Pas de débat pour l’obtention du trophée Michel-Brière, qui reviendra au futur premier choix de la LNH Alexis Lafrenière.

Joueur le plus efficace: Lafrenière en avant de la parade

CHRONIQUE / La fin de la saison approche à grands pas. Les hommes de hockey de la LHJMQ sont appelés à voter pour les différents trophées individuels qui seront remis au gala des Rondelles d’Or, programmé entre la première et la deuxième ronde des séries. On vous offre ici, pour le plaisir, nos choix pour les principaux honneurs à l’enjeu.

Trophée Michel-Brière (joueur le plus efficace)

Pas de débat pour le trophée le plus prestigieux. Dans cette ligue en 2019-20, il y a Alexis Lafrenière, et il y a les autres. La vedette de l’Océanic trône au sommet des marqueurs même s’il a pratiquement raté un mois en raison de sa présence au Championnat du monde junior.

Lafrenière sera vraisemblablement le tout premier choix du prochain encan de la LNH, ce qui va aussi lui permettre de rafler le trophée Michael-Bossy remis au meilleur espoir. Pour les deux autres places de finalistes, c’est plus corsé.

J’y vais avec Egor Sokolov, meilleur buteur du circuit et meneur des Eagles du Cap-Breton, une équipe à surveiller en séries. Ainsi qu’avec le capitaine des Voltigeurs, Xavier Simoneau. Même s’il est moins bien entouré que les autres, Simoneau se bat actuellement pour une place dans le top 5 des marqueurs.

Trophée Émile-Bouchard (défenseur par excellence)

Ce n’est pas une saison où il y a des défenseurs ultra dominants. Dans un peloton plus homogène, Jordan Spence sort quand même du lot. Très dynamique en attaque, fiable dans son territoire, Spence passe un peu inaperçu au sein de la talentueuse équipe des Wildcats et pourtant, son impact est ultra important.

Il devance William Villeneuve et Christopher Merisier-Ortiz, respectivement des Sea Dogs et du Drakkar. Le premier génère beaucoup d’offensive en plus de montrer de beaux progrès en défense, le second est peut-être le défenseur le plus complet de la ligue. À noter l’absence de Jared McIsaac (Wildcats) au sein du trio, parce qu’il n’a disputé qu’une vingtaine de matchs…

Trophée Michel-Bergeron et Raymond-Lagacé (recrues offensive et défensive de l’année)

Un récalcitrant, et deux belles surprises se font la lutte pour ces deux trophées. Zachary Bolduc, meilleur buteur de sa promotion même s’il a amorcé la saison aux États-Unis, ne passe pas inaperçu dans les arénas du circuit même s’il joue dans l’ombre d’Alexis Lafrenière.

Son coéquipier Isaac Belliveau, à sa première saison à 17 ans, étonne tout le monde par son aplomb. Mais la révélation, c’est Jacob Dion, des Voltigeurs de Drummondville. Une saison midget Espoir, deux autres midget AAA et hop, Dion fait paraître le recruteur-chef Jean-Sébastien Perron pour un génie!

Jocelyn Thibault (à droite) a fort bien géré le Phoenix de Sherbrooke depuis un an.

Un choix de quatrième tour, ce Dion. Quel coup de maître ! La ligue dispose par ailleurs de plusieurs autres recrues de grande qualité comme Zachary L’Heureux, Zach Dean, James Malatesta, Joshua Roy et Justin Robidas. Impossible de prédire lequel aura la plus belle carrière junior, c’est trop tôt. Mais pour la photo de la première saison, Bolduc, Belliveau et Dion ont été très impressionnants.

Trophée Ron-Lapointe (entraîneur de l’année)

Il faut du doigté pour maximiser les performances d’une équipe ultra talentueuse. C’est exactement ce que démontre Stéphane Julien depuis le jour 1 du calendrier. Son Phoenix a été très constant. Même lors de la période des Fêtes, alors que la moitié de l’équipe n’était pas sur la glace, le Phoenix a continué de gagner. Julien mérite cette reconnaissance.

Mention honorable à Steve Hartley et Bruce Richardson, respectivement à la tête des Voltigeurs et de l’Armada. Voilà deux équipes qui ont déjoué les calculs des experts, particulièrement les Voltigeurs qui amorçaient un nouveau cycle après la déception du printemps passé.

À noter aussi les succès de Daniel Lacroix à la barre des Wildcats, appelé en renfort en milieu de saison. Lacroix n’a pas perdu beaucoup de matchs depuis qu’il a accepté l’invitation de Robert Irving!

Trophée Maurice-Filion (directeur-gérant de l’année)

Jocelyn Thibault a très bien manœuvré depuis un an. Il ne s’est pas trompé sur le marché européen avec l’embauche du gardien Samuel Hlavaj, devenu rapidement un point d’ancrage de l’équipe.

Il a ajouté du tonus à sa brigade défensive avec les acquisitions de Samuel Bolduc et Xavier Bernard, en plus d’ajouter du leadership en attaque avec la transaction amenant Charles-Antoine Roy en Estrie. Ces gars-là n’étaient pas les plus gros noms sur le marché, certes, mais ils s’inséraient parfaitement dans le puzzle du Phoenix, qui a ainsi pu se garder des munitions en vue de l’an prochain aussi.

Comme Thibault, Serge Beausoleil a amélioré ses effectifs sans céder tous ses actifs. À Rimouski, certains partisans auraient aimé davantage d’achats, mais Beausoleil a néanmoins offert du support de qualité à Alexis Lafrenière, tout en se gardant Zachary Bolduc et Isaac Belliveau pour le prochain cycle.

Finalement, Jacques Carrière a injecté du caractère à sa troupe en vue du dernier droit, sans placer ses Eagles dans l’eau chaude pour les prochaines campagnes.

Quand le printemps va s’installer, personne n’aura le goût de se mesurer aux Eagles!