Sports

Mêlé comme un jeu de cartes

Il est mêlé comme un jeu de cartes. Qui? Jonathan Drouin, évidemment.

J’étais de ceux qui ont applaudi Marc Bergevin quand il a sacrifié Mikhail Sergachev afin de faire son acquisition. Ce dernier a beau briller dans l’uniforme du Lightning - un environnement parfait pour s’épanouir - je crois toujours que Bergevin ne pouvait laisser passer l’occasion d’ajouter un jeune Québécois aussi doué.

Sports

Un autre point de trop

La pente est trop abrupte, mes amis. Même avec Carey Price, votre équipe n’a pratiquement aucune chance de se qualifier pour les éliminatoires. À partir de là, chaque point enregistré par le Canadien - comme lundi soir - plombe ses chances de mettre la main sur un surdoué au prochain repêchage.

LHJMQ

Huit équipes, une coupe

Les jeux sont faits dans la LHJMQ. La dernière période de transactions, qui s’est terminée à midi samedi, a permis aux clubs qui rêvent de la coupe du Président de s’équiper pour la guerre. Pas moins de 60 joueurs ont changé d’adresse au cours des trois dernières semaines, et 77 choix au repêchage ont aussi changé de main. Coup d’œil sur le nouvel ordre des forces après cet intense brassage de soupe.

1- Armada de Blainville-Boisbriand

Est-ce enfin l’année de l’Armada? L’équipe de Joël Bouchard se bat depuis le début de la saison pour la tête du classement général. Cette équipe dédiée a ajouté Mikhail Denisov entre les poteaux, Alexis Sansfaçon dans le champ arrière, mais surtout l’excellent Drake Batherson sur l’échiquier offensif. Un duo Alex Barré-Boulet–Drake Batherson devrait valoir son pesant d’or en séries. Cette équipe n’a pas de lacune évidente…

LHJMQ

Une première vague... surprenante

Voilà, une première vague de transactions a été dévoilée lundi par la LHJMQ. Certains de ses trocs ont été bouclés depuis des semaines, d’autres ont été finalisés il y a quelques heures. Chose certaine, ces ententes ont un point commun: elles auront des répercussions sur le reste de la période des échanges, qui s’étirent jusqu’au début janvier. Coup d’œil sur les principaux mouvements de personnel annoncés lundi.

Ducharme se fait plaisir

Avec une banque de choix au repêchage qui débordait, Dominique Ducharme s’est fait plaisir en sortant à fort prix Joe Veleno de Saint-John. Éligible au prochain repêchage de la LNH, Veleno ne connaît pas une grande saison jusqu’à maintenant, mais sa réputation, sa vitesse et son mordant ont permis aux Sea Dogs de toucher le gros lot. Imaginez, les Sea Dogs récoltent trois choix de première ronde en 2018, 2019 et 2020 ainsi que deux choix de deuxième tour en 2018 et 2019 pour un gars qui n’a marqué que six buts cette saison!

Ducharme croit manifestement être en mesure de le relancer. Comme il croit que Veleno sera toujours dans la LHJMQ l’an prochain. À ce sujet, on raconte en coulisses que les Voltigeurs ont déjà transigé pour ramasser un autre canon au prochain repêchage en juin. Ducharme et les Voltigeurs tentent de se positionner pour être les principaux rivaux des Mooseheads d’Halifax en 2018-19

Le gros lot pour Sylvestre

Rarement un arrière à caractère offensif aura rapporté autant. Martin Mondou a peut-être sacrifié son capitaine, mais il s’est assuré de ne pas être perdant au change: des choix de premier et de deuxième tours, en plus d’un jeune joueur de 16 ans, Mathieu Boulianne.

Cataractes

Benoît et Sylvestre premiers de classe

La première moitié de saison des Cataractes fait maintenant partie de l’histoire. Collectivement, les résultats sont médiocres. Mais sur une base individuelle, certains n’ont pas à rougir de leur parcours. À l’approche du temps des Fêtes, voici le traditionnel bulletin de mi-parcours.

A

Simon Benoît

Les Cataractes anticipaient une grosse progression de sa part et ils ont vu juste. Il est utilisé plus de 30 minutes par match, à toutes les sauces. Pas étonnant qu’il soit très convoité actuellement sur le marché des transactions. 

