T.J. Stanton et son entraîneur des frappeurs, Kole Zimmerman, seront de retour chez les Aigles en 2019. L’organisation n’a pas encore confirmé le retour du responsable des lanceurs, Matthew Rusch.

Stanton à moitié satisfait

TROIS-RIVIÈRES — Les Aigles ont collectionné les nouveaux records en 2018, la plus belle illustration de ces changements positifs se retrouvant dans le nombre de victoires acquises en saison (53). Ne comptez toutefois pas sur le gérant T.J. Stanton pour s’émouvoir de ce changement de cap majeur en termes de résultats. Le chef d’orchestre du recrutement visait de plus hauts sommets.

«C’est bon et décevant en même temps. Notre travail de dépistage des nouveaux joueurs commence aujourd’hui, mais j’aurais préféré le retarder à la semaine prochaine», a mentionné l’entraîneur, mercredi lors du point de presse de l’équipe.

Stanton fait allusion au rendez-vous raté de la finale de la Ligue Can-Am. Si ses hommes avaient su s’imposer dans un troisième match de suite au domicile des Miners de Sussex, dimanche, c’est sous un soleil radieux que les Aigles auraient affronté les Capitales de Québec, au Stade Stéréo Plus. Inutile de spécifier que les deux clubs auraient été en mesure d’attirer plusieurs milliers de personnes, tant à Trois-Rivières qu’à l’extrémité de l’autoroute 40.

Ce ne sera que partie remise, nous assure-t-on chez les Aigles. Oui, on rêve à une confrontation des séries entre les deux clubs... avec raison! Pour une rare fois depuis 2013, les Trifluviens semblaient évoluer sur le même terrain que leurs rivaux de Québec. Ils ont même bouclé l’année avec une fiche positive contre eux.

«Ça aurait été un gros party! Quand il y a 1500 personnes dans notre stade, c’est plus plaisant que partout ailleurs dans la ligue, dont à Québec! C’est pour ça que les gars, s’ils ont la chance de revenir, voudraient presque tous être de retour l’an prochain.»

Ce sera d’ailleurs le défi de Stanton: assembler un club aussi compétitif, voire meilleur encore que cette cuvée 2018. Le gérant a commencé la saison avec une tonne de pression, rapidement dissipée grâce aux bons coups de Taylor Brennan, Sam Dexter et compagnie.

«Mais on visait plus que ça. Dans le premier mois, les releveurs ont échappé trop de matchs. Dans les dernières semaines, c’est l’attaque qui est tombée en panne avec la léthargie de nombreux frappeurs. On veut avoir de meilleurs releveurs et des frappeurs de contact. C’est ce qu’on cherchera cet hiver.»

Stanton ne se berce pas d’illusions par rapport à un éventuel retour de Brennan.

Aux alentours des Fêtes, on devrait en savoir plus sur l’avenir du célèbre numéro 3, car c’est à ce moment que les joueurs s’entendent avec les équipes des réseaux affiliés.

«Ses chances sont excellentes de jouer dans l’affilié. Quant à Alberth Martinez, il a manifesté son intérêt à revenir, comme plein d’autres de notre noyau. Si on peut ajouter à ces gars un ou deux bons athlètes en mesure de frapper et courir, nous allons nous améliorer», juge Stanton, en concluant qu’il ne misera jamais sur trop de bons lanceurs.