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Nick Suzuki
Nick Suzuki

Le Canadien la méritait celle-là

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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COMMENTAIRE / Rares étaient les observateurs qui donnaient cher de la peau du Canadien de Montréal face aux Jets de Winnipeg en ce vendredi soir. Avec six absents, qui totalisent 35,7 millions $ sur la masse salariale de l’équipe, la profondeur des Montréalais allait à nouveau être mise à rude épreuve. Finalement, compte tenu de l’effort et du caractère observés, il faut avouer que le Canadien méritait cette victoire acquise au compte de 5 à 3.

Ça ne semblait toutefois pas se destiner vers ça en début de rencontre. Shea Weber, retiré à la dernière minute de l’alignement en raison d’une blessure, s’ajoutait à Brendan Gallagher, Carey Price, Tomas Tatar, Jonathan Drouin et Paul Byron sur la liste des absents. Puis, malgré un bon début de match de la part du Canadien, ce sont les représentants du Manitoba qui ont frappé les premiers en faisant preuve d’opportunisme. Un but rapide des Jets dès le début de la deuxième période laissait miroiter un scénario devenu déjà redondant pour les partisans de l’équipe.

Par contre, le trio composé de Nick Suzuki (deux buts et une passe), Joel Armia (un but) et Tyler Toffoli (un but et une passe) avait d’autres plans en tête. Ces trois joueurs ont été dangereux tout au long de la rencontre et sans leurs efforts, qui ont pavé la voie à cette remontée, le Canadien aurait probablement vu ses espoirs sombrer une fois de plus. L’unité de Jake Evans, sur laquelle évoluait Artturi Lehkonen (un but) et Cole Caufield a également démontré de très belles choses. Caufield (trois tirs, fiche de +1 et 10:59 d’utilisation) s’est d’ailleurs distingué avec de nombreuses chances de marquer. Son premier succès dans la Ligue nationale de hockey (LNH) n’est plus très loin.

En fait, à peu près tout le monde a bien fait pour le Canadien, si ce n’est que d’Erik Gustafsson, coupable d’un revirement qui a mené au troisième but des Jets, et de Jake Allen qui a déjà mieux paru. Considérant qu’il n’est pas habitué à jouer aussi souvent et qu’il a permis aux siens de demeurer dans le coup à plus d’une reprise cette saison, Allen n’a pas à se sentir mal de cette soirée un brin terne. Pour Gustafsson par contre, c’est une autre histoire.

Tout cela fait en sorte que ce gain du Canadien, jumelé aux déboires des hommes de l’entraîneur-chef Paul Maurice (six revers consécutifs), permet à l’équipe de s’approcher à seulement quatre petits points de Winnipeg et du troisième rang de la division Nord. Avec un match en main, ce n’est en rien utopique de croire que le Tricolore peut les dépasser d’ici la fin du calendrier régulier.

La formation peut donc se permettre de regarder devant, sans oublier ce qui se passe derrière. C’est fou comme tout peut changer rapidement dans le monde du hockey, n’est-ce pas?