Gabriel Sylvestre

Le leader du groupe. Un guerrier, un vrai. Qui a ajouté une petite touche offensive à sa palette. Logiquement, il sera de retour pour une cinquième saison l’an prochain, alors les Cataractes ont tout intérêt à le garder pour élever les jeunes. Mais bon, si le marché s’emballe autour de lui, ça va forcer Mondou à réfléchir.


B+

Antoine Demers

On le savait teigneux et fiable. Demers avait le profil pour débloquer offensivement à 19 ans. Il est un an en avance sur ce scénario! Type de joueur dont les entraîneurs raffolent. Demers prend très rarement une soirée de congé.

Samuel Blier

Le cœur gros comme le Centre Gervais Auto. Un exemple pour ses coéquipiers. Le genre de vétérans dont les Cataractes ont besoin pour guider les jeunes dans cette saison de reconstruction. 

Lucas Fitzpatrick

Pas évident pour un gardien recrue d’apprendre son métier dans une équipe de dernière place. Fitzpatrick est en train de relever le défi. Aussi solide que Mikhail Denisov, qui a deux ans de plus. Facile de deviner qu’il aura plus de départs à partir de janvier.

Vincent Senez

Une belle surprise. Plus les semaines avancent, moins il est plaisant de jouer contre lui. Le jour n’est pas loin où il va commencer à faire plus de dégâts autour du filet adverse. Ne pariez pas contre ses chances d’être toujours dans les parages à 20 ans l’an prochain.

Alex DeGagné

La grande surprise de cette première moitié de saison. Modeste choix de neuvième tour en juin dernier, il est utilisé dans le top 4 à la ligne bleue, ainsi que sur l’avantage numérique. Du millage de grande qualité pour une recrue de 17 ans. 

Hockey junior

En paix, Claude Bouchard

La poignée de main est franche, le feu est toujours bien visible dans ses yeux. Claude Bouchard ne changera jamais. Il va droit au but, il n’a pas de temps à perdre.

Six mois après avoir quitté son job de pilote chez les Cataractes, il est comme un poisson dans l’eau à Chicoutimi, de retour dans son rôle d’adjoint à Yannick Jean chez les Saguenéens. 

Bouchard n’a peut-être plus les feux de la rampe pour lui. Soyons honnêtes, il est du genre à ne pas détester ça! Il n’est pas le capitaine à bord non plus. Mais il a retrouvé son Saguenay, qui lui a tant manqué l’an dernier. «J’ai été parti tellement longtemps. Un peu partout, pendant une quinzaine d’années. Ça m’a frappé l’an dernier. Les derniers mois ont été longs. L’ennui, tu as beau essayer, tu ne contrôles pas ça. Pour moi, ce fut une décision logique de revenir chez nous», rappelle Bouchard. 

Bien sûr, la chute abrupte des Cataractes le printemps dernier n’a fait que renforcir ses états d’âme. «Martin (Mondou) était au courant de mes sentiments depuis un bon moment. Ça n’a pas rendu cette élimination plus facile à accepter pour autant. C’est la tache noire à un parcours presque parfait. Quand tu regardes à partir de mon arrivée à Shawinigan, on peut dire que ça s’est très bien passé. On s’est rendus en grande finale face aux Huskies. Puis en saison régulière l’année suivante, ça roulait. Plus ça avançait par contre, plus le départ prématuré d’Anthony Beauvillier nous a fait mal. Sur glace, mais surtout hors glace. Son leadership, on n’a pas été en mesure de le combler. On le savait, les sociogrammes faits avec Pierre Villemure étaient clairs.»

Aussi, quand la zizanie s’est installée dans le vestiaire en fin de saison, il devenait difficile pour Bouchard, contesté dans son propre bureau d’entraîneurs, de régler le problème. «En ce qui concerne la gestion des joueurs, je ne changerais rien. Mais pour le reste, c’est sûr que si je pouvais revenir en arrière, il y a des choses qui changeraient», lance le coloré homme de hockey sans se défiler. «Ceci dit, j’ai adoré mon séjour à Shawinigan. Ça prenait du cran comme directeur-gérant pour faire un changement d’entraîneur en février et ramener à la barre de l’équipe un gars qui n’avait pas été pilote depuis 2006. J’ai attendu ce coup de fil longtemps. Je voulais tellement une deuxième chance. Je suis très reconnaissant envers Martin (Mondou) de me l’avoir donnée. Je regarde encore un peu ce qui se passe chez vous, je vois que les fans sont toujours au rendez-vous même si l’équipe est en reconstruction. Des foules de 3000 personnes dans ces conditions, c’est génial!»

