Plusieurs équipes de pointe ont vécu une déception au premier tour. Marc Bergevin a tout ce qu’il faut pour les consoler!

Du mouvement à prévoir sur les marchés

CHRONIQUE / Comment va votre pool des séries?

Il y a peu de boules de cristal qui avaient prévu un premier tour éliminatoire aussi fou, hein? Lightning, Penguins, Jets, Flames et Predators, pourtant tous favoris, sont disparus des écrans radar en l’espace de quelques jours. Paraît d’ailleurs que les cotes d’écoute ont chuté de 20 % par rapport à l’an dernier. Et ça ne s’arrangera pas pour les prochains tours, avec tous ces gros marchés en vacances. Ce bon vieux Gary Bettman ne doit pas la trouver drôle du tout!

Ce qu’on peut conclure des deux dernières semaines, c’est que la parité n’a jamais été aussi forte dans la ligue. Donc, les clubs qui ont eu beaucoup du succès en saison, et qui ont levé le pied en fin de saison, consciemment ou non, sont peut-être désavantagés de se mesurer à une équipe qui a eu besoin de jouer du hockey de séries dans les derniers milles pour se qualifier.

Lightning, Flames, Jets et Predators sont dans ce bateau.

Bien sûr, chaque élimination est différente, soulève donc des questions différentes. À Tampa, on peut toujours se dire que Victor Hedman était très amoché. Mais ça n’explique pas le manque d’engagement de Kucherov et Stamkos. Et puis, comment peut-on expliquer les chiffres d’Andrei Vasileskiy? À Calgary, on se demande où était Johnny Gaudreau face à l’Avalanche. James Neal, de son côté, a fini la série sur la galerie de presse! On peut continuer à faire le tour, on va toujours revenir à une constante: les gros canons n’ont pas livré... et l’intensité maximale, ce n’est pas avec un interrupteur que l’on peut contrôler ça à sa guise.

Pour certains clubs comme les Predators et les Penguins, c’est dramatique, car la fenêtre est sur le point de se refermer. Lightning, Jets et Flames n’ont pas ce problème, mais eux, c’est le plafond salarial qui les attend dans le détour.

Tout ça va provoquer du mouvement sur le marché, mes amis.

Avec ses millions $ qui dorment sous le plafond, son impressionnant bouquet de choix au repêchage et ses jeunes espoirs qui ont cartonné cette année, Marc Bergevin sera dans une excellente position pour tirer profit de la situation. Remarquez, il était dans le même fauteuil à la date limite des transactions et il a préféré regarder passer la parade.

Pariez que ce qui se passe actuellement à Columbus lui a valu au moins une couple de questions de son patron Geoff Molson. Avec trois éliminations au cours des quatre dernières saisons, Bergevin doit permettre à son équipe de faire un pas de l’avant en 2019-20. Il peut toujours passer par le marché des joueurs autonomes pour ajouter du tonus, mais voilà une avenue où tu as peu de contrôle. Rappelez-vous de John Tavares l’an dernier, il n’a même pas voulu rencontrer le Canadien!

Une transaction pour regarnir le côté gauche de la défense ou l’aile droite, c’est la meilleure option pour le directeur-gérant de votre équipe favorite.