d’Ottawa. Même s’ils ont joué leur dernier match il y a neuf jours, à peine.

L’équipe reprend officiellement le collier ce lundi. Et ce ne sera pas simple. On lui propose, d’entrée de jeu, une série de deux matches en autant de soirs, dans deux amphithéâtres différents.