Pilote un jour…

Bouchard vient d’atteindre le cap de la cinquantaine. Il se voit finir sa carrière aux côtés de son chum Jean, qui lui délègue pas mal de responsabilités. Bon, si jamais un club à maturité lui lance un S.O.S., il avoue que l’instinct l’obligera à analyser la proposition! 

«Je n’attends plus aux côtés du téléphone. Je suis en paix avec mon parcours. Mais bon, j’ai appris que dans mon métier, il ne faut jamais dire jamais! J’ai l’afficheur sur mon téléphone, je sais à qui répondre si jamais il sonne une autre fois», rigole Bouchard.

LHJMQ

À contre-courant, le Titan

Pendant que la majorité des équipes de la LHJMQ ont fait un virage ces dernières années pour prioriser le repêchage, le Titan nage à contre-courant. L’équipe, qui a de grandes ambitions, a été bâtie par une série de transactions réalisées par le directeur-gérant Sylvain Couturier.

Et ce n’est pas terminé! Depuis un mois, même si les transactions sont limitées aux vétérans de 20 ans et aux Européens, quatre nouveaux joueurs ont fait leur apparition dans le vestiaire. Paraît que ce sont des portes tournantes qui le protègent! «C’est vrai que notre méthode est différente. Nous avons encore l’espoir de nous améliorer», sourit Mario Pouliot.

Le pilote du Titan est loin de se plaindre de son sort, au contraire. Il dirige la meilleure cuvée de l’organisation depuis son arrivée. Le vieux routier est récompensé après quelques années de misère. Couturier ne manœuvre pas dans des conditions optimales, le Titan avait du mal ces dernières années à attirer les meilleurs espoirs à Bathurst. 

Antoine Morand et Noah Dobson pourraient contribuer à changer les données de ce côté. Voilà deux surdoués dont la progression n’a certainement pas été freinée par leur séjour dans cette petite ville des Maritimes. Morand est l’un des beaux espoirs des Ducks d’Anaheim, Dobson (voir autre texte) est l’un des adolescents dont la cote est à la hausse depuis le début de la saison en vue du prochain repêchage de la LNH. 

L’autre élément qui peut aider le Titan, c’est le palmarès de l’équipe. Pouliot voit bien que le plancher de danse n’est pas encombré par des superpuissances cette année. Il dirige l’une des équipes plus talentueuses du plateau. Et son directeur-gérant a encore pas mal de munitions s’il veut s’amuser durant les Fêtes, lors de la période de transactions. Est-ce l’année du Titan? 

«Je le pense. On travaille en fonction de ça. Nous avons de la profondeur à toutes les positions. J’aime notre groupe. On peut patiner, on peut être physiques. Oui, notre groupe est solide.»

Pouliot espère seulement que les dieux du hockey ne se placeront pas au travers de la route de son club. Si vous le croisez d’ici Noël, souhaitez-lui surtout de la santé pour son équipe! «Les blessures peuvent gâcher bien des choses», soupire-t-il. «Pour aller jusqu’au bout, une équipe a besoin d’un peu de chance. Je regarde ce qui s’est passé avec les Huskies il y a deux ans, les choses ont bien tourné pour eux. Ils ont notamment récupéré un joueur comme A.J. Greer aux Fêtes sans avoir à donner en retour. Si les choses tombent en place comme on le pense, nous serons dangereux», avertit-il. 

Pouliot écoule sa quatrième saison à la barre du Titan. Un plan a été mis en place pour amener l’équipe à maturité en 2017-18.  Avec une fiche de ,500, l’équipe ne performe pas encore à la hauteur des attentes mais les ingrédients pour y arriver sont à bord. Restera aux fans de hockey junior à revenir au centre régional K.C. Irving. Le Titan n’a eu droit qu’à une seule foule de plus de 2000 personnes depuis le début de la saison, lors du match d’ouverture. Depuis, l’assistance a toujours été sous les 1800. Les propriétaires ont été patients ces dernières années. 

