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Les Cataractes tenteront d’éliminer l’Océanic mercredi soir au Centre Gervais-Auto.
Les Cataractes tenteront d’éliminer l’Océanic mercredi soir au Centre Gervais-Auto.

Les Cataractes et l’Océanic prêts pour une rude bataille décisive [ARTICLE AUDIO] 

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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Le quatrième acte de la série entre les Cataractes de Shawinigan et l’Océanic de Rimouski s’annonce des plus rudes. Les Shawiniganais tenteront de mettre un terme à cette confrontation du premier tour tandis que les Rimouskois feront tout en leur pouvoir afin de prolonger le plaisir et éviter l’élimination.

Après avoir échappé la première rencontre au compte de 1 à 0, les Cataractes ont retroussé leurs manches afin de reprendre le contrôle de la série grâce à des gains convaincants de 7 à 1 puis de 5 à 2.

«Nous savions dans quoi nous nous embarquions en affrontant l’Océanic. C’est un club qui travaille fort et qui joue dur sur le plan physique. De notre côté, nous sommes une équipe avec beaucoup d’habiletés, mais je crois que nous avons réussi à grandir dans cette série. Nous voyons que nous pouvons appliquer n’importe quel style. Ces derniers matchs nous ont permis de faire un bon pas vers l’avant», a estimé l’entraîneur-chef Ron Choules.

En vue de ce quatrième duel, les représentants de la Mauricie retrouveront l’attaquant Jérémy Martin qui avait été suspendu pour un match à la suite d’une altercation avec le gardien rimouskois Creed Jones. En son absence, le pilote des Cataractes l’a remplacé sur le deuxième trio par le vétéran Isiah Campbell aux côtés du centre Vasili Ponomarev et de l’ailier droit Olivier Nadeau. Cette expérience a donné une intéressante union.

Questionné afin de savoir s’il allait démanteler cette unité dans le but de ramener Martin à sa place habituelle, Choules a avoué être face à un dilemme. «Nous avons une décision à prendre, car Campbell a bien fait avec Ponomarev et Nadeau. Je ne suis toutefois pas l’entraîneur qui fait perdre la place d’un joueur en raison d’une blessure ou d’une suspension. Nous allons voir ce qui va ressortir de nos discussions. Martin amène un aspect physique dans l’alignement. Il joue bien dans notre structure. […] Du côté de Campbell, c’est un patineur qui fait tout un travail avec nous. Il est très responsable et il remplit un rôle de meneur avec nous. Quand je l’envoie sur la glace, j’ai une grande confiance.»

Par ailleurs, advenant une victoire au terme de cette série, les Cataractes seraient déjà assurés de retrouver les Tigres de Victoriaville puisque ces derniers ont balayé les Huskies de Rouyn-Noranda lundi. Par contre, Choules refusait de penser au-delà du duel de mercredi soir, préférant se concentrer uniquement sur le travail à terminer avec l’Océanic.

«Il faut y aller étape par étape. Rimouski sera prête pour le quatrième match de la série. C’est loin d’être gagné. Il faut faire ce que nous pouvons dans le but d’y arriver. Les Rimouskois ont toujours joué au sein d’une bonne structure et ils ont battu d’excellents clubs dans la ligue cette année. Nous les respectons beaucoup.»

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L’Océanic en mode survie

Du côté des hommes de l’entraîneur-chef Serge Beausoleil, l’objectif est évidemment de faire en sorte que le plaisir se poursuive. Beausoleil estime que l’élément clé qui pourrait faire la différence afin de prolonger leur saison sera une meilleure gestion de rondelle de la part de ses protégés.

«En deux matchs, nous avons donné cinq buts sur des revirements en zone neutre. C’est beaucoup. Il s’agit de séquences où nous avons des options, mais où nous ne prenons pas la bonne décision avec la rondelle. C’est un secret de polichinelle pour moi qu’il faut absolument mieux gérer la rondelle. Je ne crois pas que de la donner à des joueurs comme Mavrik Bourque, Xavier Bourgault, Olivier Nadeau ou Vasili Ponomarev soit vraiment une bonne idée.»

Nécessairement, après tous les efforts et les sacrifices déployés au cours de cette campagne 2020-2021 des plus particulières, personne n’a envie que ça se termine en queue de poisson. Les représentants du Bas-Saint-Laurent sont donc motivés à l’idée de poursuivre l’aventure pour au moins un autre match.

«Dans notre formation, un gars comme Nathan Ouellet pourrait se couper un bras pour la cause de l’équipe. Il joue depuis des mois avec des problèmes un peu partout, mais il continue de jouer au hockey. Il ne veut pas que ça se termine. C’est beau d’avoir des membres comme ça dans une organisation pour accomplir leurs tâches jusqu’au bout.»

Beausoleil n’a d’ailleurs pas manqué de souligner les sacrifices énormes que les joueurs des Cataractes ont faits en acceptant de se retrouver dans le même bâtiment pour l’ensemble de la saison. Il juge que s’il y a bien un club qui ne veut pas que ses efforts aient été déployés en vain, c’est celui-là. «Il n’y a pas une seule équipe qui en a fait autant que celle des Cataractes. Dans la vie, tu as parfois besoin de te retirer dans tes affaires, mais eux, ils sont toujours dans un univers communautaire. Pensez-vous que cette équipe veut arrêter à ce stade-ci? […] Ça soulève mon admiration. Nous disons aux joueurs qu’ils sont chanceux de jouer, ils en sont conscients, mais il ne faut pas porter ombrage au fait qu’ils sont privés de beaucoup de choses pour pratiquer leur sport. Cette saison a demandé beaucoup de passion.»