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Olivier Primeau
Olivier Primeau

Olivier Primeau voit grand pour la LNHB

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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La première saison de la Ligue nationale de hockey balle (LNHB) n’est même pas encore officiellement amorcée que, déjà, le commissaire Olivier Primeau parle d’expansion hors des frontières québécoises. Aux commandes d’un tout nouveau circuit dont le nombre d’adeptes est en pleine ébullition, Primeau voit grand pour le futur de la ligue.

Présentement concentrée au sein de 12 marchés québécois, dont à Trois-Rivières et à Saint-Léonard-d’Aston, la LNHB et son commissaire espèrent élargir leur horizon dans un avenir rapproché. «Nous aspirons à amener ça au niveau de l’Amérique du Nord très rapidement. Aux États-Unis, c’est un sport en pleine explosion. Ça se joue beaucoup en Europe également. Par contre, d’ici 36 mois, nous voulons vraiment étendre les activités de la ligue à un niveau nord-américain, notamment aller en Ontario. Nous comptons ouvrir les franchises d’expansion après une année complète suivant la pandémie de la COVID-19», a exprimé le commissaire Primeau.

Ce dernier fait d’ailleurs valoir qu’il a déjà été approché par certaines personnes pour obtenir les futures équipes de la LNHB. Primeau croit donc que les seuls défis en lien avec ces éventuelles expansions se situeront au niveau de la structure de la LNHB. «On ne peut pas faire jouer des athlètes peu ou pas payés et leur demander d’aller disputer des matchs aux États-Unis pour une durée de trois jours. Ça ne se fait pas. L’aspect monétaire, c’est vraiment le seul défi que je vois. Oui, faire des expansions sera un gros défi, mais, pour le moment, il y a tellement de gens qui veulent investir dans la ligue. Je reçois également des demandes de commandites et d’expansion à ne plus finir. Je suis donc en confiance de ce côté. Ce sera vraiment de voir ce qui en est par rapport aux coûts.»

Attentes modérées pour la première saison

La pandémie de la COVID-19 continue de retarder la reprise de différents secteurs et la LNHB n’y échappe pas, bien entendu. Cela fait donc en sorte qu’une vilaine touche de flou entoure la tenue de cette toute première saison. Les dirigeants veulent organiser un gros événement à Montréal pour le repêchage, dont la date est à déterminer, mais jusqu’à maintenant, ce n’est toujours pas possible de se rassembler. Sur le plan sportif, c’est la même chose alors que seulement une infime poignée d’athlètes peuvent s’adonner à leur discipline. Donc, pour le moment, il est difficile d’envisager à quoi ressemblera le calendrier 2020 du circuit Primeau.

«Je veux être réaliste et ne pas créer d’attentes pour les joueurs, les amateurs et l’organisation de la ligue. Si nous partons la saison puis que ça doit refermer par la suite et qu’il y a des limitations, je ne considère pas que c’est une bonne expérience. Je pense qu’un beau tournoi vers septembre ou octobre, en espérant que la vie normale soit revenue, serait bénéfique pour la ligue. On pourrait parler d’une compétition qui s’étale sur deux fins de semaine avec les 12 équipes. L’an prochain, on partirait ça en grand ensuite.»

Le public sera au rendez-vous lorsque possible

En ce moment, c’est tout près de 55 000 joueurs de hockey balle qui évoluent au Québec. Tout ce beau monde attire ensuite plusieurs proches à leurs matchs, ce qui contribue à augmenter l’intérêt du public pour ce sport croit Primeau. «Chaque concession de notre ligue sera bien installée pour accueillir des spectateurs. Certaines pourront en recevoir plus que d’autres bien entendu. Étant donné que c’est estival, ça peut se jouer à l’extérieur sans problème. Je pense donc que c’est un produit qui va aller chercher les familles et les amis. C’est très local comme entreprise, un peu comme la balle-molle à l’époque. Il y a plusieurs personnes qui vont déjà assister à ce divertissement. C’est un événement!»

Un amateur de hockey d’abord et avant tout

Aux yeux du grand public, Olivier Primeau est l’homme d’affaires qui œuvre dans différentes sphères économiques et qui possède le fameux Beachclub de Pointe-Calumet. Donc, quand il a été annoncé que c’était lui qui occuperait le poste de commissaire de la LNHB, plusieurs ont sourcillé. Par contre, ce n’est pas un hasard si Primeau se retrouve dans cette chaise. Il mise sur un sens des affaires aiguisé et il entretient une grande passion pour le hockey ainsi que le sport en général.

«J’adore le hockey, que ce soit celui sur glace ou celui avec une balle. Il y a aussi le fait que ce n’est pas tous les jours que tu te fais offrir de devenir commissaire d’une ligue sportive. L’organisation avec Alex Burrows est déjà gigantesque. Je voyais donc une très belle opportunité pour moi de mélanger le sport et les affaires. Si je peux aider à la connaissance de ce sport, c’est tant mieux. Je suis là pour donner de la visibilité, ce qui va bien jusqu’à maintenant, mais également pour organiser la ligue et attirer le plus d’argent possible avec différents contrats. J’ai d’ailleurs deux diffuseurs qui m’ont approché. L’engouement est au rendez-vous!»