Mais s’ils n’arrivent pas à boucler leurs frais en fin de cycle, pas convaincu que cette patience sera éternelle…

Sports

Une période, un point

COMMENTAIRE / Endormant au possible pendant 40 minutes, le Canadien s’est animé en troisième période mardi pour sortir du Centre Bell avec un point de plus au classement.

Une période, un point, voilà un ratio intéressant. Votre équipe aurait même pu battre les Blue Jackets en temps réglementaire, si Sergei Bobrovsky n’avait pas été aussi solide durant ce troisième vingt. 

Faut croire que Claude Julien était rassasié après cette période endiablée. La preuve, il a amorcé la prolongation à trois contre trois avec Tomas Plekanec au centre! J’ai beau y penser, je ne vois aucune raison qui justifie sa présence sur la glace à trois contre trois. 

S’il y a un attaquant stérile en zone ennemie depuis deux ans, c’est bien lui. Laisser un gars comme Jonathan Drouin au bout du banc pour utiliser Plekanec dans une phase de jeu où l’offensive est à l’honneur me semble complètement illogique.

Cette conclusion s’applique aussi à la décision d’utiliser Victor Mete à l’attaque durant la majeure partie du match. Julien considère donc qu’il y a présentement six défenseurs supérieurs au petit arrière de 19 ans dans la métropole? Ma parole, Yvon!

Comme Michel Therrien, Julien semble avoir un préjugé un peu trop favorable envers les vétérans, même ceux usés à la corde. En espérant que cette prémisse ne s’applique pas à Antti Niemi, la nouvelle acquisition de l’équipe. Charlie Lindgren a encore montré mardi qu’il méritait de garder le filet. Il a huit matchs de la LNH derrière la cravate et il n’a jamais accordé plus que deux buts. Épatant.

Niemi s’est façonné une carrière intéressante, ponctuée d’une conquête de la Coupe Stanley avec les Blackhawks, mais c’est un gardien qui n’a plus d’essence dans le réservoir. 

Deux équipes l’ont placé au ballottage avant la première tempête de neige, ça donne une idée de ce qu’il peut apporter. Tant qu’il a été réclamé pour servir de police d’assurance, pas de problème. Mais si on vole du temps de jeu à Lindgren au profit de Niemi, la course pour une place en séries va se terminer avant Noël.

Sports

«Pas de problème à garder Abramov»

Alain Sear s’apprête à vivre son premier vrai test comme directeur général chez les Olympiques.

Après des années à regarder l’action des lignes de côté, le propriétaire des Olympiques Alain Sear est sauté dans la mêlée l’été dernier pour prendre le fauteuil de directeur-gérant de son équipe.

Les premières semaines n’ont pas été faciles. Sa vedette Vitalii Abramov se faisait tirer l’oreille pour revenir dans la LHJMQ, son gardien numéro un Mathieu Bellemare souhaitait se rapprocher du domicile familial pour épauler son père, qui se bat contre le cancer, et Marc-Olivier Alain a quitté l’équipe pour prioriser ses études. Bienvenue dans la jungle, Monsieur le directeur-gérant!

Sear a bien manœuvré dans les circonstances. Il est resté calme dans le dossier Abramov et l’espoir des Blue Jackets a fini par se rapporter en Outatouais. Incapable de trouver un partenaire de danse pour accommoder Bellemare, il l’a gardé plutôt que de le céder au rabais, en s’assurant que le portier shawiniganais bénéficie de temps pour aller visiter son papa quand c’était nécessaire. 

Quant à Alain, il a bouclé une transaction avec les Remparts. Un départ rassurant, pour les fans des Olympiques dont plusieurs étaient sceptiques sur la capacité du flamboyant homme d’affaires à faire un bon job à la barre du secteur hockey.

Un premier test

Le premier vrai test de Sear est toutefois de trouver une façon au cours des prochaines semaines de monnayer Vitalii Abramov à sa juste valeur.

