Sport universitaire: la crainte de perdre une année entière

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’annonce jeudi de l’annulation des championnats nationaux par l’organisme U Sports, qui supervise le sport universitaire canadien, jumelée à la suspension des activités pour l’ensemble des disciplines sportives universitaires au Québec a fait ressurgir le spectre de la perte d’une année sportive entière dans les universités québécoises.

«Oui, on craint vraiment de perdre notre année au complet comme on a déjà perdu notre automne», a déclaré au Soleil Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval. «Ce serait quelque chose d’exceptionnel, mais nous ne sommes pas les seuls à aller dans cette direction», ajoute Mme Dionne en mentionnant que les conférences Canada West et Ontario University Athletics venaient d’annuler les compétitions sportives de leur session d’hiver.

Au Québec, le Réseau sport étudiant du Québec a annoncé jeudi que la suspension des activités sera maintenue minimalement jusqu’au 15 janvier. «Présentement, on ne peut même pas s’entraîner, car nous sommes en zone rouge. C’est un peu dur sur le moral, tant pour les entraîneurs que pour les étudiants-athlètes», indique Mme Dionne.

L’Université Laval a tenté sans succès de tenir des matchs hors-concours cet automne alors que les établissements collégiaux ont essayé de maintenir leur calendrier pour finalement y mettre un terme après deux semaines. «Pour nous, si on peut reprendre le sport en janvier, on pourra l’étirer plus longtemps, même jusqu’en avril, car nous ne serons pas contraints par les championnats canadiens», ajoute Mme Dionne en mentionnant l’annonce faite par U Sports.

«C’est la seule chose qui vient un peu nous «aider» dans cette annonce. Même si on si attendait (à l’annulation des championnats canadiens), c’est toujours difficile de recevoir une telle nouvelle, car on en a tellement organisé, des championnats canadiens, qu’on sait ce que ça demande comme temps et comme argent», conclut Mme Dionne.