Les amateurs de sports de combat attendent toujours le déconfinement de ces derniers. Les plus chanceux réussissent tout de même à pratiquer certaines techniques.
Les amateurs de sports de combat attendent toujours le déconfinement de ces derniers. Les plus chanceux réussissent tout de même à pratiquer certaines techniques.

Sports de combat: s’armer de patience

Laissés pour compte dans cet élan de déconfinement sportif, les centres proposant différents sports de combat de la région s’arment de patience et se réinventent afin de répondre à la demande grandissante des clients.

«Pour l’instant, on utilise notre créativité afin que les clients ressentent le moins d’impacts négatifs dus au confinement de notre sport», a expliqué le propriétaire et entraîneur de karaté et de kickboxing au Centre Saga, Anthony Gadoury.

L’entreprise a d’ailleurs innové et offre à ses clients d’inviter gratuitement un membre de leur famille afin qu’ils puissent s’exercer ensemble.

«On cherchait des moyens de procéder afin d’honorer les contrats de nos clients tout en offrant un enseignement de qualité. De cette façon, les gens peuvent travailler les techniques», a-t-il renchéri.

Le Club Saga propose actuellement des entraînements à l’extérieur et rouvrira ses portes à compter du 22 juillet prochain.

«On a différents espaces à l’intérieur pour que les athlètes puissent s’entraîner en respectant chaque contrainte», a expliqué Anthony Gadoury.

L’entreprise estime être en mode «rodage» cet été visant à faire quelques adaptations pour la recrudescence de l’engouement pour les sports de combat attendu à l’automne.

«L’été, ce n’est pas nécessairement là que l’on connaît le plus gros achalandage, c’est plutôt à l’automne. On va donc utiliser l’échantillon de notre été pour arriver fin prêt, a-t-il conclu.

De son côté, l’entraîneur de taekwondo à Trois-Rivières, Tommy Boisvert, estime que ce qui est le plus compliqué est de garder les athlètes motivés.

«On respecte les autorités, mais ça manque aux combattants de frapper sur une vraie personne plutôt que dans le vide.»

L’instructeur souligne le travail de la fédération québécoise de taekwondo qui est en constants pourparlers avec la santé publique.

«Ils travaillent très fort en proposant des plans de relance. On espère que ça va bouger rapidement, mais il ne faut pas oublier qu’on est au Québec, on risque fort bien d’être les derniers à prendre la décision», a-t-il lancé.

De son côté, le club Go boxe Trois-Rivières devrait rouvrir ses portes qu’à la fin du mois d’août.

«De notre côté, l’été c’était déjà assez tranquille, de sorte qu’on fermait déjà. Cette année, ça a terminé plus tôt. Ce fut beaucoup de gestion que de contacter nos clients afin d’offrir les différentes solutions», aux dires du vice-président, Sébastien Forgues.