Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Marc-André Bergeron. ­­
Marc-André Bergeron. ­­

Les défis d’assembler une équipe de la ECHL

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Constituer une équipe professionnelle avec à peu près rien, c’est le défi que doit relever Marc-André Bergeron pour la toute nouvelle formation de Trois-Rivières qui évoluera dès l’an prochain dans le circuit de la ECHL. Ayant élaboré une liste de près de 400 noms, Bergeron ne lésine pas sur les efforts afin de mettre sur pied le meilleur club possible dès le premier jour.

«Il faut voir des matchs afin de trouver les informations sur les joueurs. Le bassin de candidats est tellement grand. Je regarde surtout les hockeyeurs québécois pour l’instant, mais j’ai quand même une liste de 400 noms sur laquelle se retrouvent des joueurs évoluant en Slovaquie, en Suisse ou encore en Finlande. C’est assez complexe de comparer tout ça en considérant les différents calibres et une éventuelle transition vers la ECHL. Ça fait beaucoup d’informations à assimiler», a exprimé Bergeron.

L’homme de 40 ans explique d’ailleurs que, dans un monde idéal, l’alignement de Trois-Rivières sera, autant que faire se peut, majoritairement composé de Québécois. Il n’est évidemment pas possible de quantifier la proportion, mais c’est le vœu de l’ancien défenseur de la Ligue nationale de hockey. «Si ça peut être un club 100% québécois, tant mieux! Cependant, j’espère que nous ne descendrons jamais en bas de 50%. Je n’ai pas de chiffres précis en tête, mais tout ce que je peux dire, c’est que mes intentions m’incitent à espérer une formation majoritairement québécoise. La réalité sera ce qu’elle sera. Je ne raconte pas des histoires aux gens, c’est vraiment ce que je veux essayer de faire.»

Si ce désir de présenter un alignement composé de produits locaux s’avère tout à fait louable, le but premier d’une équipe sportive est de remporter des matchs et des championnats afin que les partisans développent un bon sentiment d’appartenance envers celle-ci. C’est d’autant plus important quand le club s’implante dans un nouveau marché, et ça, Bergeron en est bien conscient. «Dans le monde du sport, tu es jugé d’une seule et unique façon, soit par le nombre de gains et de revers. Si nous avons une équipe 100% québécoise, mais que nous amorçons la saison avec zéro victoire et 15 défaites, il y a de bonnes chances que l’alignement change.»

Une collaboration à définir avec Montréal

Grâce à une entente d’affiliation entre le Canadien de Montréal et la formation trifluvienne, de jeunes espoirs appartenant à l’organisation du Tricolore viendront évoluer en Mauricie dans le but de poursuivre leur progression. Par contre, pour le moment, le nombre de joueurs qu’accueillera annuellement Trois-Rivières n’est pas encore déterminé. «Nous sommes vraiment des partenaires sur le plan hockey. Donc, le Canadien va nous envoyer des joueurs lui appartenant quand il jugera pertinent le fait qu’ils évoluent avec nous. La quantité est à préciser. À titre d’exemple, lorsque les Growlers de Terre-Neuve (équipe ancienne) ont gagné il y a deux ans, il y avait près d’une douzaine de joueurs appartenant aux Maple Leafs à la fin de la saison. Donc, il n’y a pas un nombre prédéterminé dans notre entente. Nous pourrions en avoir deux comme en avoir 15. Ce sera à voir.»

De cette manière, dans le vestiaire du nouveau Colisée de Trois-Rivières, il devrait y avoir des patineurs appartenant au Canadien ainsi que des joueurs qui auront signé une entente avec Bergeron pour évoluer seulement dans la ECHL. Cela pourrait vraisemblablement offrir un écosystème unique en son genre. Par contre, Bergeron ne s’inquiète pas trop de la différence de statut entre les membres de l’équipe. «Dans le monde du hockey, le but est de jouer dans la LNH, peu importe ce qui est inscrit sur ton entente. Si tu appartiens au Canadien, ton objectif sera d’aller à Montréal et si tu n’as pas de contrat avec le Canadien, ton but sera de t’entendre avec une autre équipe afin d’évoluer dans la LNH. Les objectifs des joueurs vont donc se ressembler beaucoup. Peut-être qu’il y aura un esprit de groupe un peu moins fort en début de saison, mais rapidement, en étant une formation majoritairement québécoise, une fierté va se développer. Ça amène un élément que peu d’équipes de la ECHL vont avoir. Le fait de jouer devant leurs proches va placer les joueurs dans un bon état d’esprit à mon avis.»

C’est à partir du 9 juillet seulement que Bergeron pourra officiellement commencer à mettre ses premiers hockeyeurs sous contrat.

Pas d’annonce prévue bientôt pour l’entraîneur-chef

Toujours sans entraîneur-chef, la direction de la nouvelle équipe de Trois-Rivières prône la patience dans ce dossier. Bergeron fait valoir qu’il aimerait attendre jusqu’à la fin de la présente saison de hockey afin de s’assurer de rencontrer tous les candidats qu’il jugera dignes de mention. «Le processus avance tranquillement. Je veux être patient, car il y a des entraîneurs qui sont encore sous contrat avec leur équipe pour l’instant. Je souhaite parler à tout le monde avant de prendre ma décision, donc cela me force à étirer le processus un peu. J’ai cependant discuté avec plusieurs candidats potentiels pour le moment. Mon idée commence à se préciser tranquillement.»

Questionné sur le style d’instructeur qu’il espérait amener derrière le banc de sa nouvelle formation, Bergeron a préféré s’abstenir de commentaire pour la simple et bonne raison qu’il ne veut pas décourager qui que ce soit de déposer sa candidature. Il tient à ce que tout le monde ait la chance de se faire valoir, ce qui l’incite à ne pas dévoiler ses préférences.