Steven Butler

Steven Butler prêt à livrer son message

Shawinigan — Si la majorité des boxeurs qui vont prendre part à la carte du 10 février au Centre Gervais Auto sont attendus en Mauricie en milieu de semaine, Steven Butler (21-1-1, 18 K.-O.) a de son côté décidé de s’installer plus rapidement.

Dès dimanche soir, il a quitté le nid familial pour maximiser ses chances d’être confortable dans le ring. Ce n’est pas une vilaine idée, car Butler s’est mis de la pression sur les épaules en promettant de faire mieux que Francis Lafrenière (16-5-2, 9 K.-O.) face à Uriel Gonzalez (16-3-1, 12 K.-O.), un coriace Mexicain.

Lafrenière avait dû se contenter d’une victoire par décision majoritaire. Butler, qui défie constamment Lafrenière sur la place publique depuis quelques mois, voit ce duel comme la chance de passer un message. «Et je suis prêt à le livrer! Ceci dit, je me concentre uniquement sur mon combat en ce moment, pas sur Lafrenière. Je sais qu’il y aura des comparaisons qui vont être faites après samedi. Mais mon travail, c’est de rester concentré sur l’objectif.»

Reste que Butler va livrer ce combat un cran au-dessus de sa catégorie de poids, à 160 livres. Ce n’est pas un hasard, c’est la division de Lafrenière! «On fait des tests. J’ai plus de maturité physique, ça vaut la peine d’essayer. Il n’est pas exclu du tout de retourner à 154 livres par la suite. On verra.»

D’ailleurs, Lafrenière n’est pas le seul client québécois dans le collimateur de Butler. Le spectaculaire Montréalais ne cache pas son intérêt pour en découdre éventuellement avec le Trifluvien Mikaël Zewski (29-1, 22 K.-O.) «Moi, les combats locaux, ça m’intéresse! Alors oui, je pense qu’un combat avec Zewski plairait aux fans. Je suis intéressé. Mais je doute que pour l’avancement de sa carrière, il y ait intérêt mutuel du côté de Zewski!»

Attention, ce dernier n’est pas fermé du tout à cette hypothèse. À condition que ce soit fait de la bonne façon. «Un combat avec Butler, ça ne m’énerve pas pantoute! J’ai entendu dire qu’il en avait parlé sur Facebook, mais moi, je ne négocie pas via les médias sociaux. J’ai un gérant (Cameron Dunkin) et un promoteur (Yvon Michel) qui s’occupent de ces choses-là. Si le clan Butler est sérieux, il n’a qu’à déposer une offre qui a du sens. S’il y a une ceinture en jeu, si ça me permet d’intégrer les classements mondiaux et si les fans veulent ce combat, moi je n’ai aucun problème avec ça!»

Il y aurait quand même la délicate question du poids à élucider. Butler montera sur le ring le 10 février à 160 livres, Zewski veut remonter dans les classements à 147. Il s’est battu dernièrement à 150, mais ça semblait être un accommodement pour ne pas trop le faire souffrir la semaine avant la pesée, pour des combats de remise en forme.

Butler a déjà dit qu’il était prêt à revenir à 154 livres, mais peut-il descendre plus bas? Zewski accepterait-il un combat aussi compliqué à 150, ou même à 154? «Bonne question. Ça dépend d’un paquet d’affaires. Pour moi la priorité, c’est vraiment de remonter dans les classements mondiaux, alors ce sont des choses que nous devrons analyser… si jamais une offre est déposée.»

En action le 15 février
D’ici là, Zewski se prépare pour sa prochaine sortie, le 15 février au Casino de Montréal. Devant lui, il aura Jose De Jesus Macias (23-7-2, 12 K.-O.), un Mexicain qui a gagné cinq de ses six derniers combats. Macias s’est fait surprendre par un novice l’an dernier, mais avant ça, ses deux dernières défaites avaient été subies en 2016 par décision face à des boxeurs invaincus qui totalisaient une fiche combinée de 31-0.