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Quelques membres de l’équipe nationale de canoë-kayak qui s’entraînent sur la rivière Saint-Maurice cet été, à l’aube des Jeux olympiques. Derrière Mathieu St-Pierre (paracanoë), on remarque l’entraîneur de l’équipe de kayak masculin Mathieu Pelletier ainsi que les athlètes Simon McTavish, Brian Malfesi et le Trifluvien Vincent Jourdenais.
Quelques membres de l’équipe nationale de canoë-kayak qui s’entraînent sur la rivière Saint-Maurice cet été, à l’aube des Jeux olympiques. Derrière Mathieu St-Pierre (paracanoë), on remarque l’entraîneur de l’équipe de kayak masculin Mathieu Pelletier ainsi que les athlètes Simon McTavish, Brian Malfesi et le Trifluvien Vincent Jourdenais.

Shawinigan et Trois-Rivières, en attendant Tokyo

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
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La réputation de la rivière Saint-Maurice n’est plus à faire dans le monde du canot long parcours. Le célèbre cours d’eau sillonnant la région du nord au sud s’impose aussi comme une destination de choix pour l’élite nationale du canoë-kayak, si bien qu’à l’approche des Jeux de Tokyo, une dizaine d’olympiens en kayak s’y entraînent chaque jour.

Que ce soit à Shawinigan ou à Trois-Rivières, les athlètes apprécient la rivière pour le défi qu’elle représente. Déménager en Mauricie pour quelques mois n’est pas un supplice pour eux. Ils bénéficient d’ailleurs des installations du Club de canotage de Shawinigan ainsi que du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, en vertu d’ententes avec Canoë-Kayak Canada.

«C’est un endroit exceptionnel et agréable pour l’entraînement», partage l’Ontarien Simon McTavish, membre du quatuor de K4 masculin qui défendra les couleurs du Canada aux Jeux olympiques cet été.

«L’entraîneur [Mathieu Pelletier] y est pour beaucoup, c’est un bon choix de site pour nous préparer à Tokyo», ajoute le Britanno-Colombien Brian Malfesi, de l’équipage K2 avec le Trifluvien Vincent Jourdenais.

Parlant de Jourdenais, il a pris la décision il y a quelques années de quitter Otterburn Park en Montérégie pour venir s’établir en Mauricie. À ses yeux, troquer la rivière Richelieu pour le Saint-Maurice se voulait la meilleure option pour son développement.

«J’ai dit à mes parents que je déménageais à Trois-Rivières pour le canoë-kayak. Ma mère vient de Grand-Mère et m’a répondu “parfait, on déménage aussi!” Pour moi, c’était juste logique. Les jeunes en kayak, on avait une cuvée incroyable et Trois-Rivières était la place pour nous développer. Je ne regrette pas mon choix», sourit l’athlète de 24 ans, qui recense plusieurs avantages à s’entraîner en Mauricie.

«Je te dirais que les remous et le courant, ça ajoute au plaisir! Tu travailles d’autres muscles, ça t’endurcit comme athlète. Quand tu arrives après dans un bassin pour des compétitions, j’aime croire que ça te donne un petit avantage. On a aussi la possibilité de parcourir plusieurs kilomètres, ce n’est pas répétitif. Les deux sites, Trois-Rivières et Shawinigan, se complètent bien.»

Mathieu St-Pierre endosse la vision de Vincent Jourdenais. L’athlète paralympique originaire de la Mauricie a dompté la rivière à maintes reprises lors de la Classique internationale de canots et il continue à cheminer dans le paracanoë.

Il participera d’ailleurs à ses premiers Jeux cet été, lui qui a obtenu son billet pour Tokyo, il y a quelques semaines, à la Coupe du monde présentée en Hongrie.

«Je vais toujours dire que la plus belle place pour s’entraîner, c’est chez nous», s’exclame St-Pierre, qui fait la navette entre Montréal et Shawinigan pour son ultime entraînement estival avant la grande scène des Jeux. «C’est encore plus motivant quand tu reçois les encouragements des gens que tu connais.»

Un rêve devenu réalité

Les athlètes rencontrés mardi à Shawinigan se disent fébriles à l’idée de ramer pour le Canada, en sachant que des millions de téléspectateurs les encourageront. Beaucoup de questions subsistent cependant quant à la façon dont ces Jeux seront organisés dans le contexte actuel, mais ce sont des choses que les athlètes ne contrôlent pas.

«On a juste hâte d’être sur la ligne à Tokyo», affirme Vincent Jourdenais. On devine que la dizaine d’athlètes qui s’entraîneront en Mauricie pour les épreuves de canoë-kayak en vue des Jeux pensent comme lui.

Ils ont d’ailleurs été présentés aux divers partenaires du Club de canotage de Shawinigan, mardi, pour une cérémonie qui marquait le début de la saison du club.

«De voir des athlètes olympiens à l’entraînement sur notre rivière pendant une si longue période, ça me comble de joie. C’est comme la fin de la boucle de ce que je voyais pour le club, quand nous l’avons créé en 2006», disait la cofondatrice Lise Lapointe, présidente de l’organisme pendant plusieurs années.

Lise Lapointe

«On espère que ça inspirera d’autres jeunes, que nous continuerons à former nos athlètes olympiques ici, en Mauricie.»

Les olympiens demeureront dans la région jusqu’à la mi-juillet, après quoi ils prendront la route de Tokyo. Pour Mathieu St-Pierre, il quittera en vue des Jeux paralympiques quelques semaines plus tard.