Steve Brown a encore bien des amis à Trois-Rivières.

Steve Brown de retour dans sa deuxième maison

Depuis le début de sa carrière en 2004, alors qu'il sortait à peine de l'adolescence et qu'il évoluait dans la Ligue estivale du Vénézuela en tant qu'espoir des Astros de Houston, jamais Steve Brown a rarement eu l'occasion de jouer quatre saison pour une même équipe. En fait, ce n'est arrivé qu'une seule fois et c'est à Trois-Rivières, de 2013 à 2016.
Adoré de la plupart des fans, respecté par plusieurs de ses équipiers au gré des campagnes passées au stade du parc de l'Exposition, Steve Brown est de retour en ville cette semaine, dans l'uniforme des Champions d'Ottawa, pour la première fois depuis que les Aigles ont décidé de le libérer. 
Ça se passait en février et ces souvenirs sont frais à la mémoire du Colombien de 30 ans, qui n'a jamais vu venir le coup. Il a pris du temps à l'encaisser.
«J'ai été choqué, mais surtout attristé et déçu. J'ai joué tellement d'années ici, j'avais mes habitudes à Trois-Rivières et j'adorais les partisans. Aujourd'hui, je suis en mesure de comprendre la décision et celle que j'ai prise par la suite fut aussi la bonne.»
Car Brown n'a pas lésiné longtemps comme joueur autonome. Sébastien Boucher, son coéquipier chez les Capitales de Québec en 2012, l'a convaincu de rejoindre l'équipe dirigée par Hal Lanier à Ottawa. Il ne le regrette pas.
«J'aime d'abord et avant tout le personnel d'entraîneurs. L'organisation en général, c'est parfait. Remarque, je suis très heureux d'être ici à Trois-Rivières cette semaine. J'avais hâte à ces matchs contre les Aigles.»
Et les Aigles lui ont bien rendu. Avant la partie de mardi, une vidéo en hommage à son passage en Mauricie a été présentée sur l'écran géant du Stade Stéréo Plus.
«Ça m'a touché car j'ai encore des amis en ville. Les gens de l'administration, bien sûr, mais aussi des joueurs, comme Kyle Lafrenz, Javier Herrera, Edilson Alvarez, Daniel Mateo et Nick Sarianides.»
Avant le match de mercredi, Brown affichait une moyenne au bâton d'un peu plus de ,300. À Trois-Rivières, ses meilleurs moments resteront ceux des séries 2015, quand il avait été le meilleur joueur offensif de son club (moyenne à ,425, 17 coups sûrs dont 5 doubles et sept points produits en dix parties).
«Le championnat de 2015 est un moment marquant, mais il y en a eu d'autres. Je dirais que toutes les saisons, sauf la dernière [2016], j'en ai retiré beaucoup de joie.»
Brown n'a toutefois pas été épargné par les blessures, particulièrement l'été passé. Le congédiement de Pierre-Luc Laforest l'a marqué tout autant.
Son nom apparaît toujours dans plusieurs sections du livre des records de la concession, notamment pour les points marqués (232), les points produits (207), les coups sûrs (364), les circuits (50), les buts volés (68), les doubles (68) et les triples (9).