Les Olympiques se préparent déjà pour monter une équipe à maturité quand ils doivent prendre possession de leur nouveau domicile, en août 2020. Ils ont raté l’occasion l’an dernier de mettre en banque un bouquet de choix dont un de premier tour, lorsqu’ils ont retiré Yakov Trenin du marché quelques heures avant la date limite pour les transactions. Refaire la même erreur avec Abramov priverait l’organisation de matériel de haute qualité pour le futur… 

«On verra. Notre philosophie, c’est que si nous devons nous départir d’un joueur aussi talentueux, c’est parce que nous obtiendrons notre prix», tranche Sear. 

«J’ai été heureux de voir la qualité des choix échangés pour (German) Rubstov (échangé de Chicoutimi à Bathurst il y a deux semaines). On peut comparer la situation d’Abramov avec celle de Dmytro Timashov et Timo Meier il y a deux ans. On a donc une excellente idée de ce que vaut un MVP dans notre ligue. Si on n’obtient pas ce que l’on veut, nous n’avons aucun problème à le garder», menace-t-il.

Sear se dit très heureux des performances de son équipe, qui se promène autour de la barre de ,500 depuis le début de la saison. «Notre groupe d’entraîneurs fait un excellent travail. Nous avons une équipe jeune et malgré tout, j’aime beaucoup notre équilibre. Mon travail, c’est d’ajouter du talent, que ce soit via le marché des agents libres ou par transactions.»

Sear a beau faire ses premières armes comme directeur-gérant, il gravite dans le secteur hockey depuis plusieurs années, ayant travaillé étroitement avec Benoît Groulx. Il dit avoir appris de quelques erreurs commises dans le passé. 

«J’en prends la responsabilité de ces erreurs. Nous n’échangerons plus nos meilleurs jeunes pour du court terme à l’avenir. On va développer nos jeunes puis les faire graduer.»

Sports

Hudon, le prochain Andrighetto?

(Commentaire) — Pourquoi ne pas avoir testé Charles Hudon jeudi soir? Dès que j’ai vu Torrey Mitchell prendre la place de Jonathan Drouin au centre du deuxième trio en début de match, je me suis posé cette question. Quand le Canadien a vu le Wild prendre les devants 1-0, je ne pouvais pas croire que Claude Julien garde le vétéran au sein de l’un de ses deux trios offensifs.

Rien contre Mitchell. Il a joué avec fougue face au Wild. Mais un joueur ne peut te donner ce qu’il n’a pas.

J’insiste, c’était un soir parfait pour offrir une audition à Hudon. Pas le plus rapide, mais certainement un des attaquants de l’équipe qui montre le plus d’intelligence quand il a la rondelle au bout de la palette. Et son tir est pesant. Pourtant, Hudon est confiné à un rôle sur les troisième et quatrième trios depuis le début de la saison. 

Le Canadien semble avoir tellement de mal à faire confiance aux jeunes. Regardez comment on barouette Alex Galchenyuk. Souvenez-vous comme Sven Andrighetto a été traité. Pas assez bon pour jouer à Montréal, mais assez solide pour épauler Nathan MacKinnon et Miko Rantanen sur le premier trio de l’Avalanche! 

J’espère que l’erreur d’évaluation commise envers Andrighetto ne se répétera pas avec Hudon. Vous savez, il n’est pas moins bon que Yanni Gourde, qui fait beaucoup parler de lui chez le Lightning depuis le début de la saison. La différence de production entre les deux s’explique par leur utilisation. Gourde s’amuse aux côtés de Braydon Point et Ondrej Palat à Tampa, Hudon devait se débrouiller avec Byron Froese et Jacob de La Rose face au Wild. Méchant fossé entre les deux situations!

Il y a un petit espoir: à sa seule présence entre Alex Galchenyuk et Arturri Lehkonen, Hudon a marqué avec quelques minutes à écouler en troisième. Bon, le but a été refusé après la reprise vidéo, mais la séquence a semblé réveiller Claude Julien, qui l’a délégué avec les autres canons de l’équipe en fin de match quand le Canadien y allait d’un ultime effort pour rattraper le Wild. 

Hudon a mangé son pain noir depuis son arrivée chez les pros. Marc Bergevin a promis cet été qu’il aurait une vraie chance de se faire valoir. Les bottines auraient dû suivre les babines jeudi...