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Mark Weightman, président et chef de la direction des Lions, et Marc-André Bergeron, directeur général des opérations hockey
Mark Weightman, président et chef de la direction des Lions, et Marc-André Bergeron, directeur général des opérations hockey

Les Lions, un nom d’équipe bien songé [VIDÉO]

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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Après sept mois passés à réfléchir aux moindres détails afin de choisir leur identité, les dirigeants de la toute nouvelle équipe de la ligue ECHL à Trois-Rivières ont jeté leur dévolu sur les Lions. Derrière ce nom se cache un désir de rendre hommage à l’histoire de la région, au passé sportif de la ville ainsi qu’à ses monuments.

«Nous avons travaillé fort pour en arriver là. De pouvoir le faire à un moment où la situation de la pandémie de la COVID-19 s’améliore, ce qui nous permet de voir les gens retourner dans les arénas, ça nous offre la chance de rêver. Notre grand frère, le Canadien de Montréal, a été assez gentil pour balayer les Jets de Winnipeg en quatre parties afin de nous permettre de dévoiler notre nouvelle identité», a fait valoir le président et le chef de la direction des Lions, Mark Weightman.

Si le nom des Lions a été choisi, c’est tout d’abord pour rendre hommage à la première équipe professionnelle de Trois-Rivières, elle qui a œuvré à la fin des années 50. C’est notamment au sein de cette équipe que l’ancien du Canadien de Montréal, Léon Rochefort, a fait ses débuts. La moustache du lion sur le logo se veut quant à elle un clin d’œil à celle arborée par le sieur de Laviolette. Sur le dessus de la tête du félin, il y a également une référence au fameux flambeau de Trois-Rivières qui représente l’année de fondation (1634) de la ville, mais aussi à celui du Canadien. 

Le bleu très présent ainsi que la forme du logo en fleur de lys s’avèrent pour leur part une référence au fait que l’équipe sera majoritairement québécoise. Le gris se veut de son côté un clin d’œil à l’importance de l’industrie métallurgique de la région. 

«Développer une image de marque, c’est un peu comme un travail de politique. Honnêtement, nous avons été surpris et heureux par le fait de voir à quel point les gens ont réagi avec des suggestions et des commentaires. Nous avons compris que les histoires, qui se racontaient avec le passé de la ville, le domaine sportif et les industries métallurgiques, représentaient admirablement bien la région. Plutôt que de choisir une ou l’autre, nous avons imaginé une façon de tout incorporer dans une identité. Le fait québécois devait primer, car nous sommes la seule équipe de la province dans la ligue ECHL.»

«C’est une belle fierté de présenter notre nouvelle identité. Il y a eu de longues recherches derrière ça. Oui, le nom des Lions est déjà utilisé dans le sport, mais quand tu l’associes avec le 1634, les forgerons et le flambeau, ça devient un lion unique», a fait valoir le directeur général Marc-André Bergeron. 

Un processus ardu

Impliqué dans ce processus décisionnel de longue haleine, le directeur général de l’équipe, Bergeron, avoue qu’il n’aurait pas pensé que cette démarche serait aussi pointue. En tout, ce sont près de 500 noms qui avaient été suggérés par le public, liste qui avait ensuite été réduite à huit possibilités seulement. 

«Personnellement, c’est la première fois que je travaillais sur un nom d’équipe de façon aussi exhaustive. Nous avons collaboré avec des professionnels, dont Mark qui l’a déjà fait par le passé avec de grandes entreprises. D’avoir la chance de s’appuyer sur de tels professionnels, qui prennent le temps d’analyser chaque élément, permet d’obtenir des résultats approfondis. Il y a beaucoup de travail et de réflexion derrière tout ça.»

Une belle collaboration avec le Canadien

Les Lions deviennent donc de façon plus concrète le petit frère du Canadien. Pour preuve, sur les chandails de l’équipe, le logo de cette fameuse organisation était bien en évidence sur l’une des manches. Pour Bergeron, qui a défendu les couleurs de Montréal au cours de sa carrière de joueur, il s’agit d’un privilège en or d’avoir le Canadien dans le giron de l’équipe. 

«Elle fait preuve d’une grande collaboration dans le développement de l’image de marque. Sur le plan hockey, aspect sur lequel je travaille depuis plusieurs semaines, il y a beaucoup d’entraide. Notre équipe a déjà participé à des signatures avec eux. La dynamique est bonne. Le Canadien nous apporte une solidité et une crédibilité que peu d’organisations ont la chance d’avoir. Le grand frère est là pour donner un coup de main. Nous allons essayer de le rendre fier.»

L’étape suivante devrait d’ailleurs toucher le volet hockey et l’identité du premier entraîneur-chef de la concession trifluvienne. Bergeron a noté qu’il aimerait dévoiler son choix aussi rapidement que la semaine prochaine.

Les billets de saison ainsi que la boutique en ligne de l’équipe sont désormais disponibles.