Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Xavier Bourgault.
Xavier Bourgault.

Xavier Bourgault, hockeyeur dès l’âge de trois ans

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
La première fois que Xavier Bourgault a chaussé des patins pour jouer au hockey, il n’était âgé que de trois ans. Une quinzaine d’années plus tard, le voilà aux portes de la Ligue nationale de hockey (LNH) en tant qu’espoir bien en vue de la séance de sélection 2021.

Pour en arriver là, l’attaquant des Cataractes de Shawinigan et ses parents ont dû passer un nombre inimaginable d’heures dans les arénas et sur les routes afin de le mener à ses entraînements ou ses matchs. D’aussi loin qu’il se souvienne, c’est à sa mère qu’il doit la découverte de ce sport où il excelle. L’histoire d’amour entre le hockey et Bourgault ne s’est toutefois pas amorcée de la meilleure façon qui soit. Possiblement un brin inquiet à cet âge, ce qui est tout à fait compréhensible, s’il avait le malheur de perdre sa mère de vue alors qu’il était sur la glace, le petit garçon qu’il était fondait en larmes.

«C’est elle qui s’occupait de venir me porter à l’aréna, car mon père travaillait souvent. Au début, étant donné que j’étais jeune, quand je ne voyais plus ma mère dans les estrades, je commençais à pleurer. C’était l’entraîneur qui venait me voir pour me consoler. Pendant ce temps, elle allait simplement habiller mon frère qui jouait aussi! Ça a donc pris un ou deux ans avant que je commence à vraiment aimer ça. Ensuite, je me suis mis à regarder le hockey à la télévision en tout temps, donc je suis devenu un réel passionné», a fait valoir le hockeyeur de L’Islet.

Bourgault estime que, dès le départ, son coup de patin s’est avéré une aptitude naturelle pour lui. Certes, il a déployé de nombreux efforts pour progresser, ce qui lui a permis de rapidement faire sa place parmi les meilleures équipes dans le hockey mineur de sa région. Cela lui a notamment valu une place au sein des Nordiques de Québec junior au Tournoi de hockey Pee-Wee de Québec en 2015. «Nous avions joué au Colisée Pepsi et les gradins étaient pratiquement pleins. D’être sur la glace dans un ancien amphithéâtre de la LNH en représentant les Nordiques, c’était vraiment plaisant. Il y avait une superbe ambiance. C’est l’un de mes meilleurs souvenirs dans le hockey.»

Dans le junior dès 16 ans

Choix de 2e tour des Cataractes à l’encan 2018 de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), qui était présenté au Centre Gervais-Auto de Shawinigan, Bourgault n’a pas tardé à faire sa place au sein de l’organisation mauricienne.

«C’était vraiment spécial de vivre ce moment à Shawinigan, là où le repêchage se déroulait. Moi, le hockey junior, je regarde ça depuis que je suis tout jeune. À l’époque, j’allais souvent voir les Remparts de Québec avec Alexander Radulov et Angelo Esposito. D’arriver dans le junior, c’était un rêve qui se réalisait. J’ai également été chanceux, car j’ai pu commencer à y évoluer dès l’âge de 15 ans. (Bourgault est né en octobre). Oui, nous n’avions pas la meilleure équipe à ce moment, mais mon développement s’est bien déroulé. J’ai affronté de meilleurs joueurs tout en apprenant à gagner et à perdre. Ça m’a aidé comme hockeyeur à avoir un meilleur caractère.»

Après une année de transition, l’ailier droit de 6 pieds et 172 livres a réellement pris son envol à sa seconde campagne, récoltant 71 points en 63 parties. Sa progression s’est ensuite poursuivie lors de la saison écourtée de 2020-2021 où il a amassé 40 points en 29 rencontres. Cela lui a notamment valu la 15e place chez les patineurs nord-américains sur le relevé final de la Centrale de recrutement de la LNH.

«Je me considère comme un joueur offensif qui est capable de faire des jeux, mais qui peut aussi marquer des buts. Je dirais que j’ai un bon lancer et que je suis efficace autour du filet. J’aime également être créatif avec la rondelle.»

Un moment à vivre en famille

Lors de la saison morte, le natif de L’Islet est installé à L’Île-Perrot puisqu’il s’entraîne dans la grande région montréalaise pour se préparer en vue de l’année à venir. À l’approche du repêchage, le hockeyeur de 18 ans a donc loué la grande salle d’un club de golf du coin afin de pouvoir accueillir parents et amis dans le but d’assister à ce moment important de sa vie. À quelques jours de cette étape importante, l’ancien des Chevaliers de Lévis tente toujours de ne pas trop penser à cette éventuelle sélection. Il concède cependant qu’une fois rendu au jour J, il aura de la difficulté à contenir sa fébrilité.

«Il y a un peu de stress ces temps-ci, mais surtout de l’excitation. Quand ça va être le grand jour, la sensation de fébrilité ne pourra qu’augmenter. J’essaye de ne pas trop y penser encore, de m’entraîner. Au moment du repêchage, je ne contrôlerai plus rien, donc il arrivera ce qui doit arriver. J’ai confiance que tout se passe bien.»

Ses fidèles supporteurs, son père et sa mère, seront quant à eux un brin nerveux en attendant de découvrir où sa carrière le mènera.

«Ils ont hâte de savoir. Ils ont mis beaucoup d’efforts avec moi depuis que je suis jeune. Ils ont fait beaucoup d’heures de route et puisque le hockey coûte très cher, ils ont dépensé beaucoup d’argent pour que je puisse vivre mon rêve. Mes parents ont vraiment fait beaucoup de sacrifices. Je crois qu’ils seront fiers au moment du repêchage.»

***

Questions en rafale

La plus belle réussite dans le monde du hockey? Mon développement en tant que joueur et individu jusqu’à ce jour

Idole de jeunesse? Patrice Bergeron

Équipe favorite en grandissant? Bruins de Boston

Meilleur joueur affronté? Alexis Lafrenière

Plus bel endroit visité? New York

Passe-temps du moment? Tennis

Groupe ou style de musique du moment? Rap

Série télé du moment? Casa de papel