Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, n’appuierait pas une démarche d’une équipe du Québec au hockey junior.

Gilles Courteau prêche pour le statu quo

CHRONIQUE / Gilles Courteau reconnaît qu’il y a un mouvement actuellement au Québec pour permettre aux meilleurs hockeyeurs d’ici de se regrouper afin de participer à des tournois de haut niveau. Ça ne l’empêche pas de prêcher pour le statu quo.

«Je respecte cette démarche. Mais avec tout ce que nous avons développé au sein de la Ligue canadienne de hockey, et de concert avec Hockey Canada, je ne peux pas l’appuyer», raconte le commissaire de la LHJMQ.

«Au milieu des années 70, l’avocat Guy Bertrand avait poussé le dossier et même sans la structure actuelle, on ne l’avait pas appuyé. On n’y voit pas d’avantages.»

Bertrand avait repris le flambeau en 2006, en vue du Championnat du monde senior qui se tenait à Québec, dans le cadre du 400e anniversaire de la ville. Il avait essuyé un autre refus.

«J’avais été impliqué dans les discussions», se rappelle l’ex-président de Hockey Canada, le Trifluvien René Marcil.

«À la Fédération internationale, ils ne voulaient en aucun cas donner ce droit à une province, un précédent qui pourrait faire des petits. Même au C.A. de Hockey Canada, ça ne passait pas du tout. L’enjeu a beau être sportif, c’est avant tout un dossier politique. Même si le président actuel de Hockey Canada, Michael Brind’Amour, est un gars de Joliette, je doute que l’opinion de Hockey Canada ait changé à ce sujet.»

Avant son mandat avec Hockey Canada, Marcil a veillé aux intérêts de Hockey Québec. Il est bien placé pour parler des deux côtés de la médaille. À son avis, le Québec n’a rien à gagner à s’affranchir du Canada pour des tournois internationaux.

«Une équipe nationale, ça occasionnerait beaucoup de dépenses. Et aucun revenu! Personnellement, je ne vois pas l’intérêt. Peut-être que ça peut se faire dans un match hors-concours, ou un événement unique, mais il y a beaucoup trop d’embûches pour en arriver là lors des gros tournois existants», analyse-t-il.

Élue députée de la circonscription de Brome-Missisquoi, puis choisie par le premier ministre François Legault ministre déléguée à l’Éducation et responsable des dossiers en lien avec le loisir et le sport, l’olympienne Isabelle Charest a décliné la demande d’entrevue du Nouvelliste.

Son attaché de presse, Alex Poulin, a expliqué que Mme Charest ne commenterait pas parce qu’une «Équipe Québec, ce n’était ni un enjeu ni une priorité pour son gouvernement.»