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Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Steve Turcotte
Gilles Courteau souhaite couronner des champions ce printemps.
Gilles Courteau souhaite couronner des champions ce printemps.

La LHJMQ déterminée à couronner des champions

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CHRONIQUE / Quand le dernier match de la saison régulière s’est terminé dimanche dernier, Gilles Courteau a pris le temps de partager sa fierté avec sa petite armée. Ça n’a pas été parfait, mais la LHJMQ a réussi à livrer une saison régulière.

La Ligue de l’Ontario n’a jamais démarré ses activités. Dans l’Ouest, il y aura eu une poignée de matchs après Noël. Le circuit Courteau a disputé 57 % de ses matchs prévus à l’horaire, pour un total de 307 rencontres, en plus d’avoir décroché une aide gouvernementale.

«On peut être fier de notre protocole, des efforts des joueurs et des dirigeants pour s’y plier. Il faut aussi souligner la volonté des propriétaires d’aller de l’avant même s’ils savaient qu’il y aurait des pertes à assumer», lance d’entrée de jeu le commissaire, dans une longue entrevue accordée en milieu de semaine.

Ce n’est pas terminé.

La LHJMQ va aller plus loin.

Elle sera la seule ligue junior au pays à couronner des champions.


« On peut être fier de notre protocole, des efforts des joueurs et des dirigeants pour s’y plier. Il faut aussi souligner la volonté des propriétaires d’aller de l’avant même s’ils savaient qu’il y aurait des pertes à assumer. »
Gilles Courteau

Même si le pays est plongé au cœur d’une troisième vague, pas question d’annuler les séries! Elles ont pris leur envol dans les Maritimes en début de semaine, ce fut au tour des clubs du Québec vendredi soir d’amorcer leur parcours vers la coupe du Président. «Nous avons toujours été déterminés à tenir nos séries. Les joueurs ont travaillé fort pour se rendre là. Tout est en place.»

Ce ne fut pas une sinécure d’en arriver là. Il y a eu des éclosions en début de saison au Québec. Puis au Nouveau-Brunswick en début d’année, les équipes ont stoppé leurs activités pendant deux mois! À la toute fin du calendrier régulier, d’importantes éclosions sont survenues chez les Olympiques et les Remparts, forçant la ligue à revoir son format des séries.

Dans les Maritimes aussi, le portrait a changé, alors qu’il n’était pas question pour le Nouveau-Brunswick d’ouvrir ses frontières avant encore un bon bout de temps. La conséquence, c’est que les Mooseheads d’Halifax et les Eagles du Cap-Breton ne participeront pas aux séries. «On doit finir nos séries pour le 15 juin. La LNH nous a annoncé son intention de tenir un événement fin juin, début juillet, avec les meilleurs espoirs, alors on ne peut pas étirer la fenêtre. Il faut avancer. Avec la situation au Nouveau-Brunswick, considérant que les Eagles et les Mooseheads n’auraient jamais pu battre les Islanders dans une série, nous avons mis un terme à leur saison.»

Depuis cette décision, il y a des rumeurs qui courent à l’effet que d’autres franchises auraient aimé elles aussi stopper leurs activités au même moment. Courteau assure que ce n’est pas le cas. «Mais il y a eu beaucoup de discussions concernant la marche à suivre si des cas de COVID éclatent…»

Justement, ce nouveau protocole mis en place risque de faire jaser. À partir d’ici, si un joueur ou un entraîneur teste positif, et que ce résultat est validé, ça va entraîner la disqualification de son équipe… et peut-être même de l’équipe adverse! «Il y a tout un processus pour en arriver là, établi avec la Santé publique. Mais oui, c’est une possibilité. On ne souhaite pas en arriver là. On fait tous les efforts pour ne pas que ça se produise. Mais on a vu trois clubs dans la NCAA être éliminés de cette façon, alors ça peut se produire chez nous.»

Courteau se dit quand même optimiste qu’un tel cauchemar ne se matérialisera pas. La ligue a fait passer 7000 tests à ses membres jusqu’ici. À partir du moment où elle a utilisé des environnements protégés, bien peu sont revenus positifs.

Le moment le plus délicat, ce sont les deux premières phases des séries. À partir des demi-finales, la Ligue va créer une bulle similaire à celle utilisée par la LNH en séries l’an dernier. À part les officiels, ceux qui sont à l’intérieur de la bulle ne vont la quitter que lorsque leur équipe sera éliminée. Cette étanchéité devrait permettre à la ligue de traverser les deux dernières étapes menant à la Coupe du Président sans problème. À propos, pour ceux qui se demandent si la LHJMQ obtiendra la permission d’amener le champion des Maritimes au Québec pour participer à son carré d’as, ils peuvent dormir l’esprit tranquille. «C’est déjà réglé avec la Santé publique, l’équipe gagnante des Maritimes aura la permission de rejoindre notre bulle.»

Il ne reste plus qu’à espérer que la coupe du Président se gagne sur la glace, et non pas qu’elle se perde dans un laboratoire!

Carnet de notes

La ligue espère toujours que le gouvernement provincial bonifie son aide financière accordée aux équipes du Québec. Au moment de l’annonce il y a quelques mois, la porte était ouverte si la pandémie ne se résorbait pas. Or les équipes du Québec vont avoir joué à huis clos toute la saison, en plus d’avoir assumé les coûts supplémentaires reliés aux environnements protégés. «Les pertes financières seront importantes. C’est encore pire pour les équipes des Maritimes, qui n’ont eu aucune aide. Ils ont eu droit d’accueillir un certain nombre de fans, mais ce fut loin d’être suffisant pour couvrir leurs frais», note Courteau.