Le Trifluvien Xavier Bouchard rend de précieux services aux Eagles depuis son arrivée en Nouvelle-Écosse.

Quand la chimie opère rapidement

Bien des joueurs échangés dans la LHMJQ ont besoin d’une période d’adaptation avant de se sentir à l’aise dans leur nouveau maillot. Pas évident à l’adolescence de changer de ville, de coéquipiers, de famille de pension.

Ces turbulences ne déstabilisent toutefois pas tous les athlètes. Regard sur les patineurs qui font actuellement passer leurs nouveaux patrons pour des génies!

Xavier Bouchard, Eagles du Cap-Breton

Quand Steve Ahern l’a repêché il y a quatre ans, il claironnait avoir mis la main sur le meilleur défenseur de son groupe d’âge. Le Trifluvien n’a jamais été en mesure de lui donner raison et sa progression a stagné dans la dernière année, ce qui fait que les Eagles ont pu l’obtenir à un prix d’ami.

Depuis, ils doivent se frotter les mains tous les matins! Il ne lui manque, en huit matchs, qu’un petit point pour offrir la même production… qu’à ses 31 premières rencontres avec le Drakkar! Encore mieux, Bouchard est à +12, alors qu’il traînait un -11 à Baie-Comeau.

Mieux entouré, l’espoir des Golden Knights va vraisemblablement profiter de ce petit détour par le Cap-Breton pour préparer avec soin son passage chez les pros l’an prochain.

Raphaël Lavoie, Saguenéens de Chicoutimi

Yanick Jean a dépensé sans compter lors de la dernière période des transactions pour s’offrir le meilleur alignement de la LHJMQ. Au cœur de ces emplettes, il y a Lavoie, un pur marqueur.

L’ex-joueur des Mooseheads, fraîchement revenu du Championnat du monde junior, n’a pas mis de temps à créer une chimie avec ses nouveaux coéquipiers. L’espoir des Oilers revendique neuf points, dont quatre buts, en cinq petits matchs.

Charles-Antoine Roy pourrait de nouveau connaître de bonnes séries éliminatoires, cette fois avec Sherbrooke.

Lavoie est venu bien près l’an passé de soulever la coupe du Président puis la coupe Memorial, les Mooseheads battus chaque fois au photo-finish par les Huskies. Visiblement, les Saguenéens ont mis la main sur un grand attaquant affamé à ses derniers milles dans le junior.

Evan Mackinnon, Olympiques de Gatineau

La tempête qui a fait rage à Gatineau est derrière les Olympiques. Le controversé Alain Sear est parti, l’équipe a cédé quelques vétérans. Tout ce remue-ménage a servi d’électrochoc à l’équipe, de retour dans la course pour une place en séries avec neuf gains à leurs dix derniers matchs!

Obtenu contre un modeste choix de sixième tour, Evan Mackinnon est au cœur de cette relance. En quatre matchs, l’attaquant a déjà compilé six points! Il a comblé une partie du vide laissé par le départ du capitaine Charles-Antoine Roy, dont les services ont été vendus à prix d’or au Phoenix.

Gabriel Fortier, Wildcats de Moncton

Incapable de produire à son rythme habituel depuis le début de la saison, Gabriel Fortier a retrouvé tous ses repères à Moncton. L’espoir du Lightning carbure presque à un but par match depuis son arrivée chez les Wildcats, pour une production totale de huit points en six rencontres.

Le directeur-gérant Pierre Rioux a arraché aux Wildcats l’adolescent de 16 ans Julien Hébert et un bouquet de cinq choix pour les droits de Fortier. Un prix qui semblait élevé au départ, mais qui sera peut-être plus raisonnable qu’anticipé si Fortier continue de produire au même rythme. Après tout, les Wildcats n’ont cédé aucun choix de premier tour, et un seul de deuxième tour dans le lot…

Charles-Antoine Roy, Phoenix de Sherbrooke

Surprise, le Phoenix a décidé de piger chez les Olympiques pour fortifier son trio de 20 ans, n’hésitant pas à leur refiler quatre valeurs, dont un choix de première ronde, afin de mettre la main sur Charles-Antoine Roy.

Ce dernier, un joueur sous-estimé dans la LHJMQ, est en train de donner raison à Jocelyn Thibault. Non seulement il a amassé huit points en six matchs depuis son arrivée en Estrie, mais il s’insère facilement dans l’ADN de l’équipe. Roy avait connu de bonnes séries l’an passé, pariez que ça n’avait pas échappé à Thibault dans l’équation.

Brooklyn Kalmikov, Tigres de Victoriaville

Alors que les Tigres se battent pour une place en séries, le directeur-gérant Kevin Cloutier a sacrifié un choix de première ronde pour s’offrir Brooklyn Kalmikov. Étonnant! Ceux qui l’ont vu jouer depuis comprennent un peu mieux la décision: ce Kalmikov est très talentueux.

Âgé de 18 ans, il a tous les atouts pour devenir l’un des favoris de la foule dans les Bois-Francs. Avec neuf points, dont quatre buts en neuf matchs, il a déjà amorcé son opération séduction. Reste à Louis Robitaille à lui faire acheter toutes les notions défensives du plan de match des Tigres, et ce Kalmikov vaudra son pesant d’or pour deux ans!

Déjà une suspension pour Robidoux chez les pros

Mikaël Robidoux n’a pas mis de temps avant de collectionner sa première suspension chez les pros.

L’homme aux neuf suspensions dans la LHJMQ a été puni pour trois matchs, à la suite d’une charge par derrière mercredi dernier. Il en était à son quatrième match, avec les Mariners du Maine dans la Ligue ECHL. 

Ça n'aura pris que quatre matchs à l'ancien des Cataractes Mikaël Robidoux avant de devoir purger une première suspension, dans la Ligue ECHL.

L’ex-joueur des Cataractes, d’un commun accord avec la direction, avait quitté Shawinigan quelques heures avant la fin de la dernière période de transactions, parce qu’il avait l’impression de jouer avec une épée au-dessus de la tête. Multi récidiviste, le préfet de discipline Éric Chouinard lui avait expliqué qu’à son prochain écart de conduite, il serait banni à vie. 

Il se disait content de joindre les Mariners, afin de pouvoir profiter d’un nouveau départ. Face à des joueurs plus matures, il croyait aussi pouvoir jouer pleinement son rôle de joueur physique, sans avoir besoin de se retenir. Visiblement, peu importe le niveau, Robidoux doit trouver une façon de faire son job de façon un peu plus sécuritaire.