Les Ducks d’Anaheim ont confirmé lundi que Maxime Comtois amorcerait la saison avec l’organisation. Voilà qui pourrait laisser un cratère immense sur l’échiquier offensif des Voltigeurs.

Hartley choyé chez les Voltigeurs

Il y a trois entraîneurs qui font actuellement leurs premiers pas comme pilote dans la LHJMQ. Pendant que Pascal Rhéaume et Bryan Lizotte ont hérité de clubs en reconstruction, respectivement à Val-d’Or et Bathurst, Steve Hartley a été pas mal plus choyé: il se retrouve à la tête des puissants Voltigeurs de Drummondville, l’une des équipes prétendantes à la Coupe du Président.

«C’est vrai qu’habituellement, quand tu obtiens la chance de graduer, tu arrives dans une nouvelle organisation pour réparer les pots cassés. Je me sens chanceux d’hériter de cette équipe et de pouvoir terminer ce que nous avons commencé avec Dominique (Ducharme)», lance Hartley, dont le plan était justement de servir de dauphin à son mentor, lorsqu’il a quitté la Ligue midget AAA pour revenir à ses côtés, après un premier séjour ensemble chez les Mooseheads d’Halifax. «Je m’attendais un peu à ça quand je suis venu ici. Je savais que les possibilités de voir Dominique graduer un jour ou l’autre étaient grandes. J’obtiens ma chance avec un groupe de joueurs que je connais bien. Je ne peux demander mieux.»

Hartley a grandi dans le monde du hockey, il sait pertinemment que plusieurs adjoints ont navigué sur une mer bien agitée une fois rendu le capitaine du navire dans lequel il prenait déjà place.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Voltigeurs ont été audacieux d’écarter cette tendance lourde de leur processus décisionnel, lors d’une saison où le club est à maturité. Remarquez, la décision a peut-être été plus facile à prendre quand ils ont vu que le principal intéressé ne se souciait guère de la situation. «J’en ai parlé avec des gens, mais je me sens dans une position différente, parce que j’ai dirigé une dizaine de matchs lors des deux dernières saisons alors que Dominique partait pour le Championnat du monde junior. Les joueurs m’ont vu dans cette position auparavant. Ce n’est pas quelque chose qui me bloque», tranche Hartley, qui dit ne pas avoir changé ses méthodes maintenant que ses responsabilités sont différentes. «Je reste le même gars, avec la même philosophie. Ce n’est pas quelque chose qui déstabilise les joueurs. Car si ma personnalité est différente de celle de Dominique, on se rejoint sur les valeurs et le système de jeu. C’est normal, on a travaillé étroitement ensemble pendant huit ans.»

Hartley ne pourrait être mieux entouré pour relever ces défis qui se présentent à lui. Il vante son personnel d’adjoints. Son chum Ducharme ne sera jamais très loin s’il a besoin d’un conseil. Et puis, il y a son papa, Bob, l’un des grands entraîneurs québécois de l’histoire du hockey. Dans le cas du paternel, Steve Hartley doit le partager avec plusieurs autres hommes de hockey comme Éric Veilleux, Patrick Roy et Bruce Richardson, pour qui il est un mentor. «J’ose espérer que mon père a gardé 1-2 trucs juste pour moi!», sourit-il.

Les Voltigeurs sont pressentis comme l’un des clubs favoris pour mériter le deuxième laissez-passer disponible dans la LHJMQ pour la Coupe Memorial. Hartley ne tempère pas les attentes, mais il se concentre sur le présent. «Il faut juste être nous-mêmes. Nous formons un club avec de la vitesse, il faut s’en servir. Chaque jour, il faut maximiser nos outils, peu importe contre qui on affronte. C’est ce qui va nous permettre de grandir et de rivaliser avec les 5-6 équipes qui veulent être à Halifax en 2019», martèle-t-il.

Même pour les clubs favoris, la route pour se rendre jusqu’au tournoi de la Coupe Memorial est parsemée d’obstacles. Depuis le début de la saison, deux vétérans de 20 ans ont refusé de revenir avec les Voltigeurs, forçant l’équipe à transiger pour combler le troisième casier disponible dans le vestiaire. Et puis voilà que Maxime Comtois, obtenu durant l’été, commencera la saison chez les Ducks d’Anaheim et rien n’indique qu’il sera de retour à court terme. Ça fera un cratère immense sur l’échiquier offensif de l’équipe. Encore là, Hartley reste calme. De toute façon, il n’a aucun contrôle sur la situation. «Je suis content pour lui. J’ai gagné avec Maxime à Châteauguay, je veux le meilleur pour lui. Je ne suis certainement pas assis chez nous en espérant son retour. Lui, il veut jouer là à 19 ans, tant mieux s’il y parvient. On est derrière lui, on est fier de son camp. Et puis s’il revient, on va l’accueillir à bras ouverts.»

Les Draveurs bien représentés

Quatre anciens joueurs des Draveurs ont trouvé refuge sur l’équipe d’étoiles des années 70 de la LHJMQ, dévoilée il y a quelques jours. En cette année de 50e anniversaire du circuit, il y aura une équipe d’étoiles par décennie.

Deux fois champion marqueur, c’est sans surprise que Jean-François Sauvé est du groupe de 23 joueurs retenus. Le portier Jacques Cloutier fut sans contredit lui aussi un choix facile pour le jury. Richard Leduc et Pierre Lacroix complètent la délégation de la défunte formation trifluvienne.
Parmi les autres choix , mentionnons Guy Lafleur, Michael Bossy, Raymond Bourque (qui a aussi évolué à Trois-Rivières), André Savard et Kevin Lowe.
Une pas pire équipe!