L'arrivée d'Ilya Kovalchuk a fourni quelques étincelles, mais pas de victoire.
L'arrivée d'Ilya Kovalchuk a fourni quelques étincelles, mais pas de victoire.

Spectacle post-tourtière décevant

CHRONIQUE / Le match de lundi entre les Canadiens et les Jets de Winnipeg ne s’est pas avéré le remède au spleen post-temps des Fêtes que j’espérais et dont j’avais tant besoin. Après une quinzaine à trop manger, boire un peu plus que je le devrais et pendant laquelle les courtes nuits de mon deuxième héritier ne constituaient pas l’unique raison de mon manque de sommeil, j’avais besoin d’un feu d’artifice, d’un électrochoc. Mais ce ne fut pas le cas.

Désespéré que je suis, j’ai même cru que l’arrivée dans l’alignement d’Ilya Kovalchuk, où le vieillard venu de l’Ouest comme j’ai décidé de le surnommer, allait me requinquer en ce début de 2020. Mis à part quelques séquences que les analystes de RDS ont qualifiées d’«intéressantes» et de «dynamiques», on ne peut pas dire que l’ancienne gloire russe abandonnée par les Kings de Los Angeles en novembre avait des allures de messie. Bon, laissons-lui du temps, il n’a pas joué depuis près de deux mois...

Et que dire de mon «pref», Max Domi. Je le croyais redevenu le joueur qu’il devrait être au début décembre, mais le petit tatoué m’a déçu face aux représentants de la capitale du Manitoba, notamment en commettant le revirement en avantage numérique en deuxième période, celui qui a mené à la deuxième réussite des visiteurs.

Il y a bien eu les deux buts de Ben Chiarot, deux séquences sur lesquelles Kovalchuk a bien paru, mais ce fut insuffisant. Désolé mon cher Ben, mais ton brio n’a pas permis à la Sainte Flanelle de battre ton ancienne équipe.

Par contre, je dois avouer que l’arrêt de Carey Price en fin de second engagement alors que les deux meilleurs attaquants des Jets s’amenaient à deux contre lui m’a quelque peu sorti de ma torpeur. Il faut se dire les vraies affaires, c’est notre cerbère chéri le vrai messie.

Et que dire de la troisième? Je n’ai rien d’intéressant à écrire en fait, si ce n’est que je me suis demandé si nous étions en 2015 chaque fois que j’entendais Pierre Houde prononcer le nom Dale Weise. Peut-être aussi que les Canadiens ont été frustrés à plusieurs reprises par un gardien adverse en pleine possession de ses moyens.