Guillaume Labonté se rapproche de son rêve: la LNH.

Sur les traces de Furlatt et L’Écuyer

Trois-Rivières — Guillaume Labonté continue à gravir les échelons afin de suivre éventuellement les traces d’Éric Furlatt et Frédérick L’Écuyer. Au cours des deux prochaines semaines, l’officiel trifluvien sera du rendez-vous du Championnat mondial de hockey des moins de 18 ans en Suède, son premier gros tournoi international.

«C’est la porte d’entrée pour le Championnat du monde junior, et même pour le championnat senior, alors oui c’est une belle grosse étape pour moi», sourit Labonté depuis Örnsköldsvik, quelques minutes à peine après la cérémonie d’ouverture de l’événement. Labonté dit toutefois ne pas être plus nerveux qu’à l’habitude. «En tant qu’officiel, nous sommes habitués à être sous les projecteurs de toute façon!»

Il s’est quand même préparé minutieusement pour l’aventure, étant donné que certaines règles sont différentes dans le hockey international. «J’ai étudié le livre des règlements ces deux derniers mois, j’ai regardé des clips aussi. Et nous avons eu une bonne réunion aujourd’hui. L’idée, c’est d’assimiler les différences de façon à être prêt à prendre la bonne décision dans le feu de l’action.»

Labonté promet de savourer cette nouvelle expérience, qui le rapproche un peu plus près de son grand rêve, celui de toucher un jour aux glaces de la LNH.

À 28 ans, son CV est bien garni et suggère qu’il est sur le bon chemin. Il a déjà neuf saisons dans la LHJMQ derrière la cravate, lui qui a aussi travaillé comme juge de lignes au début de sa carrière. Il a participé à trois Défi mondial des moins de 17 ans, trois finales de la Coupe du Président dans la LHJMQ, une Coupe Memorial, deux camps des espoirs LNH, il a eu la chance de goûter au hockey professionnel avec des matchs partout en Amérique du Nord dans la Ligue américaine de hockey.

«Je pense que je suis sur la bonne route. Mais je ne tiens rien pour acquis, je travaille très fort pour continuer à m’améliorer.»

Ça implique depuis trois ans de se consacrer totalement à l’arbitrage durant la saison de hockey. Un choix qui a fini par s’imposer, tellement les voyages sont nombreux. «En avril, j’aurai passé deux jours à Trois-Rivières. Je ne me plains pas, ça fait partie de ma réalité, mais ça fait en sorte que je ne peux plus mener deux carrières en même temps. Les rares journées de congé à la maison, je fais du lavage!»